Tableau des hérésies de Vatican II


“Quiconque soutient une seule de ces hérésies n’est pas Catholique ”

Léon XIII (Satis Cognitum : 28)


Qu’est ce que l’hérésie ?


“L’hérésie consiste dans un refus obstiné des vérités qui ont été définies et proposées par l’Église comme doctrines divinement révélées”.

(Canon 1324 – 1325 du Code de Droit Canonique)


Que devons-nous croire ?


“Par la Foi divine et Catholique, doit être cru tout ce qui figure dans la Parole de Dieu et dans la Tradition ; et tout ce qui est proposé par l’Église, soit par déclaration solennelle, soit par le magistère ordinaire et universel, doit être cru comme divinement révélé”.

(Concile Vatican I. Denzinger 1792)


Qui ne croit pas à tout ce que le Magistère de l’Église enseigne ?

“Toute personne baptisée qui refuse obstinément ou doute des vérités proposées par la Foi Divine et Catholique, est hérétique”.

(C. 1325)


Un hérétique peut-il être reconnu Pape de l’Église Catholique et Romaine ?


Non. La Bulle du Pape Paul IV Cum et apostolatus officio dit que quiconque étant hérétique avant l’élection papale, ne peut être reconnu Pape, même s’il est élu à l’unanimité par le Collège des Cardinaux.


Le Canon 1884 (Code de Droit Canonique de 1917) nous apprend que :


Si un clerc (Pape, évêque, etc…) tombe dans l’hérésie, il perd sa fonction sans autre forme de procès par simple application de la loi.


Saint Robert Bellarmin, saint Antoine, saint François de Sales, saint Alphonse Liguori, et de nombreux autres théologiens nous enseignent qu’un hérétique ne peut être Pape.


“Cependant, si Dieu permettait qu’un Pape devienne notoirement hérétique et rebelle, il cesserait par le fait même d’être pape, et le Siège Apostolique serait vacant”.

Saint Alphonse Liguori, Docteur de l’Église : Vérité de la Foi.


LES 202 HÉRÉSIES DE VATICAN II

  1. Chaque être humain est uni en Jésus Christ GS : 22
  2. L’homme est un être supérieur en tout GS : 26
  3. Jésus Christ fut l’aîné de plusieurs frères GS : 32
  4. Les catholiques peuvent donner la Communion aux Orthodoxes orientaux OE : 27
  5. Les écoles doivent recevoir une éducation sexuelle GE : 1
  6. La tradition progresse grâce à l’expérience humaine DV : 8
  7. Les Catholiques rêvent d’une véritable Église universelle UR : 1
  8. Le Collège des cardinaux est l’autorité suprême dans l’Église LG : 22
  9. Le contrôle des naissances peut être vertueux GS : 52
  10. Le Collège des Cardinaux possède un Magistère infaillible LG : 25
  11. L’homme est le sujet et le but de toute vie sociale GS : 25.63
  12. De nos jours, l’Église Catholique et Romaine n’est pas totalement Catholique UR : 4
  13. Les religions non chrétiennes possèdent la Sainteté et la Vérité NA : 2
  14. L’Église Catholique considère les Musulmans avec respect NA : 3
  15. Les Protestants conservent la communion partielle avec l’Église UR : 3
  16. Les Fidèles offrent à la Messe la Divine Victime PO : 5
  17. La véritable Église du Christ n’est pas encore visible UR : 1
  18. La Foi islamique se soumet à Dieu de grand coeur NA : 3
  19. L’homme est le centre et le sommet de toutes choses GS : 12
  20. Les Protestants sont nos frères en Jésus Christ UR : 3
  21. L’Église Catholique considère les Juifs avec estime NA : 4
  22. La liturgie est une célébration en communauté SC : 27
  23. Les méthodes scientifiques devraient être utilisées pour contrôler les naissances GS : 87
  24. Les Musulmans vénèrent dignement Jésus comme prophète NA : 3
  25. Les Chrétiens sont encore à la recherche de la Vérité GS : 16
  26. Le Christ utilise les sectes non Catholiques comme moyen de Salut UR : 3
  27. L’Athéisme est une réaction puissante contre le Démon GS : 19
  28. Toutes les religions devraient avoir la liberté de la presse DH : 4
  29. Les Orthodoxes aident l’Église à grandir UR : 15
  30. Tous les hommes ont tous la même destinée divine GS : 29
  31. La Justification est un développement graduel et progressif par-delà le temps AG : 13
  32. Les Musulmans respectent Dieu et la moralité NA : 3
  33. Les langues vernaculaires devraient être utilisées à la Messe SC : 36.2

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9 thoughts on “Tableau des hérésies de Vatican II

  1. Ce tableau soulève une question qui porte sur le mode de définition et de recensement de chacune des « hérésies » qui figurent en son sein, et soulève une autre question qui porte, elle, sur le mode d’articulation et de hiérarchisation entre ces diverses « hérésies ».

    Il serait plus honnête et judicieux de mettre en avant beaucoup moins d’hérésies, de le faire en citant des paragraphes entiers, et non des phrases extraites de leur contexte, et de dire, pour chaque paragraphe, EN QUOI il comporte ou constitue une hérésie, ou POURQUOI il est légitime de considérer qu’il fonctionne à l’hérésie.

    Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le Concile fait difficulté ou pose problème, non seulement en raison de certaines de ses expressions, mais aussi, et peut-être même surtout, en raison de certaines de ses omissions, particulièrement caractéristiques dans DH, GS, NA et UR.

    En gros, DH repose ou débouche notamment sur une anthropologie personnaliste propice à de la non résistance face au subjectivisme, GS repose ou débouche notamment sur une politologie intégraliste propice à de la non resistance face à l’immanentiste, NA repose ou débouche notamment sur une pneumatologie inclusiviste porteuse de perspectivisme voire de relativisme interreligieux, et UR repose ou débouche notamment sur une ecclésiologie oecuméniste porteuse de consensualisme voire de confusionnisme interconfessionnel.

  2. D’autres remarques peuvent être faites :

    – il est incontestable que GS met en avant une approche plus avantageuse que préjudiciable à de l’akerygmatisme anthropocentrique, à de l’existentialisme, à de l’évolutionnisme et à de l’horizontalisme humanitariste,

    et

    – il est tout aussi incontestable que UR met en avant une ecclésiologie dans le cadre de laquelle une distinction, adogmatique ou post-orthodoxe, entre l’unité et les divisions, tend à remplacer la distinction, traditionnelle dans les deux sens du terme, entre la vérité et les erreurs.

    C’est aussi sur ces mises en avant, ou sur ces prises d’appui, qu’il faudrait réfléchir davantage, pour pouvoir recenser encore mieux les manifestations d’hétérodoxie caractéristiques du Concile Vatican II.

    1. L’évolutionnisme n’a rien de contraire aux dogmes catholiques ; il ne concerne que la science, et pas la foi.

      Je sais bien que vous ne prétendez pas explicitement qu’il y aurait une contradiction ; je souhaite seulement lever une ambiguïté.

        1. Avant de passer de Vatican II à François, ce qui ne veut pas dire que vous avez tort de rappeler la correction filiale de 2017, bien au contraire, il est possible et même indispensable de passer de la lecture des textes de Paul VI et de Vatican II à celle des textes de Jean-Paul II, dans la mesure où Jean-Paul II est allé encore plus loin que Paul VI et Vatican II, au moyen d’expressions et d’omissions à caractère adogmatique ou post-orthodoxe, dans le domaine du dialogue oecuméniste interconfessionnellement correct, et surtout dans celui du dialogue inclusiviste interreligieusement correct.

          Dans ce domaine et sous cet angle, Jean-Paul II a été le premier pape post-conciliaire et post-montinien « hérétique », entre guillemets, dans la mesure où il l’a été avant tout, sinon seulement, par omission fréquente, sinon constante, des conceptions, des distinctions, des positions et des précisions indispensables à la compréhension du caractère erroné de l’animisme, du chamanisme, du fétichisme, du pancosmisme, du panthéisme, du panentheisme, du polythéisme, du théocratisme et du théosophisme.

          Et si vous voulez avoir une petite idée de la tendance à l’hérésie par omission dont il est question ici, en ce qui concerne la religion et/ou les religions non chrétiennes, lisez donc la première encyclique de Jean-Paul II, Redemptor hominis, ainsi que le discours de Jean-Paul II en date du 22 décembre 1986 sur Assise, entre autres textes à contenu assez proche du panchristisme.

          1. Oh, j’ai un peu lu tout cela, mais je ne fais de théologie que contraint et forcé, trop conscient de mes limites pour ne pas me limiter à un ou deux points que je crois essentiels. C’est dire que je n’ai en tête le contenu de ces textes que quelques semaines après les avoir lus. Je ne me rappelle donc pas s’ils ne pèchent que par omission ou davantage.

            Dans l’ensemble je ne crois pas à une apostasie accidentelle ni par seule abstention. Mais cette discussion rejoignant celle que j’avais entamée ailleurs, je vous propose de la poursuivre là-bas.

      1. Bonsoir.

        Vous avez raison.

        Disons que l’évolutionnisme auquel je pense est le suivant : « l’homme et le monde évoluent, « donc » il faut que l’Eglise fasse évoluer son regard et son discours, quitte à être plus conciliante et moins exigeante, pour ne pas être de plus en plus « dépassée » ou « en retard », face à cette évolution de l’homme et du monde ».

        Cet évolutionnisme peut très bien ne sévir que dans le regard et le discours sur la morale et sur la société, mais il peut aussi conduire à ne plus parler, notamment, du péché originel et des fins dernières, ce qui fait que le même évolutionnisme finit par sévir dans le domaine de la foi.

        Bonne soirée.

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