Le problème de la Gnose chrétienne – J.Vaquié

“Celui qui veut être sauvé doit avant tout tenir la foi catholique, et celui qui ne la garde pas entière et inviolée périra sans aucun doute pour l’éternité.”

Symbole de Saint Athanase

Les dangers de la pensée de Jean Borella pour les catholiques selon Jean Vaquié

Jean Vaquié met en garde contre l’introduction du concept de gnose dans la théologie catholique par Jean Borella. Selon Vaquié, cette tentative est porteuse de plusieurs risques doctrinaux et spirituels pour les catholiques fidèles à l’orthodoxie. Voici les principaux dangers qu’il identifie :

1. Une altération du langage théologique et de la doctrine

Borella cherche à acclimater le mot gnose dans la terminologie catholique, bien qu’il admette lui-même que ce terme n’a jamais fait partie du vocabulaire théologique officiel de l’Église. Il veut redéfinir la gnose chrétienne comme une théologie mystique et une connaissance intuitive de Dieu obtenue par la prière et la contemplation.

🔴 Danger : En introduisant ce mot chargé d’hérésies passées, Borella risque de semer la confusion parmi les catholiques. En effet, la gnose est historiquement associée aux hérésies gnostiques qui ont combattu l’Église aux premiers siècles. Même si Borella distingue gnose et gnosticisme, rien ne garantit que cette distinction sera respectée par tous.

2. Une remise en cause implicite de l’orthodoxie dogmatique

Borella affirme que la théologie catholique doit se débarrasser du rationalisme et échapper aux pièges de ses formulations.

🔴 Danger : Vaquié souligne que qualifier les dogmes immémoriaux de pièges revient à en justifier la modification, voire leur abandon. Or, c’est précisément la doctrine définie par l’Église qui préserve l’orthodoxie. Si l’on relativise ou évacue les formulations dogmatiques sous prétexte qu’elles enfermeraient la foi, alors on ouvre la porte à l’hérésie et au subjectivisme.

3. Une influence ésotérique et initiatique

Borella insiste sur le fait que la gnose chrétienne ne va jamais sans un certain ésotérisme. Il affirme que la vraie gnose a toujours existé, y compris avant le christianisme, et qu’on la retrouve notamment dans l’ésotérisme juif et dans les mystères païens.

🔴 Danger : La valorisation de l’ésotérisme dans la foi catholique est une grave dérive. Le catholicisme est une religion de Révélation divine publique et universelle, non une tradition ésotérique réservée à des initiés. Les références aux mystères païens comme sources d’inspiration sont également suspectes : selon l’enseignement de l’Église, ces cultes antiques n’étaient pas simplement des manifestations spirituelles neutres, mais étaient souvent liés à l’adoration de faux dieux, considérés comme des démons par la Bible (Psaume 95,5 : “Les dieux des nations sont des démons”).

4. Une relativisation du christianisme dans l’histoire des religions

En cherchant à démontrer que la gnose est présente avant et en dehors du christianisme, Borella risque d’amener à une vision relativiste de la foi. Si la vérité chrétienne est simplement une forme supérieure de ce que l’on trouvait déjà ailleurs, alors le Christ ne serait plus l’Unique Sauveur, mais seulement un maillon parmi d’autres dans une chaîne spirituelle universelle.

🔴 Danger : Cette vision s’éloigne du dogme fondamental de l’unicité et de l’exclusivité du Salut par Jésus-Christ (Jean 14,6 : “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne vient au Père que par Moi”).

5. Un risque d’infiltration gnostique dans l’Église

Vaquié rappelle que les ennemis de l’orthodoxie cherchent toujours à s’infiltrer par des jeux de vocabulaire. En introduisant le mot gnose, même en essayant de lui donner une signification catholique, Borella ouvre potentiellement une brèche à ceux qui voudraient réhabiliter des doctrines hérétiques sous une apparence acceptable.

🔴 Danger : Si la distinction entre gnose chrétienne et gnosticisme n’est pas rigoureusement respectée par tous, les tendances ésotériques et modernistes pourraient s’en emparer pour imposer de nouvelles idées déviantes dans la théologie catholique.

Une manœuvre risquée aux implications graves

Jean Vaquié met donc en garde contre la tentative de Jean Borella d’imposer le terme gnose dans la pensée catholique. Derrière ce changement de vocabulaire se cache un risque bien plus grand : celui d’une infiltration subtile de l’ésotérisme et du subjectivisme dans la doctrine de l’Église.

Le catholicisme repose sur une Révélation divine claire, immuable et accessible à tous. Il ne peut tolérer des notions floues et malléables qui risqueraient d’être détournées par des courants hérétiques ou syncrétiques. L’histoire montre que chaque fois que des penseurs ont voulu réinterpréter la foi sous des catégories philosophiques étrangères, cela a conduit à des dérives majeures (gnosticisme antique, modernisme, Nouvelle Théologie).

La prudence s’impose donc face à de telles théories. Il est essentiel de rester fidèle à la doctrine traditionnelle de l’Église et de ne pas se laisser séduire par des formulations séduisantes mais porteuses de confusion et de danger spirituel.

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