Catholicisme et Dissidence – Une alliance impossible ?

De par son succès médiatique, Alain Soral s’est retrouvé au début des années 2010 à la tête d’un véritable mouvement de société : la dissidence. Ce mouvement peut se définir comme la galaxie de réseaux « antisystèmes » gravitant autour du duo Soral-Dieudonné, ayant pour idéologie un conspirationnisme souvent centré sur la question juive mais aussi le recyclage de courants anticatholiques que l’on croyait disparus.
Voyant dans ce logiciel intellectuel un point de jonction, de nombreux traditionalistes sont devenus des compagnons de route d’Alain Soral. Bien mal leur a pris, car ce dernier s’est révélé être au fil des années l’un des plus grands blasphémateurs de son époque.
Outre qu’elle a perdu des âmes et des intelligences, la compromission de trop nombreux traditionalistes a donné l’illusion qu’une alliance était possible entre le catholicisme et la dissidence.
Ce livre a été écrit pour mettre un terme définitif à ce leurre dangereux. La séparation avec la dissidence est moralement impérative pour tout catholique. Plus personne ne doit perdre son temps, et se perdre tout court, dans ce piège.

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J’ai été membre d’E&R très brièvement (2 ou 3 mois, le temps de comprendre un peu qui était Soral) il y a environ 15 ans. De mon point de vue Soral était déjà et a toujours été incompatible avec la foi catholique.
Soral et toute la dissidence qui le suit, qui le valide, et n’ose pas le critiquer, ne sont pas compatibles avec le catholicisme, mais il y a aussi une dissidence catholique qui est bien consciente de l’arnaque et de la nuisance que représente la “dissidence soralienne”.
Je salue au passage Pierre Hillard pour son courage et son travail. Il a participé à mon retour à la foi catholique.
Que Dieu nous garde sur le juste chemin de la Vérité
Bonjour cher Monsieur,
Sans vouloir rentrer dans un débat théologique (les abbés le feront mieux que moi), ni jouer sur les mots, permettez-moi de partager une réflexion personnelle : nous ne sommes pas “dissidents”, nous sommes “fidèles” (du moins nous l’espérons), et c’est cette fidélité qui nous fait être identifiés comme dissidents par les dissidents qui sont au pouvoir actuellement (à Paris comme à Rome). C’est un peu l’histoire de l’Eglise depuis les premiers siècles et même avant (depuis St Michel)…
La vidéo se passe de commentaires… C’est effrayant, même si ça n’est pas très étonnant venant du personnage.
Il me semble que la charte d’ER (à ses débuts du moins) interdisait complètement à un catholique traditionaliste d’y adhérer (œucuménisme etc).
A noter que Soral n’est pas à l’origine du mouvement de la dissidence, mais il en a pris le contrôle et lui a fait gagner en visibilité. La dissidence s’est formée, me semble-t-il, par le rapprochement entre différents courants habituellement antagonistes (gauche, droite…) dans une opposition commune lors de la présidence de Sarközy de Nagy-Bosca, qui a liquidé les derniers restes d’indépendance française et de gaullisme (et notamment la diplomatie) au profit des États-Unis d’Amérique.
PS: Soral s’est un temps revendiqué catholique traditionaliste sédévacantiste! Ça n’a pas duré, sa vie ne s’étant à l’évidence jamais conformée à ce que cela supposait…