Nouveau livre : Les douze vertus d’un bon maitre – D’après St Jean Baptiste de la salle par Frère St Agathon

Les douze vertus d’un bon maitre
Par Saint Jean-Baptiste de La Salle et le Frère Agathon
Découvrez ce trésor littéraire, “Les douze vertus d’un bon maitre”, écrit par le Frère Agathon, cinquième supérieur général des Frères des Écoles chrétiennes, en collaboration avec Saint Jean-Baptiste de La Salle. Initialement publié en 1785, cet ouvrage demeure une référence incontournable pour tout éducateur cherchant à incarner les vertus essentielles dans son rôle d’enseignant.
Présentation: Dans cet ouvrage, le Frère Agathon donne vie aux douze vertus énoncées par St Jean-Baptiste de La Salle dans “La Conduite des Écoles Chrétiennes” en 1706. Ces vertus, telles que la gravité, le silence, l’humilité, la prudence, la sagesse, la patience, la retenue, la douceur, le zèle, la vigilance, la piété et la générosité, définissent selon eux les qualités d’un bon enseignant.
Contenu: Le Frère Agathon met en lumière des techniques concrètes liées à chaque vertu, offrant des conseils pratiques sur la manière dont elles peuvent être incarnées dans l’action quotidienne d’un éducateur. Il contextualise chaque vertu, décrivant des comportements spécifiques qui expriment ces qualités. De plus, il met en garde contre les comportements contradictoires, fournissant des justifications approfondies et des indications techniques.
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L’ouvrage « Les douze vertus d’un bon maitre » d’Agathon, frère des écoles chrétiennes a été initialement publié en 1785.
Son auteur, né Joseph Goullieux (ou Gonlieu), mais identifié par sa religion en Frère Agathon, 5e supérieur général des Frères des Écoles chrétiennes, est né en 1731 à Longueval (Oise) et est mort à Tours en 1797.
L’Institut des Frères des écoles chrétiennes a été fondé à Reims en 1680 par Jean-Baptiste de La Salle. Il est voué à l’enseignement et à la formation des jeunes, en particulier des plus défavorisés. L’Institut des Frères des écoles chrétiennes est une congrégation laïque masculine. Les frères ne sont pas prêtres.
Dans cet ouvrage, Frère Agathon explique et commente les douze vertus que Jean-Baptiste de la Salle avait simplement énumérées dans son ouvrage classique antérieur et fondateur, « La conduite des écoles chrétiennes », en 1706.
Jean-Baptiste de la Salle y déclinait les vertus (qualités ou talents) qui caractérisaient selon lui un bon enseignant. Il s’agit de la gravité, du silence, de l’humilité, de la prudence, de la sagesse, de la patience, de la retenue, de la douceur, du zèle, de la vigilance, de la piété et de la générosité.
Dans son livre, Agathon s’est employé à mettre en scène des techniques en lien avec ces vertus. Il décrit précisément comment, dans l’action, elles peuvent se matérialiser. Il énumère et place en contexte, de façon opérationnelle, en fonction de chaque vertu, des comportements qui manifestent l’expression de ces qualités et que le maitre doit adopter. Il illustre également d’autres comportements qui sont en contradiction et donc à éviter.
En ce sens, la démarche de ce livre est radicalement différente de ce qu’a pu écrire à la même époque, un autre auteur en pédagogie, Jean-Jacques Rousseau, avec « Émile ou De l’éducation » (1762). Chez ce dernier, l’approche était plus philosophique et abstraite et ne rendait pas compte de la nature concrète de l’action quotidienne de l’enseignant en classe. Agathon décrit au contraire des gestes que le maitre devrait poser ou éviter, il fournit de multiples justifications et indications techniques.
Le discours d’Agathon est déphasé face au discours contemporain sur la nécessité et le rôle central d’une expertise professionnelle. Un travail d’inventaire s’impose. Qu’est-ce qui demeure pertinent dans le discours d’Agathon ?
Il s’impose de poser un regard d’inventaire et conserver ce qui caractérise la situation pédagogique et les exigences du métier d’enseignant pour éduquer les élèves. Il est possible de tirer profit de ces vertus en les réactualisant et en les adaptant au contexte contemporain comme l’a fait très clairement Clermont Gauthier, dont voici une synthèse personnelle de son travail.
Il faut effectuer un décalage des vertus vers des attitudes professionnelles. Ces dernières sont toujours caractéristiques nécessaires à l’enseignant d’aujourd’hui dans l’exercice de ses fonctions. Elles fournissent des balises pour s’orienter dans l’action, soulignent ce que l’enseignant doit faire ou éviter.
La réflexion sur les vertus (ou attitudes professionnelles) fait apparaître, rend visible quelque chose d’autre qui fait que l’on ne peut réduire la gestion de la classe à cette seule dimension technique.
Il aide à entrevoir l’importance pour l’enseignant d’afficher une certaine posture, d’être un exemple pour ses élèves, sans hauteur affectée ni copinage de cour de récréation.


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