L’INQUISITION : ses ORIGINES & sa PROCÉDURE – Éditions VOXGALLIA

L’auteur est historien médiéviste et évêque de Beauvais mort en 1915. Le livre se compose de deux grandes parties : la première se concentre sur les origines de l’Inquisition. Pourquoi a-t-elle été mise en place ? Qu’appelons-nous inquisition, qui est l’inquisiteur ? L’Eglise ne jugeait-elle pas les hérétiques avant l’arrivée des tribunaux de l’Inquisition ? Pourquoi dut-elle instaurer cette nouvelle procédure ? Quant à la deuxième partie, elle présente la procédure inquisitoriale. Qui était considéré comme hérétique ? Lorsqu’un inquisiteur et son personnel arrivaient dans une ville, comment la procédure se déroulait ? Quelles peines étaient prononcées ? Les inquisiteurs étaient-ils fanatiques comme l’image populaire le laisse entendre ou pouvait-il être clément ? Savez-vous qu’un hérétique, condamné à la prison perpétuelle pouvait, par exemple, être libéré par l’évêque sans limite de temps pour aller veiller son parent à l’article de la mort ? Ce même condamné pour hérésie, une fois le parent décédé, retournait de son propre chef en prison. Nul besoin de bracelet au pied comme aujourd’hui ou de menaces diverses.  

Que n’avons-nous pas entendu à propos de l’Inquisition ?! Parmi les légendes noires du Moyen Âge, elle figure en bonne place. Les inquisiteurs, aidés par une propagande littéraire et cinématographique, ont été accusés d’avoir brûlé un grand nombre de personnes au cours de procès expédiés à la va vite. Qu’en est-il vraiment ?

Tout d’abord, l’Église, étant établie sur la foi, agissait contre quiconque mettait en péril sa doctrine, l’attaquait socialement et enseignait des théories subversives. Ce principe a été vrai à toutes les époques, aujourd’hui également. Dans l’esprit de la société chrétienne de l’époque, l’Eglise ne connut aucune opposition, ce fut même l’inverse, l’intervention de l’Église a permis de maîtriser les emportements populaires virulents face aux hérétiques. Bien avant que la Papauté n’instaure un juge délégué permanent, les tribunaux ecclésiastiques existaient déjà depuis plusieurs siècles. L’Eglise n’a fait que répondre à un besoin spécifique de ce début du treizième siècle en réponse à une hérésie dualiste plus connue sous le nom de catharisme. J’en ai d’ailleurs écrit un livre. Les évêques, qui avaient la charge de juger les affaires ecclésiastiques, et ce de tout temps, ont été épaulés au XIIIe siècle, par de nouveaux juges délégués directement placés sous l’autorité du pape. Le risque que craignait le pape était de laisser le pouvoir séculier s’attribuer seul le jugement de l’hérétique avec les conséquences brutales qui pouvaient avoir lieu. L’empereur du saint empire romain germanique, Frédéric II, s’est illustré dans le jugement expéditif et brutal des hérétiques. Bûchers et langues coupées étaient de mise. Les papes, naturellement plus doux et indulgents, se sont toujours opposés à ces châtiments corporels excessifs. LIRE LA SUITE SUR L’INQUISITION

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