Interdiction imminente de la messe en latin : une crise pour les fidèles catholiques traditionnels

Selon Diane Montagna, journaliste renommée au Vatican, un document visant à restreindre davantage la messe traditionnelle en latin (TLM) a été présenté au pape François. Ce document, soutenu par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, pourrait interdire à tous les prêtres de célébrer la TLM, à l’exception de ceux appartenant aux instituts ex-Ecclesia Dei, tels que la fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) et l’institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICKSP).
Des restrictions sans précédent
Les détails de ce document sont alarmants pour les catholiques attachés à la messe en latin. Selon Montagna, il interdirait aux évêques de célébrer ou d’autoriser eux-mêmes la messe traditionnelle, suspendant ainsi les autorisations existantes, sauf pour les communautés des anciens Ecclesia Dei. L’incertitude plane également sur la possibilité pour ces prêtres d’administrer les sacrements traditionnels tels que le baptême et le mariage, ainsi que sur la continuation des ordinations sacerdotales dans la forme traditionnelle.
Une menace imminente
Bien que la date de publication du document ne soit pas encore fixée, Montagna indique que le risque est sérieux et imminent. Pour les fidèles qui ont souvent traversé des distances considérables pour assister à la messe traditionnelle, cette interdiction représenterait un coup dévastateur.
La résistance théologique et canonique
Le pape Benoît XVI avait clairement affirmé dans son motu proprio Summorum Pontificum que la messe en latin n’avait jamais été abolie, déclarant : “ce que les générations précédentes considéraient comme sacré, reste sacré et grand pour nous aussi, et cela ne peut pas être tout à coup entièrement interdit ou même considéré comme nuisible.”
Cette perspective est partagée par des figures influentes telles que le cardinal Raymond Burke, qui a confirmé que la liturgie traditionnelle est une expression valide de la lex orandi de l’Église, et par le spécialiste de la liturgie, le Dr Peter Kwasniewski. Ce dernier a souligné que la messe traditionnelle appartient à la partie la plus intime du bien commun dans l’Église et ne peut être légitimement restreinte.
Une question de continuité et de foi
La bulle Quo Primum de saint Pie V, qui autorise la messe traditionnelle “à perpétuité”, souligne l’importance de cette pratique liturgique pour l’identité catholique. Selon Kwasniewski, ce document n’est pas simplement disciplinaire mais concerne les questions de foi et de morale, et ne peut être facilement écarté ou contredit par des successeurs.
Un contexte de conflit et de controverse
Le cardinal Parolin, décrit comme l’architecte de l’accord secret entre le Vatican et la Chine, serait également derrière cette nouvelle tentative de suppression de la TLM. Lors d’une réunion en janvier 2020, il aurait recommandé que les groupes sacerdotaux traditionnels montrent un signe concret de communion avec le Novus Ordo pour démontrer leur intégration dans l’Église.

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