L’histoire des associations Saint Pie V – Monsieur Muel
Lors des Journées Catholiques de France du 8 juin 2024, Monsieur Muel réalisait un exposé captivant sur l’organisation de la résistance à la “nouvelle messe” après le conciliabule dit « Vatican II », à travers la création des associations Saint Pie V. Par son récit, nous comprenons mieux comment s’est structurée la résistance – que l’on appelle aujourd’hui la tradition.
Les associations Saint Pie V se sont constituées dans un contexte de résistance face modernisme triomphant, en réponse aux changements liturgiques et doctrinaux introduits après le “Concile” Vatican II.
Dès la fin des années 1960, un mouvement de fidèles catholiques, désireux de préserver la messe traditionnelle et de rester fidèles à la doctrine antérieure au dit Concile, a commencé à émerger. Ce mouvement a été marqué par des initiatives indépendantes et souvent locales, visant à créer des lieux de culte où la messe tridentine serait célébrée dans son intégrité. Ces groupes ont fait face à de nombreux défis, notamment le manque de prêtres formés à la messe ancienne et la pression des prélats modernistes.
Le 30 novembre 1969, date de l’imposition de la nouvelle “messe” par Montini (« Paul VI »), a été un tournant pour ces fidèles, marquant l’inauguration d’une bataille pour la préservation de la messe traditionnelle. Ce jour-là, les premiers centres de messe Saint Pie V sont apparus. Les fondateurs, souvent des laïcs dévoués et informés, se sont organisés malgré l’opposition de la secte moderniste. Des figures locales, comme Mgr Ducaud-Bourget à Paris, ont contribué à cet effort en fournissant des lieux de culte alternatifs pour ceux qui refusaient la nouvelle liturgie.
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