Le problème de l’incinération pour un catholique et les dérives de l’église conciliaire
La question de l’incinération des défunts est devenue un sujet brûlant au sein de l’Église catholique. Longtemps condamnée comme une pratique impie, contraire à la foi en la résurrection des corps, elle a été progressivement tolérée, puis normalisée par l’Église conciliaire après Vatican II. Cette évolution doctrinale constitue une rupture grave avec l’enseignement constant de l’Église et révèle l’influence du modernisme et du relativisme au sein des institutions ecclésiales.
En revenant aux textes traditionnels et aux positions doctrinales de l’Église avant le concile Vatican II, nous verrons pourquoi l’incinération reste profondément incompatible avec la foi catholique, et comment son autorisation s’inscrit dans le processus de démolition des vérités dogmatiques par la hiérarchie moderniste.
1. L’enseignement traditionnel de l’Église sur l’inhumation
Depuis les origines du christianisme, l’inhumation a été la seule pratique admise par l’Église pour les funérailles des fidèles.
A. Un principe enraciné dans la Révélation et la tradition
L’ensevelissement des corps est une pratique :
- Biblique : Abraham, Jacob, Moïse et les prophètes ont été enterrés, selon la coutume du peuple élu.
- Suivie par le Christ lui-même : Notre-Seigneur, après sa Passion, a été déposé dans un tombeau, marquant ainsi l’exemple parfait de la sépulture chrétienne.
- Recommandée par l’Église primitive : Les catacombes témoignent de la piété chrétienne à l’égard des défunts.
La doctrine catholique a toujours enseigné que le corps, sanctifié par les sacrements, doit être traité avec respect, dans l’attente de la résurrection promise par le Christ.
B. Un rappel constant de l’Église contre l’incinération
Jusqu’à Vatican II, l’Église a fermement condamné l’incinération comme une pratique impie et barbare, contraire à la foi en la résurrection des corps.
- Décret du Saint-Office (1886) : Interdiction absolue de la crémation, assortie d’une privation des sacrements pour ceux qui la demandent volontairement.
- Décret du 27 juillet 1892 (Léon XIII) : Interdiction d’administrer les sacrements aux fidèles prévoyant de se faire incinérer.
- Code de droit canon de 1917 (canon 1203) : La crémation est qualifiée de pratique réprouvée, incompatible avec la piété chrétienne.
- Déclaration du Saint-Office (1926) : L’incinération est dénoncée comme une coutume barbare, contraire à la piété naturelle et à la foi en la résurrection.
Ces décisions montrent que l’Église catholique a toujours vu dans l’incinération une attaque directe contre les vérités fondamentales de la foi.
2. Une pratique imposée par les ennemis de l’Église
A. La promotion maçonnique et rationaliste de l’incinération
L’incinération n’est pas née d’une nécessité sanitaire ou d’une évolution naturelle des coutumes funéraires. Elle a été activement promue par les sociétés antichrétiennes, notamment la franc-maçonnerie, dans le but de nier la doctrine catholique sur la résurrection des corps.
- En 1889, la France, sous l’influence des loges maçonniques, légalise la crémation.
- Les francs-maçons affirment que réduire un corps en cendres revient à nier son caractère sacré et à refuser l’immortalité de l’âme.
- La propagande anticléricale du XIXe siècle voit dans la crémation un symbole du rejet de la religion et de la transcendance.
Dès lors, comment expliquer que l’Église conciliaire ait fini par accepter une pratique historiquement associée aux ennemis du christianisme ?
3. Le revirement conciliaire et la destruction de l’enseignement traditionnel
Avec Vatican II, un changement radical s’opère dans l’attitude de l’Église vis-à-vis de l’incinération.
A. Vatican II et la levée de l’interdiction
En 1963, sous le pontificat de Jean XXIII, le Saint-Office publie un document levant les interdictions précédentes. Ce changement repose sur l’idée que l’incinération aurait perdu sa signification antichrétienne.
- Le code de droit canon de 1983 (article 1176) autorise explicitement la crémation.
- Le Catéchisme de 1993 la tolère tant qu’elle ne manifeste pas un rejet de la foi en la résurrection.
Mais cette distinction est purement théorique : en acceptant la crémation, l’Église conciliaire abandonne une position constante de 2000 ans et ouvre la porte à de nombreuses dérives.
B. Une banalisation toujours plus grande
Depuis cette autorisation, l’incinération est devenue une norme dans de nombreux pays catholiques.
- En France, 39% des funérailles sont aujourd’hui des crémations.
- En Italie, pays du Vatican, la crémation est passée de 4% en 2000 à 13% aujourd’hui.
- Des pratiques totalement impies, comme la dispersion des cendres ou leur conservation dans des bijoux, se multiplient avec la complicité de l’Église conciliaire.
Le dernier document du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (2023) va encore plus loin, en autorisant la conservation des cendres dans des “lieux significatifs pour le défunt”, ce qui accentue la dénaturation du sens chrétien des funérailles.
4. Pourquoi un catholique doit refuser l’incinération
Face à cette confusion, il est essentiel pour les catholiques fidèles à la tradition de rejeter l’incinération et de revenir à la véritable doctrine de l’Église.
A. La crémation nie la résurrection des corps
Le symbole est capital : brûler un corps signifie sa destruction définitive, alors que l’inhumation exprime l’attente de la résurrection.
B. Une pratique favorisant le matérialisme et le relativisme
L’incinération s’inscrit dans une vision utilitariste et profane de la mort, où l’on cherche à effacer toute trace du corps pour s’adapter aux contraintes modernes. Elle favorise l’oubli de la prière pour les âmes du purgatoire, puisqu’il n’y a plus de sépulture où se recueillir.
C. Une rupture avec la tradition catholique
En acceptant la crémation, un catholique s’éloigne de la tradition immuable de l’Église et se conforme à une pratique imposée par les ennemis du christianisme.
Un choix entre l’Église catholique et la secte conciliaire
Le contraste est frappant :
- L’Église catholique traditionnelle a toujours condamné la crémation comme barbare et impie.
- La secte moderniste issue de Vatican II l’autorise et la banalise, reniant ainsi l’enseignement constant de la foi.
Face à cette situation, les catholiques doivent rester fidèles à la doctrine traditionnelle, refuser l’incinération et privilégier l’inhumation chrétienne. Seule cette fidélité permettra de préserver la dignité des défunts, le respect du corps humain et la foi en la résurrection promise par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
“Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra.” (Jean 11,25)
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Je troue que cet article passe sous silence les lois et difficultés matérielles des enterrements. En effet, cela a un coût exorbitant qui n’aurait même pas lieu d’être à ce point(coût du cercueil, de la préparation, du loyer de la concession pour 20 à 50 ans…). Cela peut décourager ceux qui hésitent. Vatican 2 allègue le “tu es poussière et retournera en poussière” pour affirmer que Dieu a autorisé la crémation.
Mais perso, je suis allée au catéchisme vatican2 et que faire s’il ne croyent plus ni au péché, ni à l’enfer!