Vraies et fausses Lumières : l’imposture de l’Encyclopédie et la Révolution préparée

La Révolution française ne naît pas en 1789. Elle est le fruit d’un long travail de subversion des idées, mené par des réseaux bien organisés, et masqué sous l’apparente neutralité du savoir. Le cas emblématique de l’Encyclopédie de Diderot révèle une entreprise systématique de détournement, de confusion volontaire et de guerre culturelle contre l’ordre chrétien et monarchique de la France. Face à elle, une résistance a bien existé : celle des princes, des savants fidèles à l’ancienne science, et de l’Église. Encore faut-il en rétablir la mémoire.

L’Académie contre les philosophes : deux projets d’Encyclopédie

Bien avant Diderot, l’Académie des sciences, fondée par Colbert, avait initié un immense projet : la Description des Arts et Métiers, avec l’appui de Louis XIV. L’objectif était clair : transmettre les savoirs techniques, scientifiques, artisanaux — non pour renverser l’ordre établi, mais pour glorifier le Créateur à travers la création.

Le projet de Ramur

Mené par des savants comme Réaumur, ce projet restait fidèle à une méthode d’observation humble, respectueuse de la nature comme œuvre divine. La science y était une louange à Dieu. Mais ce projet fut saboté, les planches gravées disparurent mystérieusement, volées, revendues.

L’opération Diderot : vol, imposture et infiltration

Diderot, écrivain sulfureux, franc-maçon, obtient le privilège royal de publier une « Encyclopédie »… en réalité copiée et traduite du Britannique Chambers, également franc-maçon. Ce dictionnaire ne prétend pas seulement transmettre un savoir, mais redéfinir la vérité selon la seule raison humaine, excluant toute référence à Dieu, à l’Église, à la tradition.

Les auteurs, souvent dissimulés, piochent dans des textes sans les citer. Des gravures issues du projet de l’Académie sont réutilisées dans les volumes encyclopédiques. Une véritable usurpation intellectuelle.

Quand les académiciens envoient une délégation chez l’imprimeur Le Breton en 1760, ils découvrent 4 matrices volées. Trop tard. Diderot a été prévenu à temps par Malesherbes, protecteur des Lumières à la cour.

La subversion soutenue par la haute cour

Loin d’être marginale, cette opération trouve des soutiens puissants : Pompadour, le duc de Choiseul, d’Argenson, Malesherbes, et même certains chanceliers. Les encyclopédistes infiltrent l’Académie française, influencent l’Opéra, le théâtre, les publications scientifiques. Voltaire y est imposé malgré l’opposition de l’Église.

Pendant ce temps, les princes fidèles — le dauphin Louis (fils de Louis XV), le prince de Condé — s’élèvent contre l’Encyclopédie. Le dauphin comprend la subversion, dénonce l’imposture, appelle à soutenir le projet alternatif de l’Académie. Il finance pièces de théâtre, études critiques, mobilise des évêques. Mais il meurt subitement en 1765. Empoisonné ? Certains à la cour le murmurent.

Une guerre des idées : entre science vraie et mensonge rationaliste

Deux visions du monde s’affrontent :

  • Celle de Réaumur, Du Hamel du Monceau, de Buffon : une science réaliste, finaliste, respectueuse de la nature et de Dieu.
  • Celle de Diderot, d’Alembert, Condorcet : une science athée, mécaniste, anthropocentrique, prétendant fonder une nouvelle morale sans transcendance.

L’Encyclopédie devient l’instrument d’un changement de paradigme, une nouvelle religion de la raison. Les loges maçonniques en sont les relais. L’art, le théâtre, les opéras, deviennent les vecteurs de cette nouvelle doctrine — séduisante, subversive, corrosive.

Une propagande orchestrée à l’échelle internationale

Quand la France interdit l’Encyclopédie (en 1759), la Prusse, l’Angleterre, la Russie la publient. Voltaire et Marmontel y trouvent refuge. Catherine II favorise les réseaux franc-maçons. La Révolution est exportée, programmée.

En France, les protecteurs masquent la nature réelle du projet, brouillent les repères, dénoncent de faux complots jésuites pour mieux couvrir le vrai complot : celui des philosophes et de leurs ministres.

La contre-offensive oubliée

Le prince de Condé tente, à Dijon, d’organiser une résistance intellectuelle : écoles de dessin, cours de sciences gratuits, théâtre moral, surveillance du contenu des pièces. Il cherche à restaurer un enseignement populaire fidèle à la tradition. C’est un combat solitaire mais visionnaire.L

L’histoire falsifiée, la mémoire à reconquérir

L’Encyclopédie n’est pas une œuvre neutre. C’est un manifeste révolutionnaire camouflé en dictionnaire. L’histoire officielle a effacé les résistances, les projets alternatifs, la trahison de certains ministres, l’aveuglement du roi.

Il faut aujourd’hui restaurer cette vérité, non par nostalgie, mais parce que la Révolution actuelle continue sur les mêmes méthodes : mensonge, confusion, corruption des élites, manipulation du langage.

« L’histoire est une conspiration permanente contre la vérité. » — Joseph de Maistre

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