En 1789 le peuple Français s’est-il libéré ? Vox Gallia
Depuis plus de deux siècles, on enseigne aux Français que la Révolution de 1789 les aurait libérés de la tyrannie monarchique pour leur offrir la liberté. Mais l’examen attentif des faits historiques révèle une toute autre réalité : loin d’être une émancipation, la Révolution marque la destruction méthodique d’un ordre protecteur et enraciné, remplacé par un régime idéologique centralisateur et brutal.
1. Un peuple prétendument opprimé
La vulgate républicaine présente l’Ancien Régime comme un système oppressif où le peuple vivait dans la misère sous le joug d’un roi absolu. Pourtant, cette image caricaturale ne résiste pas à l’étude historique.
Avant 1789, la France reposait sur :
- Une monarchie paternelle : le roi, loin d’être un tyran, était considéré comme le père du peuple, garant de la justice et de la protection des plus faibles.
- Des coutumes locales et des corps intermédiaires : provinces, paroisses, corporations et familles structuraient la société et limitaient le pouvoir central.
- Un ordre social chrétien : la foi imprégnait la vie publique et privée, unissant les Français dans un même cadre moral.
2. La révolution : de la paternité royale à la machine d’état
La Révolution n’a pas « libéré » le peuple : elle l’a soumis à une centralisation inédite. Parmi ses conséquences :
- Service militaire obligatoire : chaque citoyen fut contraint de servir l’État, souvent dans des guerres étrangères sanglantes.
- Confiscation des biens : terres des nobles, biens du clergé et même des communes furent saisis par l’État.
- Surveillance idéologique : le culte catholique fut persécuté, les écoles placées sous contrôle étatique, les opinions surveillées.
- Destruction des provinces et de leurs libertés : les anciennes identités locales, langues et coutumes furent effacées au profit d’une uniformisation jacobine.
3. La terreur : le prix du « progrès »
La Révolution s’est rapidement muée en régime de violence :
- Massacres de septembre,
- Guillotine et exécutions sommaires,
- Guerre civile en Vendée, où des populations entières furent massacrées.
Tout cela fut accompli au nom de la liberté, mais aboutit à l’avènement d’un État bureaucratique et désenchanté, coupé de Dieu et de l’ordre naturel qui avait fait la force de la France.
4. La monarchie : un ordre protecteur
Sous l’Ancien Régime, la monarchie offrait un équilibre :
- Le roi arbitrait entre les différents ordres et veillait au bien commun.
- La justice royale protégeait les faibles contre les abus des puissants.
- Les solidarités locales, fondées sur la famille et les communautés, garantissaient aux Français une stabilité morale et économique.
La Révolution a brisé cet ordre naturel pour imposer un système étatique impersonnel, où l’homme n’est plus qu’un individu isolé face à une administration toute-puissante.
Le mythe d’une Révolution libératrice s’effondre lorsqu’on regarde l’histoire en face. Loin d’être l’émancipation qu’on nous enseigne, elle a été une rupture tragique : la substitution d’un ordre chrétien et familial par un État idéologique et centralisé.
Redécouvrir cette vérité historique, c’est comprendre que la France ne se reconstruira pas par le retour aux slogans révolutionnaires, mais par la redécouverte de ses racines monarchiques, chrétiennes et organiques.
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S’il vous plaît, abstenez-vous de faire l’éloge sans nuance de la monarchie d’avant Révolution. Certains monarques français ont été à l’origine d’abus notoirement scandaleux qu’il convient tout de même de ne pas occulter, si on ne veut pas sombrer dans un idéalisme simpliste et mensonger.
Ce n’est pas un “Etat bureaucratique et désenchanté” qui apparaît à la Révolution, c’est la punition divine, châtiment des mauvais rois.
Le roi Henri IV avec ses 30 maîtresses documentées historiquement, et ses conversions successives et opportunistes entre le catholicisme et le protestantisme, ne mérite certainement pas des éloges catholiques. Alors certes, le “bon roi Henri” a fait jeter des miches de pain par dessus les murailles durant le siège de Paris, mais c’était un peu tard, puisque plusieurs milliers de morts étaient déjà à déplorer…
Louis XIV, atteint de la folie des grandeurs, a voulu imiter le pont du Gard. Il a commandé la construction de l’aqueduc à trois niveaux de Maintenon pour alimenter les fontaines de Versailles. Sur les 30.000 ouvriers engagés pour la construction, 6000 sont morts du paludisme, pour des travaux dont Vauban lui-même soulignait l’inutilité et la déraison, et qui n’aboutirent même pas.
Louis XIV a eu six enfants avec Marie-Thérèse d’Autriche mais aussi pas moins de 16 enfants illégitimes officiels, dont une dizaine ont été reconnus et mariés à la haute noblesse française.
Louis XV a eu cinq favorites officielles, reçues et entretenues à la cour, avec l’argent du tiers-état : peut-on trouver cela juste et honnête ? Trois soeurs furent successivement ses maîtresses : Louise Julie de Mailly-Nesle, Pauline-Félicité de Mailly-Nesle, Marie-Anne de Mailly-Nesle. Furent également ses favorites officielles, Jeanne-Antoinette Poisson et Jeanne Bécu.
Pour être dans la vérité, il convient aussi de redécouvrir ce visage des rois de France.