Le Vatican signe un partenariat avec Rothschild, Rockefeller, Visa et la Bank of America pour un capitalisme « inclusif »

Moraliser le capitalisme, voilà en substance le souhait formulé par Jorge Mario Bergoglio pour justifier ce partenariat entre le Vatican et un ensemble de grandes entreprises, réunies sous l’appellation de « Gardiens » du Conseil pour un Capitalisme Inclusif (Concil for Inclusive Capitalism with The Vatican).

Nous retrouvons dans cette liste des partenaires tels que Mastercard, Allianz, Dupont, Rothschild, Merck, Johnson & Johnson, Visa, BP, Bank of America, mais également les fondations Ford et Rockefeller.

Si l’intention affichée peut paraître noble, au premier abord, en voulant « mobiliser le secteur privé pour créer un système économique plus inclusif, durable et fiable » ou encore de suivre « l’avertissement du Pape François d’écouter le cri de la terre et le cri des pauvres », on peut légitimement mettre en doute cet excès de bonnes intentions de la part d’entreprises ayant démontrées par le passé leur totale inhumanité, et leur capacité à faire passer les profits financiers avant toutes autres considérations environnementales, sociales ou économiques. Les exemples ne manquant pas : on imagine, par exemple, assez mal comment l’entreprise pétrolière BP compte tenir son engagement à atteindre des émissions de carbone nulles d’ici 2050…

Ce partenariat ressemble alors davantage, pour celui qui sait lire entre les lignes, au capitalisme des parties prenantes formulé lors de la 50e édition du Forum Économique Mondial, s’inscrivant dans la perspective du Great Reset à venir – et celle des « Global Goals » établis par les États membres des Nations unies rassemblés dans l’Agenda 2030. En effet, cette mutation du capitalisme, nécessaire à sa survie, « c’est la façon de façonner le capitalisme en quelque chose d’inclusif pour tous », selon les mots de Klaus Schwab, co-fondateur du World Economic Forum, ancien membre du groupe Bilderberg, et promoteur en chef du Grand Reset, autrement dit la volonté de faire des grandes entreprises des « administrateurs de la société » dont « l’objectif est d’engager toutes leurs parties prenantes dans une création de valeur partagée et durable ».
Ou comment faire passer la pilule de la mainmise du Grand Capital sur tous les aspects de nos vies futures, avec « l’église catholique » comme caution morale.

Les doutes se transforment alors en certitudes quant à l’intention de cette « inclusivité » à laquelle le Vatican est convié, puisque le projet de gouvernance mondiale, pour atteindre pleinement ses objectifs, devra être appuyé par une monnaie mondiale et une religion mondiale comme finalité pour les puissances qui nous gouvernent. Le Vatican prouve alors ici qu’il n’œuvre pas au bien commun de l’humanité – ou bien alors très naïvement – mais bel et bien à se dissoudre dans l’empire de la finance, espérant peut-être, ainsi, concilier le Royaume de Dieu et celui de Satan.


Le Conseil pour le capitalisme inclusif avec le Vatican, un nouveau partenariat historique entre certains des plus grands investisseurs et chefs d’entreprises du monde et le Vatican, a été lancé aujourd’hui. Cela signifie l’urgence d’unir les impératifs moraux et commerciaux pour réformer le capitalisme en une force puissante pour le bien de l’humanité. Sous la direction morale de Sa Sainteté le Pape François et de Son Éminence le Cardinal Peter Turkson, qui dirige le Dicastère pour la promotion du développement humain intégral au Vatican, et inspiré par l’impératif moral de toutes les confessions, le Conseil invite les entreprises de toutes tailles à exploiter le potentiel du secteur privé pour construire une économie plus juste, plus inclusive et durable pour le monde.

Le Conseil est dirigé par un groupe central de dirigeants mondiaux, connus sous le nom de Gardiens du capitalisme inclusif, qui se réunissent chaque année avec le pape François et le cardinal Turkson. Ces dirigeants représentent plus de 10 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion, des entreprises avec plus de 2,1 milliards de dollars de capitalisation boursière et 200 millions de travailleurs dans plus de 163 pays. L’organisation met au défi les chefs d’entreprise et les investisseurs de toutes tailles d’adhérer aux principes directeurs du Conseil et de s’engager publiquement à les appliquer. Ces actions collectives visent à conduire à un changement systémique en faisant du capitalisme une force plus grande pour l’inclusivité et la durabilité. Regardez une vidéo des Gardiens discutant de la mission du Conseil ici
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Les Gardiens se sont déjà engagés dans des centaines d’actions mesurables, et les membres du Conseil prendront des engagements dans le temps pour continuer à faire progresser le capitalisme inclusif. Ils seront responsables de leurs engagements publics et inviteront des entreprises du monde entier à se joindre à eux. Consultez la liste complète des actions entreprises ici .

Article traduit de l’original sur prnewswire.com

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