Le voile signe de la présence de Dieu

La maternité consiste dans la transmission de la vie humaine pleinement développée, c’est-à-dire la production d’un être humain adulte. Or, qui peut donner la vie, si ce n’est l’auteur de la vie : Dieu ?

Ainsi l’agent principal dans la maternité, c’est Dieu. Les parents ne sont que les instruments de Dieu.

Ils ne font que transmettre ce qu’ils ont reçu de leurs propres parents, d’Adam et de Dieu : le corps avec son patrimoine génétique. Dieu seul est le Maître de la vie, Lui seul peut créer l’âme immortelle. L’oeuvre de la maternité est donc sacrée, elle est l’oeuvre de Dieu dans la femme.

La femme y est le lieu où Dieu va créer une âme et former ainsi un homme ou une femme. Le corps de la femme est le temple où Dieu lui-même va réaliser son oeuvre sacrée. Les japonais l’appellent dans leur langue le temple secret. Nous trouvons une confirmation de ceci dans l’Écriture avec la première naissance de l’histoire de l’humanité, donc de la première maternité.

Lorsqu’Eve enfanta Caïn, elle dit :

« J’ai donné naissance à un homme avec le secours de Dieu. ».

C’est donc par l’intervention directe de Dieu que ce fils est venu à la vie. Dieu est l’auteur principal de la génération.


La vertu qui correspond à cette fonction maternelle est la réserve. Cette qualité est sans doute celle est la plus spécifiquement féminine. Mais avant d’être une manière de se tenir ou d’agir, elle est d’abord un état.
Qu’elle le veuille ou non, la femme, en raison même de sa vocation première, la maternité en tant qu’œuvre sacrée de Dieu en elle, est réservée à Dieu. Elle est choisie par lui comme le lieu de son activité créatrice.

Ce fait établit entre elle et Dieu des relations uniques et spécifiques. Elle lui appartient de façon privilégiée, en vue de la maternité. Dans le mariage, le mari est auprès de sa femme l’instrument de l’autorité, de la protection et de l’amour de Dieu pour elle.

Cette réserve, ces relations privilégiées avec Dieu sont plus profondes encore dans la maternité spirituelle, qui est plus maternité car plus réservée. Cet état de réserve s’alimente et se manifeste par une réserve dans l’agir et le maintien.

Elle s’appelle alors : modestie, humilité, silence, mesure dans les gestes et les paroles. Le vêtement doit aussi manifester cet état de réserve à Dieu. Il doit inspirer le respect. Dans la civilisation traditionnelle, le voile a toujours été la marque de la féminité ET de la divinité.


Dans l’Ancien Testament, le voile manifeste à tous la présence de Jéhova et plus particulièrement la Gloire de Jéhova. Le premier qui se voila la tête fut Moïse lorsqu’il redescendit de la montagne du Sinaï parce que le peuple ne pouvait supporter la lumière qui émanait de son visage. Ensuite, Moïse commanda que l’on couvrit l’Arche d’Alliance qui contenait les Tables de la Loi par le voile du Tabernacle. Et quand il eut fini le tabernacle,

« la nuée couvrit de son ombre le tabernacle et la Gloire de Jéhova le remplit (en hébreu : la shekina)… la nuée du Seigneur reposait pendant le jour au dessus du tabernacle, et un feu pendant la nuit. »Exode, XL.


« Au jour que fut dressé le tabernacle, la nuée le couvrit. Mais depuis le soir il y eut sur la tente comme une espèce de feu jusqu’au matin. Ainsi en arrivait-il toujours : pendant le jour la nuée couvrait le tabernacle, et pendant la nuit, comme une espèce de feu. Et lorsque la nuée qui couvrait le tabernacle était enlevée, les enfants d’Israël partaient, et dans le lieu où elle s’arrêtait, là ils campaient. » Nombres, IX.

Sous le roi Salomon, l’Arche fut transportée dans le Temple et alors

« la maison de Dieu fut remplie d’une nuée ; en sorte que les prêtres ne pouvaient s’y tenir ni remplir leur ministère à cause de la nuée, car la Gloire de Jéhova avait rempli la Maison de Jéhova. »

Cette Gloire de Jéhova couvre de son ombre le lieu de sa Présence : ainsi sur le Mont Thabor, lors de la transfiguration de Jésus :

« comme Il parlait encore voici qu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre. »

De même l’ange Gabriel dit à Notre-Dame :

« L’Esprit Saint surviendra en vous et la Puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre. »


La réserve est donc la raison principale du voile féminin. Spécialement à l’Eglise, lieu privilégié de la rencontre avec Dieu, la femme doit être absolument voilée ( et non pas porter un chapeau !).

On pourrait dire que le voile est le sacramental de la réserve des femmes à Dieu, c’est-à-dire qu’il la signifie et la réalise. Il la signifie : voiler un objet, c’est le dérober au regard humain. On voile les vases sacrés où Dieu seul habite (tabernacles, ciboires, ostensoir..), ce sont des choses réservées à Dieu; le voile manifeste aussi la présence de Dieu. Le conopée (sur le tabernacle) et le pavillon (sur le ciboire) ne se mettent que lorsqu’il y a la présence réelle.

Quand une jeune fille ou une femme met un voile sur sa tête, elle dit à son entourage : « je suis réservée à Dieu, j’appartiens à Dieu, je suis sa propriété et j’en suis fière! » Notez que les femmes les plus réservées à Dieu, ses épouses religieuses sont aussi les plus voilées.

Il la réalise : il est la source de la réserve et de la modestie. Le foulard produit chez la jeune fille la réserve, il la transforme de l’intérieur. Il modèle sa sensibilité et lui apprend à se tenir paisiblement en présence de Dieu. Vous comprenez l’importance de rester fidèle à cette pratique éminemment sainte et sanctifiante.

Une femme voilée à l’église est la gloire et l’honneur de sa famille et de son sexe !

Source : N° 45- TOUR DE DAVID – Septembre-Décembre 2008

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