Naissance d’un mythe vénitien: la basilique d’Or

Fondée selon la tradition le 25 mars 421, Venise fête cette année sa 1600ième année d’existence. La Vénétie fût évangélisée par Saint Marc, après que celui-ci eût fondé le patriarcat d’Alexandrie.

Ballotée pendant les premiers siècles de son histoire entre l’Occident et l’Empire Byzantin, Venise se cherche une identité. Une solution incroyable est trouvée: voler à Alexandrie le corps de Saint Marc et remplacer ainsi Saint Théodore comme patron de la ville.

Le plan est accomplie en 828 après une succession d’évènements rocambolesques: entre autres, il fallut cacher les reliques du saint dans un tonneau de viande de porc pour dissuader les musulmans de fouiller dedans…

Une basilique est immédiatement construite sur la place principale de la ville pour entourer la dépouille du saint. Détruite en 976 après un incendie, elle fût reconstruite dans le style byzantin bien reconnaissable aujourd’hui, et embellie au fil des siècles.

Chapelle privée des doges, les souverains élus de la cité, la basilique Saint-Marc est le coeur spirituel de la ville, même si elle ne devient cathédrale qu’en 1807, 10 ans après la chute de la république vénitienne. Cette entretien de Storia Voce revient aussi sur l’organisation de la cité et de l’empire, et nous fait découvrir une part de l’histoire d’une des plus brillantes villes de l’Europe et du catholicisme.

Sa silhouette colossale est devenue à elle seule le symbole de Venise et ses mosaïques d’or éblouissent ceux qui les contemplent depuis des siècles. Édifiée au IXe siècle pour accueillir les reliques de l’évangéliste saint Marc, elle est réduite en cendres par un incendie en 976 lors d’une révolte, avant d’être ensuite reconstruite, agrandie, réagencée.

Depuis près de mille ans, la Basilique Saint Marc, joyau architectural byzantin, fait l’orgueil de la cité lacustre. C’est en grande partie autour d’elle que s’est bâti tout l’imaginaire politico-religieux de la Sérénissime.

En parcourant les longues années de sa construction et de ses enrichissements successifs, nous explorerons les thématiques à l’œuvre derrière ce monument emblématique : les relations complexes qu’entretint la République du Lion avec le monde byzantin et le rapport original des Vénitiens à la religion. Pour évoquer l’ensemble de ces points, Frederick Lauritzen est interrogé par Manuella Affejee.

AJOUTEZ VOTRE COURRIEL POUR RECEVOIR NOS ACTUALITÉS

Catholiques de France

Catholiques de France

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.