Mauvais Père Mauvais Pape ? Réponse à l’abbé Raffray
Un petit mot sur la vidéo : Il est triste de devoir développer longuement sur cet argument, mais les circonstances font que cela est nécessaire. Il y a actuellement dans notre société une telle confusion sur les principes de bases que ça en devient effrayant, d’autant plus quand cela vient de “clerc” comme peut l’être l’abbé Raffray, mais il n’est pas le seul.
Ceci étant dit, cela donne l’occasion de reposer les bases qui ont fait notre civilisation occidentale, et celle-ci s’est construite avec le catholicisme. Le catholicisme a toujours mis en avant la philosophie thomiste et j’espère que cette entrée en la matière vous plaira. J’invite toutes les personnes désireuses de servir Dieu à se rapprocher des centres de messes “Non Una Cum”, c’est là-bas que vous serez en contact de la Foi catholique. Vous pouvez trouver ces centres ici : https://catholiquedefrance.fr/reperto…
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Si les mots ont un sens, on doit dire ce qui suit : NON, le catholicisme n’a pas toujours mis en avant la philosophie thomiste.
D’une part, il est culturellement et historiquement difficilement envisageable que le catholicisme ait “toujours mis en avant la philosophie thomiste” pendant le premier millénaire de l’histoire de l’Eglise et pendant les deux premiers siècles du deuxième millénaire de l’histoire de l’Eglise, St Thomas étant né au XIII ÈME siècle.
D’autre part, non seulement au XIII ÈME siècle, donc du vivant de St Albert le Grand et de St Thomas d’Aquin, mais aussi au cours des deux siècles suivants, l’Eglise catholique n’a pas mis en avant la philosophie et la théologie thomistes comme elle l’a fait, d’une manière explicite et officielle, du Concile de Trente à la mort de Pie XII,… et même jusqu’au Concile Vatican II, avec l’insincérité inouïe que l’on connaît.
La formulation la plus appropriée est peut-être la suivante : le catholicisme a toujours mis en avant la philosophia perennis, l’aspiration au réalisme et les exigences du réalisme, au moins du Concile de Nicée à la mort de Pie XII, ce qui ne veut pas dire qu’il s’est toujours agi de la conception aristotélicienne de la philosophia perennis dans tous les aspects de cette conception ou dans tous ceux de cette philosophie.
C’est précisément le réalisme dont les hommes d’Eglise ne veulent plus, depuis qu’ils ont commencé à s’en remettre à un mode de raisonnement iréniste et utopiste particulièrement propice à l’adogmatisme, à l’eudémonisme, à l’inclusivisme, à l’oecuménisme, au personnalisme, au perspectivisme et à l’unanimisme.
Disons-le autrement : encore plus depuis la fin des années 1950 que depuis la fin des années 1920, nous sommes en présence d’une gigantesque entreprise de transformation de la religion de la Parole de Dieu en une idéologie de la conciliation extravagante et outrecuidante entre la religion de la Parole de Dieu et les diverses religions de la conscience de l’homme (dont celle issue de Kant) et du devenir du monde (dont celle issue de Hegel).
C’est avec horreur et grande tristesse que je découvre votre scission avec l’Église ! Vous êtes malheureusement tombés dans un des pièges du démon dénoncé si justement dans une des publications de M. Boudon par vos soins. « C’est aux pieds d’un homme Dieu crucifié que l’on devient savant dans cette science du Ciel, dont les gens de Lettres, qui ne sont pas mortifiés à eux-mêmes, sont dépourvus ; » Cette place, aux pieds de la croix au côté de la Vierge Marie, implique un combat spirituel qui ne peut être mené que par le Christ en nous … la vie du Christ en nous dès notre annonciation. Votre refus d’accepter François comme pape s’apparente à ne pas croire que le Christ est la tête de la sainte Église. – le comparer à un père est une explication humainement marquée par le péché, n’oublions pas que les pensées du Seigneur sont impénétrables – Actuellement nous avons ce pape, c’est une réalité. On ne peut douter que le Christ a quelque chose à nous dire à travers lui … :
Que le temps est venu de la moisson ?…
Que les paroles de Siméon sont aujourd’hui d’actualité pour l’Église : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction -et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » ?
Que « L’homme, en son cœur, fait des projets de route, et le Seigneur dirige ses pas.» ( Isaïe 16, 9 ) ?
Que le Seigneur en a décidé ainsi « Moi, je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire.. » (Isaïe 66, 18) ?
Car « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. » (Hébreux 4, 12) c’est ce que le BonDieu dit à travers la voix du Pape François … ce n’est pas François qui agit ! Ce n’est pas lui qui dévoile les absurdités qui se passent dans les églises ! …ni d’ailleurs la haine dans les cœurs. C’est bien notre Dieu plein d’amour et de compassion qui meurt sur la croix pour nous, qui est vivant et qui agit aujourd’hui à travers notre cœur, notre vie … si vous avez encore des doutes, souciez vous du prologue de toute vie catholique : « Ayez en vous les sentiments du Christ Jésus» ( 2, 5 ) ; le pape François fait partie de ceux qui – écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique ! C’est tellement dommage pour vous et pour la sainte Église que vous ne l’ayez pas perçu …
« Dieu nous demande de regarder la vie comme lui la regarde, lui qui voit toujours en chacun de nous un foyer irrésistible de beauté. Dans le péché, il voit des enfants à relever ; dans la mort, des frères à ressusciter ; dans la désolation, des cœurs à consoler. Ne crains donc pas : le Seigneur aime cette vie qui est la tienne, même quand tu as peur de la regarder et de la prendre en main.» (pape François 20 avril 2019)
Car, oui, c’est aujourd’hui aussi que Jésus s’adresse à nous tous : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! » (Luc 22, 15)… l’Église, la sainte Église à besoin de chacun d’entre nous, c’est ainsi que le Seigneur le souhaite.
Quelque soit notre avis personnel, on ne peut en effet revenir à avant « Vatican II » mais on ne peut pas non plus retenir notre respiration, celle du corps de l’Église, en faisant abstraction de la réalité actuelle : l’Église a un pape, le successeur de Pierre ; le Christ s’exprime et agit à travers lui puisque le Christ est la tête de l’Église.
Prions pour le futur pape …
À ma connaissance tous les théologienc catholiques affirment que le pape n’a pas le pouvoir de changer les dogmes.
Et saint Paul lui-même (Épître aux Galates, ch. I) :
S’il vous plaît Dédé, souvenons-nous du sens des mots :
– « la doctrine » : « textes et des réflexions produites par le magistère en vue d’incarner la vie évangélique » …en vue d’incarner la vie Évangélique !
Le pape François ne modifie pas les dogmes ! …bien au contraire, il incarne et nous invite à incarner la vie de Jésus…. Cette spiritualité est christique !
– ( « Christique qualifie ce qui se rapporte à Jésus-Christ, à sa personne ainsi qu’à sa doctrine, sa parole. L’état christique représente le plus haut degré de spiritualité que chacun d’entre nous peut atteindre. On y parvient en appliquant les lois de l’amour inconditionnel dans toutes les circonstances de notre vie et avec tout le monde. » )
Relisons le Commonitorium de saint Vincent de Lérins pour mieux comprendre le sens du «progrès» de la religion catholique et non de son «changement» ( ce dernier la mènerait la mènerait bien évidemment à sa perte)
L’Évangile demeure. …