Allocution de Pie XII aux Pères de Famille – Abbé Dutertre
Monsieur l’abbé Dutertre nous commente l’allocution de Pie XII aux Pères de Famille de France, du 18 septembre 1951.
Les instructions de Pie XII aux pères de famille : Un appel à la responsabilité et à la défense des droits
La figure du père de famille est aujourd’hui attaquée et souvent minimisée par une société qui cherche à effacer toute notion d’autorité et de responsabilité paternelle. Pourtant, Pie XII, dans une allocution prononcée le 18 septembre 1951 devant un groupe de pères de famille français, rappelle avec force les devoirs et les droits inaliénables de la paternité.
Le père, chef et protecteur de la famille
Dans son discours, Pie XII insiste sur le fait que la famille est l’unité fondamentale de la société et que le père, en tant que chef de famille, a une mission décisive. Il en est la tête, tout comme la mère en est le cœur. Il rappelle que c’est la vigueur et l’activité du père qui déterminent en premier lieu la santé morale et spirituelle du foyer.
Loin d’une simple figure d’autorité formelle, le père doit être un guide, un éducateur et un modèle pour ses enfants. Cette responsabilité ne se limite pas à la sphère matérielle mais s’étend à l’éducation intellectuelle, morale et spirituelle de ses enfants.
Un devoir de défense contre les attaques de l’État
Pie XII rappelle aussi aux pères qu’ils doivent défendre activement leurs droits contre toute tentative de l’État de les restreindre. La famille précède la société civile, et les parents ont un droit primordial sur l’éducation de leurs enfants, droit que l’État ne peut violer.
Il dénonce ainsi les dangers du laïcisme, de l’enseignement déconnecté de la religion et de l’influence de l’État sur l’éducation. Le Pape prône une résistance pacifique mais ferme : il exhorte les pères à s’unir et à agir collectivement pour protéger leurs familles contre toute forme de totalitarisme étatique.
L’importance de l’engagement et de l’exemple
Loin d’être un simple spectateur, le père de famille doit incarner ses principes. Pie XII souligne que le combat ne peut se limiter à des paroles ou à des résignations passives. Il enjoint les pères à être des hommes d’action, capables d’être des modèles de vertu pour leurs enfants et de participer activement à la construction d’une société fondée sur les valeurs chrétiennes.
Il met également en garde contre l’abandon des devoirs paternels, affirmant qu’un père absent ou passif expose sa famille à de graves dangers moraux et spirituels.
Le rôle central de la prière et de la vie spirituelle
Enfin, Pie XII rappelle que la force du père ne peut se limiter à l’action humaine seule. Il exhorte les pères à renforcer leur relation avec Dieu, à prier quotidiennement pour leur famille et à s’appuyer sur la foi pour affronter les difficultés.
La famille catholique est appelée à vivre dans la lumière de l’Évangile, et c’est au père d’en être le premier gardien. Il est invité à sanctifier son foyer par la prière, la messe, et la vie sacramentelle, afin que son rôle ne soit pas seulement sociologique mais aussi spirituel et surnaturel.
Une mission noble et exigeante
L’allocution de Pie XII aux pères de famille est un appel solennel à reprendre en main leur mission divine. Dans une société qui cherche à les effacer ou à les dévaluer, ils doivent résister et affirmer leur rôle. Ils doivent être des pères présents, engagés, courageux, et avant tout animés par la foi.
En suivant les directives de Pie XII, les pères catholiques peuvent être les piliers solides dont la société et l’Église ont besoin. La famille est le dernier bastion face aux attaques du monde moderne : il appartient aux pères de la protéger avec force et détermination.
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Merci pour cette conférence (la première, je n’ai pas encore écouté la seconde).
Il faut dire aussi que l’oppression des pauvres est un péché qui crie vengeance contre la face de Dieu.
Le fait de devoir obligatoirement avoir un “bon salaire” pour pouvoir entretenir une famille catholique normale (avec femme au foyer et de nombreux enfants) est un scandale en soi: un juste salaire doit par définition permettre cela, quel que soit le type de métier. Les normes sociales imposées par l’Etat et les prélèvements d’impôts doivent aussi permettre cela. Sinon ça relève de l’oppression des pauvres, un des péchés les plus graves.
De nos jours la Sainte Famille serait proscrite! Catholique signifie “universel”, pas “cadre supérieur”… Une société de cadre sup’ est déséquilibrée. Après on entend dire que les cathos tradis sont des bourgeois, que notre sainte religion serait “le refuge de la bourgeoisie” ou autres âneries… Une religion élitiste, à l’image des juifs.
Père de famille est pourtant la vocation de la très grande majorité des hommes, ce n’est pas seulement réservé à une minorité privilégiée, une petit élite. Il n’y a que deux vocations: vie consacrée ou père de famille. De nos jours il y a beaucoup de jeunes hommes sans état qui retardent indéfiniment le mariage à cause d’une trop grande pression.
On n’a pourtant jamais été aussi riches ni jamais eu autant de facilités techniques pour élever nos enfants… Il y a un problème quelque part. C’est surtout une question de normes et de pression de l’Etat. A ce propos, l’école hors contrat est un leurre, car soumis aux exigences de la République sur un grand nombre de points structurels qui rendent cette option lourde pour les familles et participent à cette oppression. C’est une solution bancale.
Il faut peut-être songer à s’élever contre l’iniquité des puissants avant de rajouter du poids sur les épaules des quelques pères de familles qui font leur devoir, ou sont sensés le faire. Il y a déjà beaucoup trop de pression, il faut peut-être arrêter d’en rajouter, et s’attaquer aux causes.
On doit obéir à l’autorité légitime en tout ce qui n’est pas péché et en tout ce qui est en notre possible. C’est à dire en plus rien ou presque… Nous ne sommes pas révolutionnaires, certes, mais la République, elle, l’est. Et elle est contre nous, contre Dieu, contre tout. Il faut peut-être arrêter de vouloir lui rendre des comptes, de vouloir montrer pâte blanche, de se plier à tout avec empressement, et l’envoyer balader franchement. Au moins les choses seraient claires, elles arrêteraient d’être louvoyantes. Ca ferait peut-être des martyrs, mais également des conversions…