Analyse du Nouveau Rite par Myra Davidoglou 2/3
« L’analyse du Nouveau Rite », est une démonstration de l’invalidité du sacrement de l’Eucharistie dans le Novus Ordo Missæ.

3) Les finalités de la messe.
Par finalité il faut entendre, d’une manière générale, le résultat, l’acquis ou le bien de toute génération, le but de toute action, la fin de tout mouvement. Cette fin se situe, en un certain sens, à l’opposé du principe du mouvement ou de l’action, autrement dit, à l’opposé de la cause efficiente. Aux deux causes efficientes de la messe, l’une prochaine, l’autre première, s’opposeront donc sur le plan de la logique deux finalités, l’une prochaine recherchée par l’agent prochain, l’autre ultime voulue par l’agent premier.
En premier lieu, considérons l’agent prochain du sacrifice liturgique, Jésus-Christ, prêtre selon l’Ordre de Melchisédech, et demandons-nous dans quel but Lui-même s’immole à Dieu, son Père, sur nos autels. C’est Lui-même qui nous l’a fait savoir au cours de la dernière Cène, lorsqu’en présentant aux Apôtres réunis son corps et son sang sous les apparences du pain et du vin, Il leur a dit : Voici mon corps livré pour vous (Lc XXII, 19). Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en vue de la rémission des péchés (Mt XXVI, 28). Ainsi la raison d’être du sacrifice de la nouvelle loi est-elle de procurer la rémission des péchés, ce qui serait impossible, s’il n’avait pas la vertu de rendre Dieu propice. Force est donc de conclure que la fin prochaine de la messe consiste en ce qu’elle est un sacrifice propitiatoire (4). À cet égard une remarque paraît s’imposer. En un certain sens la fin se confond avec la forme car la fin n’est que la forme qui n’est pas encore réalisée. On peut donc affirmer sans risque, pensons-nous, de se tromper que non seulement la finalité prochaine de la messe mais son essence même consiste en ce qu’elle est un sacrifice propitiatoire. Un sacrifice qui n’aurait pas pour objectif de rendre Dieu propice ne devrait pas être appelé messe.
En second lieu, élevons notre esprit vers le premier Principe de toutes choses, Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, pour tenter de découvrir avec son assistance l’intention primordiale de l’incarnation et, partant, la finalité ultime du sacrifice de la messe. Cette intention primordiale de l’incarnation nous est révélée par le Verbe de Dieu Lui-même qui dit, entrant dans le monde : Tu n’as voulu ni victime ni oblation, mais tu m’as formé un corps (Ps XL, 7-9 et Heb X, 5). D’après cette déclaration il paraît certain que la fin ultime de la messe consiste en ce qu’elle est un sacrifice de louange à la Très Sainte Trinité (5). Dans ce cas également la fin se confond avec la forme si bien qu’on ne saurait se tromper en définissant la messe comme étant sous un certain rapport un sacrifice latreutique.
De ce que la messe est un sacrifice propitiatoire dérive le caractère impétratoire de ce même sacrifice. Cela signifie que par lui nous obtenons toutes les grâces qui nous sont nécessaires. Or il ne pourrait nous les procurer hors de cette vertu qu’il a de rendre le Seigneur propice.
Et de ce que la messe sous un autre rapport est un sacrifice latreutique dérive le caractère eucharistique de ce même sacrifice. On ne saurait en effet honorer Dieu comme il convient sans le louer pour tout ce qu’il fait pour nous. Or la louange, la bénédiction et la reconnaissance des bienfaits ne se rencontrent pas dans l’âme sans l’action de grâce.
Réfutation de la théorie néo-protestante de la Messe
1) Argumentation fondée sur les Écritures.
De tout ce qui vient d’être dit il ressort que le sacrifice de la messe est essentiellement le même que celui de la Croix. Voilà ce que protestants et modernistes se refusent à admettre sous prétexte qu’une telle affirmation contredit ce passage de l’épître aux Hébreux relatif au Christ : Par une oblation unique Il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés (Heb X, 14). Pour répondre à leur objection il suffit de citer deux autres passages scripturaires dus au même Apôtre : Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur et le calice des démons ; vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons (I Cor X, 21). Or nous lisons dans le Catéchisme du Concile de Trente que « par table des démons il faut entendre l’autel sur lequel on immolait des victimes. Donc, pour que le raisonnement de Saint Paul soit concluant, la table du Seigneur ne peut signifier rien d’autre que l’autel sur lequel on Lui sacrifie ». Et qu’est-ce qu’on Lui sacrifie ? Qu’y a-t-il dans ce calice et sur cet autel du Seigneur auxquels se réfère l’Apôtre ? Lui-même nous l’apprend par une interrogation qui est en réalité une affirmation, dans cette même épître adressée aux Corinthiens (I Cor X, 16) : Le calice de bénédiction que nous bénissons, n’est-il pas la communication du sang de Jésus-Christ ? Et le pain que nous rompons, n’est-ce pas la participation du corps du Seigneur ? Le Christ étant ainsi désigné comme la victime du sacrifice quotidien de la primitive Église, il est clair que dans l’esprit de Saint Paul ce même sacrifice quotidien s’identifie avec l’immolation unique du Calvaire.
Sur ce sujet comme sur tant d’autres, et malgré leurs dénégations, protestants et modernistes se trouvent donc bien en pleine contradiction avec les Écritures Canoniques. C’est vraisemblablement pourquoi certains d’entre eux prétendent s’en tenir uniquement au plan de la raison à laquelle, disent-ils, répugne l’idée que cette chose multiple qu’est à leurs yeux la messe pourrait s’identifier avec une chose unique, le Sacrifice du Calvaire. Suivons-les donc aussi sur ce terrain.

2) Analyse rationnelle du même sujet.
Il est évident qu’une chose ne peut être unique et multiple en même temps et sous le même rapport. Nous avons bien dit : en même temps ; car il faut prendre garde à ceci qu’une chose qui se renouvelle, reparaît et revient plusieurs fois n’est pas elle-même plusieurs choses mais une seule, la même qui se renouvelle, reparaît ou revient. Si un homme, par exemple, vient nous voir trois fois, il n’y aura pas trois hommes en fin de compte, et il est inutile d’arguer ici que l’homme de cet exemple continue d’exister, tandis qu’avec le sacrifice de la Croix nous sommes dans le domaine des choses passées, des choses qui ont cessé d’être car à cela on peut toujours répondre avec raison qu’ayant Dieu comme Agent direct, le Sacrifice du Calvaire, qui a eu lieu sous Tibère, a néanmoins lieu à nouveau par la toute-puissance divine lors de chaque célébration liturgique de la Sainte Église. Il serait en effet absurde de soutenir que Dieu peut faire qu’une chose soit qui n’a jamais été, mais qu’il Lui serait impossible de refaire ce que Lui-même a déjà fait. Si tel était son cas, sa puissance sous ce rapport serait inférieure à celle de l’homme et nous ne devrions pas l’invoquer comme Dieu.
De plus, même si l’on peut dire en un sens que la messe est multiple, parce qu’on peut parler de plusieurs messes, en un autre sens elle est incontestablement une, son Sacrifice étant essentiellement le même que celui de la Croix qui est unique. Mais comment expliquer qu’une chose au départ autre que le sacrifice de la Croix soit à l’arrivée, si l’on peut s’exprimer ainsi, la même que ce sacrifice ? On peut l’expliquer en faisant appel à la notion du changement. Sans un changement, en effet, il est impossible à ce qui est essentiellement autre de devenir le même. On fait une constatation analogue touchant la qualité ou la quantité : des cheveux noirs, par exemple, qui deviennent blancs, présupposent un changement de leur couleur, ou encore un enfant, petit aujourd’hui, se retrouvera grand dans quelques années à cause d’un accroissement, donc d’un changement de sa taille. Il s’ensuit qu’on ne se trompera pas en disant que la messe en un sens se ramène à un changement.
C’est cette notion qu’il convient maintenant d’examiner, si l’on veut savoir avec quelle sorte de changement coïncide la messe. Le changement en général doit être considéré comme un genre dont le mouvement en général et la génération (ou la corruption) en général représentent les deux espèces. Il est évident que la messe appartient à la première de ces deux espèces, mais l’on peut se demander quelle sorte de changement par mouvement elle implique, ce changement se subdivisant lui-même en trois espèces qui sont le changement de quantité, c’est-à-dire l’accroissement (ou le décroissement), le changement de lieu, c’est-à-dire la translation, et le changement de qualité, autrement dit l’altération, espèces dont aucune ne comprend manifestement la messe. À la messe en effet on assiste à un changement de substance, à une transsubstantiation. On se souvient en effet de ce que nous avons dit plus haut, à savoir qu’initialement autre que le sacrifice du Calvaire, le sacrifice de la messe est a posteriori substantiellement le même que celui du Calvaire (il s’agit d’antériorité et de postériorité logiques, bien entendu). C’est donc bien sous le rapport de la substance qu’il y a changement, et ce changement est tel que, par la puissance de Dieu, toute la substance du pain est convertie en la substance entière de Jésus-Christ, et toute la substance du vin en la substance entière de son sang, comme nous lisons dans le Catéchisme du Concile de Trente. Une telle conversion est évidemment unique, sans pareille, et l’on peut dire que la transsubstantiation, comme changement du pain et du vin au corps et au sang du Sauveur, représente son espèce même, ce qui n’est le fait d’aucun changement naturel ou « sensible », c’est-à-dire objet de nos sens. Et que les protestants et les modernistes ne viennent pas contester ici l’efficacité de la Parole de Dieu au prétexte d’une prétendue raison car ce qui répugne réellement à la raison, c’est leur propre thèse, selon laquelle Celui qui a eu assez de force pour faire exister ce qui n’était pas, l’univers entier, n’en aurait pourtant pas assez pour donner un nouvel être à des choses qui existaient déjà et pour les changer en d’autres.
À la lumière de ce qui vient d’être exposé l’on s’aperçoit que là où la transsubstantiation fait défaut, là il n’y a assurément point de messe, dès lors qu’il ne suffit pas à un sacrifice d’être propitiatoire, latreutique ou eucharistique pour mériter cette appellation. Encore doit-il s’identifier avec le sacrifice unique et parfait offert par le Christ sur le Golgotha. Or sans la conversion du pain et du vin au corps et au sang du Sauveur un sacrifice ne peut être le même que celui de la Croix ; il demeure autre. En vérité, il y a une seule chose qui distingue l’Oblation de la messe, de l’Oblation du Calvaire, mais aussi surprenant, aussi mystérieux que cela puisse paraître, c’est précisément de cette différence que naît énigmatiquement leur unité. Cette différence est la transsubstantiation qui manquait au Calvaire.
Seconde partie

La « nouvelle messe » est-elle valide ? se demandent de très nombreux catholiques. Il nous semble qu’à cette question on peut répondre plus aisément et avec un moindre risque d’erreur en la posant différemment, à savoir : confectionné dans la liturgie post-conciliaire, le sacrement de l’Eucharistie est-il valide ? Car ainsi que nous l’avons fait remarquer au début de notre ouvrage, il y a une grande différence entre le sacrement de l’Eucharistie et le sacrifice de la messe, le premier ayant lieu par la consécration, tandis que le second consiste surtout dans l’offrande (6). L’Eucharistie conservée dans le ciboire ou qu’on porte aux malades, par exemple, n’a que le caractère de sacrement, non celui de sacrifice. On a également vu que la forme de ce sacrement diffère de celle du sacrifice de la messe, ce qui entraîne l’existence de deux réalités distinctes.
Cela dit, notre question portant sur la validité du sacrement confectionné selon le « novus ordo » présuppose qu’il s’identifie bien, comme l’indique son titre, avec un « ordo missæ ». Car un ordre ou rituel est nécessairement ordre ou rituel de quelque chose, et non de rien, mais tous les rituels ne se confondent pas — il s’en faut de beaucoup — avec les rituels de la messe, ni même avec les rituels catholiques en général. Ainsi les protestants hostiles au Saint Sacrifice ont néanmoins un rituel à eux. Il s’agit d’un livre contenant l’ordre et la forme de leurs cérémonies religieuses. Les païens eux-mêmes n’ont jamais été sans connaître des rituels. Citons pour mémoire les rituels funéraires, ces recueils d’invocations et de prières que les anciens égyptiens adressaient aux dieux infernaux et dont on a trouvé de nombreux exemplaires dans les sarcophages et les tombeaux pharaoniques. Les sectes d’origine gnostique, enfin, ont toujours connu et connaissent encore plusieurs rites comprenant des rituels d’initiation sans aucun rapport avec la célébration de nos Saints Mystères.
On voit, par conséquent, qu’au sujet du « novus ordo » une seconde question, déjà évoquée, d’ailleurs, au début de cette étude, jaillit en quelque sorte de la première. Ce « novus ordo » coïncide-t-il réellement avec un nouvel ordre de la messe, dans l’acception orthodoxe de ce terme ? Que si contrairement à son titre, le rituel promulgué par Paul VI s’avérait être le rituel d’une chose autre que la messe, la « nouvelle messe » n’existerait pas à proprement parler. Qu’en résulterait-il dans ce cas pour le sacrement de l’Eucharistie ? Nous le verrons après avoir répondu dans l’ordre aux deux premières questions.
1) Sur la validité du sacrement de l’Eucharistie dans le « novus ordo missæ ».
Dans l’hypothèse où le rite montinien est réellement un rite de la messe on peut se demander qui la célèbre. Pour célébrer la messe nous entendons — mais est-il vraiment besoin de le préciser ? — célébrer les Saints Mystères, immoler et offrir à Dieu la Victime très sainte du sacrifice de la Nouvelle Loi. La réponse à cette question doit être cherchée dans la description que l’auteur du nouvel ordre de la messe nous donne lui-même de son ouvrage dans le complément à la « Présentation Générale » du Missel Romain de 1969, complément paru en juin 1970 dans la revue « Notitiæ », organe de la S. Congrégation du Culte divin (7). Dans cette étude on trouve le passage suivant (8) : « À la messe ou Cène du Seigneur le peuple de Dieu est invité à s’unir, sous la présidence du prêtre qui représente la personne du Christ, pour célébrer le mémorial du Seigneur, ou sacrifice eucharistique » (9). Pour saisir clairement en esprit la vraie signification de cette phrase il faut commencer par faire provisoirement abstraction de la proposition suivante qui s’y trouve intercalée entre deux virgules : « sous la présidence du prêtre qui représente la personne du Christ » (10). En effet, sans cette sorte de parenthèse gênante pour la compréhension du sens général de la phrase il vient : « À la messe ou Cène du Seigneur le peuple de Dieu est invité à s’unir… pour célébrer le mémorial du Seigneur, ou sacrifice Eucharistique » (11). Or le peuple n’a pas reçu le pouvoir de célébrer la messe. C’est en effet au prêtre seul, lorsqu’il est ordonné, que l’Evêque dit : « Recevez le pouvoir d’offrir à Dieu le sacrifice, et de célébrer la messe tant pour les vivants que pour les morts » (12). Il s’ensuit qu’à première vue, du moins, le sacrement dans la liturgie montinienne n’est pas valide.
Nous avons dit : à première vue, parce qu’il appert ailleurs de ce texte que c’est « sous la présidence du prêtre » que le peuple prétend célébrer le sacrifice de l’Église. Voyons la chose de plus près. Le verbe présider vient du latin prœ-sedere (s’asseoir à la première place) et signifie, comme chacun le sait, assister à une opération faite par d’autres, la surveiller ou la diriger. Par suite, présider à une action (par exemple, à la construction d’un édifice) n’équivaut nullement à accomplir soi-même cette action. Dans la majorité des cas, la personne qui préside se distingue même entièrement des personnes qui agissent. Ainsi les présidents des Chambres en France dirigent les débats et font observer le règlement, mais eux-mêmes ne prennent aucune part à ces mêmes débats. Il ne ressort nullement des termes de l’article 7 bis ci-dessus que le prêtre-président concélèbre la messe avec ce ministre collectif qu’est devenu le peuple dans la liturgie post-conciliaire. Nous lisons, bien sûr, que ce prêtre-président tient également la place du Christ, mais pour quoi faire exactement, on est en droit de se le demander, la célébration du sacrifice eucharistique ayant été dévolue au peuple ? Un prêtre peut représenter son divin Maître sous plusieurs rapports et, par suite, au cours d’actions autres que celle où un ministre confectionne le sacrement de l’Eucharistie, par exemple, lorsqu’il enseigne, exhorte, conseille ou exorcise au nom du Seigneur car s’il est bien vrai qu’il a dit à ses disciples : Faites ceci en mémoire de moi (Lc XXII, 19), Il leur a également dit : De toutes les nations faites des disciples (Mt XXVIII, 19), leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit (Mt XXVIII, 20). En bref, il ne ressort pas de l’article 7 bis en question qu’au cours de la « nouvelle messe » le prêtre agisse « in persona Christi », En bonne logique on aboutit même à la conclusion opposée, vu que s’il agissait « in persona Christi », en consacrant son corps et son sang à Dieu, son Père, ce même prêtre célébrerait ipso facto la messe. Or, encore une fois, ce n’est pas lui qui la célèbre ; c’est prétendument le peuple, du moins selon le texte examiné, et le peuple, avons-nous dit, n’a pas le pouvoir de consacrer l’Eucharistie. Compte tenu de la gravité du sujet, nous nous garderons, cependant, de conclure après l’examen de ce seul texte à l’invalidité du sacrement et pousserons plus loin notre analyse. (…)
(4) Cf. : « Bref examen critique de la nouvelle messe » présenté à Paul VI par les cardinaux Ottaviani et Bacci.
(5) « Bref examen critique » par les cardinaux Ottaviani et Bacci, ch. III.
(6) Cf. : Catéchisme du Concile de Trente, Chap. XX, 7.
(7) 1970.06 modifications apportées à la présentation générale du Missel Romain
(8) Art. 7 bis, chap. II.
(9) « In missa seu Cena dominica populus Dei in unum convocatur, sacerdote praesidente personamque Christi gerente, admemoriale Domini seu sacrificium eucharisticum celebrandum. »
(10) « Sacerdote paesidente personamque Christi gerente. »
(11) « In missa seu cena dominica populus Dei in unum convocatur… ad memoriale Domini seu sacrificium eucharisticum celebrandum »
(12) Catéchisme du Concile de Trente, Chap. XXVI, 8.
La Voie No2, 3e trim. 1978
À suivre…

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