Comment le protestantisme a dominé la moitié de l’Europe ?

On vous vante Luther ? Répondez d’un seul mot : Lutherrorisme ! 

Car c’est par la violence, le pillage, la tyrannie et les massacres que le protestantisme a dominé la moitié de l’Europe, il y a cinq siècles.

En un mot : par la Terreur. Yves Gérardin le montre en détails dans cette étude. 


Pour bien cerner la nature du lutherrorisme, une deuxième partie compare la violence protestante à celle des catholiques. Le résultat est sans appel : la violence catholique fut essentiellement défensive, face à des protestants qui, eux, voulaient réellement et partout imposer leur nouvelle religion par la force. 

Au total, pour tout le protestantisme (luthérien, calviniste, anglican, etc.), le bilan est terrible. Une religion qui est basée sur le libre examen de la Bible, et qui engendre ainsi des centaines de sectes concurrentes, n’a déjà pas grande vraisemblance.

Mais si on prouve qu’elle a violé d’emblée son propre principe, en s’imposant partout par la violence au lieu de librement convaincre, que lui reste-t-il ? 

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Catholiques de France

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One thought on “Comment le protestantisme a dominé la moitié de l’Europe ?

  1. Comment le protestantisme s’est-il imposé ?

    Dans un premier, surtout par la conversion des élites : en Allemagne, les princes avaient intérêt à accepter les thèses de Luther, justifiant l’abolition du monachisme et la saisie des monastères et de leurs terres (qui servaient largement dans des buts sociaux). Toutefois il serait simpliste d’en déduire que seul un calcul machiavélique les poussa, puisque bon nombre demeurèrent catholiques. La force de conviction de Luther joua grandement.

    Ce n’est pas un hasard si le principe selon lequel la religion du peuple doit être celle du souverain (« cujus regio, ejus religio ») vint de la défaite des catholiques et de la paix d’Augsbourg. Tandis que, de Constantin à Clovis (qui en se baptisant rejoignit la foi des Gallo-Romains sur lesquels il régnait), le catholicisme était venu, comme la sève, de la racine pour monter aux feuilles.

    Ce furent aussi leurs élites, nobles ou bourgeoises, qui convertirent la Scandinavie, l’Angleterre, l’Écosse, la Hollande ou Genève. Henri VIII d’Angleterre était un fervent persécuteur d’hérétiques, mais rompit avec Rome, sans motifs théologiques, parce que celle-ci lui refusait le divorce. Il en devint aussitôt un grand persécuteur de catholiques. Ses successeurs, par le Common Book of Prayer, ajoutèrent une contestation théologique d’inspiration calviniste à une simple querelle personnelle.

    Partout ce furent les nobles et les bourgeois qui se convertirent. L’Église jouait alors un important rôle social, populaire, et gênait les intérêts matériels des notables, ce qui explique en partie cette tendance. On peut aussi remarquer que la thèse protestante de la prédestination est en harmonie avec la culture spontanée qui s’exprime explicitement ou implicitement dans toutes les classes supérieures du monde, qui amène ses membres à se croire favorisés non par la hasard mais par une vertu innée (qu’on regarde, sur tout l’éventail politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par tous les centres, ces bourgeois qui expliquent que tout le mal vient d’une populace incapable de les comprendre et qu’il est donc impossible de sauver : ils sont inconsciemment frères de classe, malgré leurs haineuses rivalités partisanes, unis par le mépris du « Franchouillard », du « lumpenprolétariat » ou des « white trash », et babélistes pour cette raison, souvent « à la monsieur Jourdain » ; avec des préjugés opposés, ils naviguent vers le même port).

    La violence protestante s’est largement déclenchée contre des jacqueries (guerre des paysans en Allemagne) ou des révolutions millénaristes (mouvement anabaptiste de l’Empire). Luther, effaré de voir s’accomplir les prédictions de ceux qui annonçaient que les attaques contre l’Église bouleverseraient l’ordre social, prêcha aux nobles le devoir sacré d’écraser les révoltés. Les intéressés ne se firent pas prier.

    Objectivement le protestantisme qui avait dénoncé la violence de l’Église ne fit pas mieux. Les pieuses déplorations par les Anglais et les Hollandais du sort des Indiens d’Amérique du sud sous le joug espagnol précédèrent le quasi anéantissement des Indiens d’Amérique du nord par les puissances protestantes. Les bûchers catholiques furent imités par les bûchers protestants, qui semblent avoir été plus nombreux encore. Les catholiques purent dans leur répression du protestantisme se croire justifiés par une situation défensive, puisque celui-ci était un fait nouveau, mais les bilans objectifs sont difficiles à faire. Le massacre de Magdebourg ou celui de la Saint Barthélémy firent davantage de morts que la michelade ou n’importe quel massacre isolé de la guerre de Trente Ans, mais en France cette disproportion s’explique par le rapport de forces, et dans l’Empire on n’est pas capable de distinguer les pertes dues à l’armée espagnole ou impériale lors des guerres de Quatre-Vingts et de Trente Ans de celles dues aux armées protestantes. En Angleterre, la conversion très répandue des nobles à l’anglicanisme et des bourgeois au calvinisme décapita le camp catholique et aboutit à ce que la révolution de 1688 contre le souverain légitime catholique se fît « sans un saignement de nez ».

    Il est à remarquer que le parti dévot, partisan en France d’une subordination aux Habsbourg et d’un écrasement militaire des protestants, était dirigé par des notables qui, bien qu’assoiffés de sang protestant, souhaitaient subordonner l’autorité religieuse de l’Église à leur surveillance. Ils sont les précurseurs des jansénistes et des révolutionnaires de 1789, bien que ceux-ci en aient agité l’ombre et utilisé le souvenir en repoussoir censé justifier leurs prétentions.

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