François : On ne doit pas chercher à convertir les non-croyants

Nous avons déjà écrit ici à propos de la haine farouche du pseudopape François pour le « prosélytisme », c’est-à-dire contre les méthodes apologétiques catholiques les plus élémentaires. Contre cet horrible « prosélytisme » catholique, François a développé au cours de son règne un type bien particulier « d’évangélisation ». Celui-ci apparaît fort bien dans cet extrait tiré d’une retranscription d’une rencontre entre François et des jeunes lycéens italiens en Décembre 2019 :

Nous sommes tous pareils, nous sommes tous des enfants de Dieu, et cela purifie et humanise notre regard…Il ne m’est jamais venu à l’esprit (et il ne devrait jamais me venir à l’esprit) de dire à un garçon ou à une fille : « Tu es Juif, tu es musulman : viens, convertis-toi ! »…Nous ne vivons pas au temps des Croisades…La dernière  chose que je devrais faire, c’est d’essayer de convaincre un non-croyant. Jamais. La dernière chose que je devrais faire, c’est de parler. (Et si je dois parler, c’est seulement si un non-croyant le demande). Ecoutez : l’Évangile n’est jamais, jamais proposé au moyen du prosélytisme.

François, Dialogo Del Santo Padre Francesco Con Gli Studenti, Vatican News, 20 Décembre 2019

Tout ceci résume effectivement bien l’approche pseudo-évangélique de François. Pour lui, il est impensable de vouloir convaincre l’autre, le non-croyant, de la véracité du catholicisme. Selon lui, l’évangélisation doit se faire, non pas par la parole, mais par l’exemple. Comme si l’exemple ne pouvait pas être donné au moyen de la prédication écrite ou orale.

De plus, en bon moderniste radical, dans le passage complet de l’entretien, François assimile directement le « prosélytisme » catholique (c’est-à-dire la prédication et l’apologétique classique) avec un extrait de la chanson de Roland où serait décrite une conversion forcée. Comme si l’Église avait jamais toléré ou enseigné une telle chose.

Toujours dans le même entretien, François affirme :

Il faut vivre en accord avec sa foi. Et ainsi, notre témoignage éveillera la curiosité de l’autre, qui demandera : « mais pourquoi fais-tu cela ? » Alors là, oui, on peut parler et lui répondre.

Mais précisément, quel est l’exemple, quel est le témoignage que rend François au monde, à part prier avec des non-catholiques, prêcher des erreurs qui choquent même les athées, participer ou permettre l’introduction de représentations d’idoles païennes au Vatican ?

En outre, l’obsession de François pour le soi-disant prosélytisme « offensif » résulte en des contradictions communes à tous les subjectivistes de notre époque. S’il est un grave péché de chercher à convaincre les autres de notre foi par la parole, il faut dans ce cas que François cesse à l’instant de s’exprimer, que ce soit par son « magistère », par ses allocutions ou par ses discours divers et variés.

En fait, par le simple fait de donner ces conseils abominables à ces pauvres lycéens italiens, François fait déjà preuve de prosélytisme. Le pire qui soit, d’ailleurs, puisqu’il va complètement à l’encontre de l’enseignement évangélique le plus élémentaire :

Et Il leur dit : Allez dans le monde entier, et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et qui sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Marc 16 ; 15-16

Pour finir, notons que tout récemment, quelques malheureux égarés qui se sont fait une spécialité de défendre mordicus l’église antéchristique de Vatican 2, ont eu l’audace de nous accuser, nous (les catholiques traditionalistes en général), de n’être que des réactionnaires, qui n’évangélisions pas.

Sans nous épancher sur l’imbécilité de cette remarque, contentons-nous de remarquer à quel point ces individus sont en rupture totale avec l’enseignement pastoral du faux prophète qu’ils croient malheureusement être un vrai pape catholique. Qu’ils appliquent donc ses préceptes et qu’ils se taisent.

Guillaume Von Hazel

Guillaume Von Hazel

One thought on “François : On ne doit pas chercher à convertir les non-croyants

  1. Puisque, dorénavant, on ne doit plus évangéliser, en vue de la conversion des personnes croyantes non chrétiennes, doit-on en conclure que l’on doit désormais consensualiser, en vue de la convergence avec les religions non chrétiennes, ou en vue de la convergence entre toutes les religions, dans une logique et une optique d’accompagnement humanisateur de la mondialisation ?

    Si la réponse à cette question n’est pas négative, en quoi donc cette « stratégie pastorale » est-elle d’inspiration surnaturellement et théologalement chrétienne ?

    Que pensent donc les ex-musulmans, ainsi que les musulmans modérés, critiques à l’égard d’au moins une partie des fondements, du contenu, ou du déploiement, à travers l’histoire, de l’islam, de l’islamophilie explicite et officielle de presque tous les hommes d’Eglise, dans le cadre du néo-catholicisme ?

    Et comment ne pas en arriver à se dire, au contact de cette transformation de l’Eglise missionnaire en une Eglise partenaire, qu’aux origines de cette transformation, il y en a une tout autre, qui porte, pour ainsi dire, sur l’objet de la révélation chrétienne,

    – Jésus-Christ n’étant plus considéré comme étant le révélateur de l’amour et de la lumière du seul vrai Dieu, Père, Fils, Esprit, à charge, pour chaque être humain, dans toute la mesure du possible, de le connaître, de l’aimer et de le servir, au moyen de la religion chretienne,

    mais

    – Jésus-Christ semblant vraiment être désormais tenu pour le révélateur d’une exhortation voire d’une obligation, panchristique et postmoderne, notamment wojtylienne : le respect, presque inconditionnel, de toutes les conceptions, convictions, doctrines et pratiques religieuses non chrétiennes ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.