GNÔSIS – Le documentaire qui explique les pièges de la Gnose

« La gnose, c’est un thème et des variations. » – Étienne Couvert Bouddhisme, Cathares, Davos, Franc-maçonnerie, Gaïa, Guénon, Kabbale, Marcion, Mani, Non-Être…

Si l’acception gnose est historiquement rattachée aux quatre premiers siècles de l’ère chrétienne, ses masques ont perduré jusqu’à nos jours et Davos.

Ce film réunit Alain Pascal, Roland Hureaux et Étienne Couvert pour cheminer à travers les influences de la gnose entendue en son sens transhistorique. Depuis le péché originel où celle-ci s’est présentée telle la délivrance par la connaissance face au salut par la foi.

Puisse Gnôsis aider à ne plus tomber dans les sirènes et les pièges de la gnose, qu’elle soit de gauche ou de droite voire prétendument opposée au système.

Chose impossible, la gnose étant son moteur, ce que montrent ces quatre parties :

00:04:06 I. L’hameçon – Le mieux est l’ennemi du bien

00:37:41 II. La bascule – Ni promesse ni Incarnation

01:12:07 III. La riposte – Hérésies juives et chrétiennes

01:44:05 IV. L’annihilation – De l’utopie au Grand Tout

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4 thoughts on “GNÔSIS – Le documentaire qui explique les pièges de la Gnose

  1. Dénoncer le gnosticisme, c’est bien. Et ce peut être bien utile, car l’infiltration par le gnosticisme s’étend gravement.

    Hélas, l’autodidacte lyonnais Étienne Couvert, peu rigoureux, fait partie de ceux qui à force d’étudier la Gnose ont fini par en être imbibés, par la prendre pour autre chose qu’une vaste supercherie, et finalement par en répandre les mensonges. Et pour ce que je connais d’Alain Pascal, c’est au moins en partie le cas.

    Je ne connais Roland Hureaux que de nom : je n’ai donc vraiment rien à en dire.

  2. Bonjour,
    Pourriez-vous nous dire en quoi le travail de dénonciation de la gnose par ces deux auteurs serait selon vous «imbibé de gnose»… ?
    Il serait bon d’argumenter avant de porter ce genre d’accusations.
    Merci d’avance pour votre réponse !

    1. Qu’est-ce que la Gnose ?

      Un ensemble de doctrines ayant en commun d’enseigner que le monde matériel est mauvais et que certaines âmes ont une étincelle divine et sont destinées, si elle découvrent un savoir (c’est le sens du mot grec γνῶσις) réservé à des initiés, au salut. Hérésie chrétienne, la Gnose rejette l’Ancien Testament comme récit des faits d’un dieu mauvais, créateur de la matière, qu’elle oppose au dieu bon du Nouveau Testament, purement spirituel et jamais incarné.

      La Gnose est très ancienne, et ses adeptes se réclament d’ordinaire d’une antiquité plus grande encore. Elle se répand dans la dissidence (on vient de me refuser 4 commentaires sur le site d’Égalité et réconciliation, où je prouvais que le sionisme qu’on y disait tiré du dieu de haine de l’Ancien Testament venait en fait plutôt de la cabale, polythéiste, donc d’une forme de gnose comparable à celle de cette association). La dénoncer est donc utile.

      L’Église fut assiégée d’hérésies manichéennes gnostiques pendant tout le Moyen Âge.

      Étienne Couvert s’est concentré sur deux sujets. Il a traité du rapport entre les Esséniens et les manuscrits de la Mer morte (qui pour lui sont mal datés) et du christianisme, considérant que les Esséniens étaient les premiers chrétiens, et acceptant tous les passages desdits manuscrits compatibles avec cette thèse, rejettant arbitrairement les autres. À elle seule, une telle démarche est douteuse quant à la rigueur assurément, sinon quant à la théologie. Il a surtout traité de la Gnose, qu’il décrit comme le grand complot perpétuel contre l’Église. L’Islam pour lui en vient, et la Renaissance, le jansénisme, la révolution, etc.

      Alain Pascal a traité des mêmes sujets dans le même sens. Lui aussi voit l’Islam comme la construction, contre le christianisme, de l’ésotérisme préfigurateur de la cabale. Il considère la gnose valentinienne comme l’ésotérisme talmudique. La Renaissance en viendrait aussi, et le Lumières, et le mondialisme maçonnique, et le nationalisme allemand supposé dû à Luther (Luther qu’il présente comme superstitieux et luciférien conscient – et pourtant manipulé par ces milieux !), et l’opposition au Saint Empire romain germanique du temps de Charles Quint, etc.

      Je tiens pour justifiées la comparaison de certains thèmes de la Gnose à la cabale (ésotérisme, prédisposition au salut par l’essence de certaines ámes), des remarques sur de permanentes tentatives d’implantation du manichéisme gnostique en Occident, sur le rôle de la Renaissance dans la modernité, sur quelques points communs entre le protestantisme et la Gnose, sur le rôle de la cabale dans le jansénisme, plus encore dans les Lumières, qui façonnèrent la révolution, et sur le mondialisme maçonnique.

      Si critique que je puisse être envers l’Islam, je juge aberrant d’en faire une succursale de la Gnose, puisqu’il n’oppose pas un dieu mauvais à un dieu bon et inverse, et qu’il est largement hostile à l’ésotérisme (malgré l’exception des soufis et de quelques personnalités isolées).

      Le protestantisme part d’un démarche anti-gnostique. D’abord parce que les grands fondateurs du protestantisme reprochaient justement au catholicisme de n’être pas assez de la Bible, et surtout pas assez de l’Ancien Testament. On ne saurait faire plus éloigné de la Gnose.

      Je suis consterné qu’on puisse reprocher à Luther des superstitions communes à ses ennemis, oublier qu’il se présentait comme ennemi du diable avec lequel il aurait discuté, outré qu’un intellectuel brillant (Alain Pascal) ne voie pas que la sola scriptura de Luther est aux antipodes de tout ésotérisme (la Tradition catholique est entre ces deux extrêmes), je m’esclaffe qu’on puisse écrire que quelqu’un est manipulé et qu’il est luciférien conscient, je tombe à la renverse qu’on reproche à Luther son « nationalisme » (?), et je n’ai plus de réactions à la hauteur lorsque je vois qu’on dénonce le nationalisme allemand comme opposé à l’empire mondialiste de Charles Quint mais qu’on se prétend opposé au mondialisme maçonnique. Aïe, ouille !

      Comment peut-on s’opposer au babélisme maçonnique quand on défend son précurseur ?

      Qui a droit d’être nationaliste ?

      Une seule logique à cela : le milieu ambiant de la restauration du dix-neuvième siècle, celle du franc-maçon Louis XVIII (qui avait tout fait pour favoriser la chute et la mort de son frère Louis XVI), milieu qui mêlait des pseudo-chrétiens ultra-modernes héritiers des libertins à des pharisiens pseudo-catholiques héritiers de l’ignoble parti dévôt et de ses avatars (Compagnie du Saint Sacrement et opposition parlementaire). Car c’est le parti dévôt qui, par hostilité devenue excessive (et pas chrétienne) envers les protestants, penchait pour les Impériaux contre leur propre pays, le royaume de France, souhaitant la sujétion aux Habsbourg. Eux aussi étaient cabalistes selon les critères d’Alain Pascal, et se fondirent largement dans cette autre dérive cabaliste que je vois dans le jansénisme.

      Quand on dénonce (justement, car elles sont peu connues) les atrocités des guerre de religion contre les catholiques, il serait honnête de rappeler celles contre les protestants (qui certes peuvent être suppisées connues tant elles sont ressassées). Et surtout on prend garde de ne pas paraître devenir un adepte du parti dévôt qui souhaitait la guerre civile en France, le renversement de la dynastie légitime, la soumission aux Habsbourgs et l’extermination des pritestants.

      Croire, comme Couvert et, ce me semble, Alain Pascal, en un complot soutenu et perpétuel de la Gnose, là où on devrait voir un fourmillement d’influences, fourmillement dont seules certaines étapes sont des complots, c’est je crois cautionner les mensonges des cabalistes. Ceux-ci poussent des cris d’orfraie au rappel de l’histoire compliquée et des influences contradictoires de leur foi, faits qui contredisent leur mythologie et leut donne tort. En prenant au sérieux leurs mythes, en fait on étaye leurs croyances, qu’on les dénonce ou pas ensuite.

      Et finir, depuis des positions ultramontaines, par rejoindre l’idolâtrie de cette farce anachronique que fut l’impérialisme des Habsbourg, c’est, au nom des guelfes, combattre pour les gibelins ; et, au nom de l’anti-noachisme, ferrailler pour le mondialisme maçonnique.

      Babel au nom de la lutte contre Babel.

      1. Outre le fait qu’adoptant une grille de lecture qui rejoint celle du (cabaliste) parti dévot et des (francs-maçons, donc cabalistes) « ultras » de la Restauration, Alain Pascal rejoint finalement leur babélisme par l’idolâtrie de l’empire de Charles Quint (donc le parti des gibelins, eux aussi cabalisés), il s’appuie aussi sur des renseignements historiques douteux par ailleurs. On a vu plus haut qu’il tenait pour ésotériste l’Islam, très largement hostile à l’ésotérisme pourtant (les exceptions y sont rares, et isolées) ; de même prétend-il que le national-socialisme allemand se serait réclamé des rose-croix, alors que ce régime a interdit toutes les formes de la cabale, y compris les mouvements rose-croix (encore une fois, s’il s’agit d’individus isolés que l’on veut dénoncer, on ne doit pas leur donner le nom d’un ensemble). Et il souligne les liens, lors de la guerre de Sécession, entre les Nordistes et les b’nai b’rith, oubliant de rappeler ceux, plus forts encore, entre les mêmes influences et les Sudistes (rappelons aussi que le général sudiste Albert Pike, un des futurs dirigeants du sudiste Ku Klux Klan, fut le franc-maçon de rite écossais le plus important de son siècle). On est ici face à un abyssal aveuglement, qui perçoit la goutte de cabale chez les autres, mais pas le tonneau de cabale chez ceux vers qui il penche, dirait-on.

        Mais pour être honnête, il ne manque pas de bonnes choses dans ses analyses. Il évite même souvent un manichéisme qu’on trouve chez tant d’autres antignostiques cabalisés. Qu’on en juge :

        https://www.amazon.fr/Renaissance-cette-imposture-guerre-gnoses/dp/2894289022

        Aprés avoir rappelé que la culture de l’Antiquité païenne avait toujours été connue en Occident avant 1453, date officielle de la Renaissance, Alain Pascal montre qu’il n’y a pas une mais deux formes de renaissance, l’une chrétienne qui est principalement artistique, et l’autre anti-chrétienne qui est gnostique et kabbalistique. Cette dernière forme marque une rupture et une régression dans la civilisation de l’Occident chrétien, et l’auteur en tire la conséquence sur l’Humanisme (…)

        👏

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