J’accuse Bergoglio d’hérésie et de schisme,et je demande qu’il soit jugé – Mgr Vigano

Mgr Vigano, vient de publier un nouveau texte sur son site aujourd’hui dans lequel il accuse Bergoglio d’hérésie et de schisme, et demande qu’il soit jugé comme hérétique et schismatique et démis du trône pontifical:

“Devant mes frères dans l’épiscopat et devant tout le corps ecclésial, j’accuse Jorge Mario Bergoglio d’hérésie et de schisme,et je demande qu’il soit jugé comme hérétique et schismatique et qu’il soit démis du trône qu’il a indignement occupé pendant plus de onze ans”

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J’accuse

Déclaration

par S.E. Mgr Carlo Maria Viganò,
Archevêque titulaire d’Ulpiana, Nonce apostolique
sur l’accusation de schisme

« Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !
Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure :
si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème. »

Gal 1:8-9

“Quand je pense que nous nous trouvons dans le palais du Saint-Office, qui est le témoin exceptionnel de la Tradition et de la défense de la Foi catholique, je ne peux m’empêcher de penser que je suis chez moi, et que c’est moi, que vous appelez “le traditionaliste”, qui devrais vous juger.” Ainsi l’Archevêque Marcel Lefebvre en 1979, convoqué à l’ex-Saint-Office, en présence du Préfet Cardinal Šeper et de deux autres Prélats.

Comme je l’ai déclaré dans le Communiqué du 20 juin dernier, je ne reconnais l’autorité ni du tribunal qui prétend me juger, ni de son Préfet, ni de celui qui l’a nommé. Cette décision, certes douloureuse, n’est pas le fruit de la précipitation ou de l’esprit de rébellion ; mais dictée par la nécessité morale qui, comme Évêque et Successeur des Apôtres, m’oblige en conscience à témoigner de la Vérité, c’est-à-dire de Dieu lui-même, de Notre Seigneur Jésus-Christ.

J’affronte cette épreuve avec la détermination qui me vient de savoir que je n’ai aucune raison de me considérer séparé de la communion avec la Sainte Église et avec la Papauté, que j’ai toujours servies avec une dévotion filiale et une fidélité. Je ne pourrais concevoir un seul instant de ma vie en dehors de cette unique Arche de salut, que la Providence a constituée comme Corps Mystique du Christ, dans la soumission à son Chef divin et à son Vicaire sur terre.

Les ennemis de l’Église catholique craignent le pouvoir de la Grâce qui opère par les Sacrements et surtout le pouvoir de la Sainte Messe, terrible “katèkon” qui anéantit beaucoup de leurs efforts et conquiert à Dieu tant d’âmes qui autrement se perdraient. Et c’est précisément cette conscience de la puissance de l’action surnaturelle du Sacerdoce catholique dans la société qui est à l’origine de leur hostilité féroce à la Tradition. Satan et ses serviteurs savent très bien quelle menace constitue la seule véritable Église pour leur plan antichristique. Ces subversifs – que les Pontifes Romains ont courageusement dénoncés comme ennemis de Dieu, de l’Église et de l’humanité – se reconnaissent dans la inimica vis, la Franc-maçonnerie. Elle s’est infiltrée dans la Hiérarchie et a réussi à lui faire déposer les armes spirituelles dont elle disposait, ouvrant les portes de la Citadelle à l’ennemi au nom du dialogue et de la fraternité universelle, concepts justement intrinsèquement maçonniques. Mais l’Église, à l’exemple de son divin Fondateur, ne dialogue pas avec Satan : elle le combat.

LES CAUSES DE LA CRISE ACTUELLE


Comme l’a souligné Romano Amerio dans son essai fondamental Iota unum, cette reddition vile et coupable commence avec la convocation du Concile œcuménique Vatican II et avec l’action souterraine et très organisée d’ecclésiastiques et de laïcs liés aux loges maçonniques, visant à subvertir lentement mais inexorablement la structure de gouvernement et de magistère de l’Église pour la démolir de l’intérieur. Inutile de chercher d’autres raisons : les documents des sociétés secrètes démontrent l’existence d’un plan d’infiltration conçu au XIXe siècle et réalisé un siècle plus tard, exactement dans les termes où il avait été pensé. Des processus dissolutifs analogues avaient été réalisés auparavant dans la sphère civile, et ce n’est pas un hasard si les Papes surent voir dans les mouvements et les guerres qui ont ensanglanté les Nations européennes l’œuvre de décomposition de la Franc-maçonnerie internationale.

À partir du Concile, l’Église s’est donc faite porteuse des principes révolutionnaires de 1789, comme l’ont admis certains parmi les partisans de Vatican II et comme cela est confirmé par l’appréciation des Loges à l’égard de tous les Papes du Concile et du post-concile précisément pour les changements que les Maçons invoquaient depuis longtemps.

Le changement, en fait : la mise à jour a été tellement au centre du discours conciliaire qu’elle est devenue la marque distinctive de Vatican II et a placé cette assemblée comme le terminus post quem qui marque la fin de l’ancien régime – celui de la “vieille religion”, de la “vieille messe”, du “préconcile” – et le début de la “église conciliaire”, avec sa “nouvelle messe” et la relativisation substantielle de tout Dogme. Parmi les partisans de cette révolution figurent les noms de ceux qui, jusqu’au Pontificat de Jean XXIII, avaient été condamnés et éloignés de l’enseignement en raison de leur hétérodoxie. La liste est longue et comprend également cet Ernesto Buonaiuti, excommunié vitandus, ami de Roncalli, mort impenitent dans l’hérésie et que, tout récemment, le Président de la CEI Card. Matteo Zuppi a commémoré par une Messe dans la cathédrale de Bologne, comme le rapporte avec une emphase mal dissimulée Il Faro di Roma (ici): “Près de quatre-vingts ans plus tard, un cardinal totalement en ligne avec le Pape recommence justement par un geste liturgique qui a tout à fait le goût de la réhabilitation. Ou du moins d’un premier pas en ce sens.”

L’ÉGLISE ET L’ANTI-ÉGLISE


Je suis donc appelé devant le tribunal qui a remplacé le Saint-Office pour être jugé pour schisme, tandis que le chef des Évêques italiens – indiqué parmi les papables et totalement en ligne avec le Pape – célèbre illégalement une Messe de suffrage pour l’un des pires et des plus obstinés représentants du Modernisme, contre lequel l’Église – celle dont selon eux je serais séparé – avait prononcé la condamnation la plus sévère. En 2022, dans le journal de la CEI Avvenire, le prof. Luigino Bruni faisait l’éloge du Modernisme en ces termes:

[…] “un processus de renouvellement nécessaire pour l’Église catholique de son temps, encore imperméable aux études critiques sur la Bible qui se développaient depuis de nombreuses décennies dans le monde protestant. Accueillir les études scientifiques et historiques sur la Bible était pour Buonaiuti le chemin principal pour la rencontre de l’Église avec la modernité. Une rencontre qui, cependant, n’a pas eu lieu, car l’Église catholique était encore dominée par les théorèmes de la théologie néo-scolastique et bloquée par la peur de la Contre-Réforme que les vents protestants pourraient finalement envahir le corps catholique.”

Ces paroles suffiraient à comprendre l’abîme qui sépare l’Église catholique de celle qui l’a remplacée avec le Concile Vatican II, lorsque les vents protestants envahirent enfin le corps catholique. Cet épisode très récent n’est que le dernier d’une série infinie de petits pas, de silences consentants, de clins d’œil complices avec lesquels les mêmes dirigeants de la Hiérarchie conciliaire ont rendu possible la transition “des théorèmes de la théologie néo-scolastique” – c’est-à-dire de la formulation claire et sans équivoque des Dogmes – à l’apostasie actuelle. Nous nous trouvons dans la situation surréaliste où une Hiérarchie se définit catholique et pour cela prétend à l’obéissance du corps ecclésial, tout en professant des doctrines que, avant le Concile, l’Église avait condamnées ; et qui condamne comme hérétiques, des doctrines qui jusque-là avaient été enseignées par tous les Papes.

Cela se produit lorsque l’absolu est retiré de la Vérité et qu’il est relativisé en l’adaptant à l’esprit du monde. Comment agiraient, aujourd’hui, les Pontifes des derniers siècles ? Me jugeraient-ils coupable de schisme, ou bien condamneraient-ils celui qui se prétend leur Successeur ? Avec moi, le sanhédrin moderniste juge et condamne tous les Papes catholiques, car la Foi qu’ils ont défendue est la mienne ; et les erreurs que défend Bergoglio sont celles qu’ils ont tous, sans exception, condamnées.

HERMÉNEUTIQUE DE LA RUPTURE


Je me demande alors : quelle continuité peut-on établir entre deux réalités qui se contredisent mutuellement ? entre l’église conciliaire et synodale de Bergoglio et celle “bloquée par la peur de la Contre-Réforme” dont celui-ci se distance ostensiblement ? Et de quelle “église” serais-je en état de schisme, si celle qui prétend être catholique se distingue de la véritable Église justement par sa prédication de ce que celle-ci condamnait et par la condamnation de ce qu’elle prêchait ?

Les adeptes de “l’église conciliaire” répondront que cela est dû à l’évolution du corps ecclésial dans un “renouvellement nécessaire” ; tandis que le Magistère catholique nous enseigne que la Vérité est immuable et que la doctrine de l’évolution des dogmes est hérétique.

Deux églises, certes : chacune avec ses doctrines, ses liturgies et ses saints ; mais pour le Catholique, l’Église est Une, Sainte, Catholique et Apostolique, pour Bergoglio l’église est conciliaire, œcuménique, synodale, inclusive, immigrationniste, écoresponsable, gay-friendly.

L’AUTO-DESTITUTION DE LA HIÉRARCHIE CONCILIAIRE


L’Église aurait donc commencé à enseigner l’erreur ? Peut-on croire que la seule Arche de salut soit en même temps un instrument de perdition pour les âmes ? que le Corps Mystique se sépare de son Chef divin, Jésus-Christ, annulant ainsi la promesse du Sauveur ? Cela ne peut évidemment pas être admissible et celui qui le soutient tombe dans l’hérésie et le schisme. L’Église ne peut enseigner l’erreur, ni son Chef, le Pontife Romain, ne peut être en même temps hérétique et orthodoxe, Pierre et Judas, en communion avec tous ses Prédécesseurs et en même temps en schisme avec eux.

La seule réponse théologiquement possible est que la Hiérarchie conciliaire, qui se proclame catholique mais embrasse une foi différente de celle enseignée constamment pendant deux mille ans par l’Église catholique, appartient à une autre entité et pour cela ne représente pas la véritable Église du Christ.

À ceux qui me rappellent que l’Archevêque Marcel Lefebvre n’est jamais allé jusqu’à remettre en question la légitimité du Pontife Romain, tout en reconnaissant l’hérésie et même l’apostasie des Papes conciliaires – comme lorsqu’il s’exclamait :

“Rome a perdu la Foi ! Rome est dans l’apostasie !” – je rappelle qu’au cours de ces cinquante dernières années, la situation s’est dramatiquement aggravée et qu’il est très probable que ce grand Pasteur agirait aujourd’hui avec une fermeté égale, répétant publiquement ce qu’il disait alors seulement à ses clercs : “Dans ce concile pastoral, l’esprit d’erreur et de mensonge a pu travailler à son aise, plaçant partout des bombes à retardement qui feront exploser les institutions en temps voulu”.

(Principes et directives, 1977)

Et encore :

“Celui qui est assis sur le Siège de Pierre participe à des cultes de faux dieux. Quelle conclusion devrions-nous en tirer, peut-être dans quelques mois, face à ces actes réitérés de communication avec les faux cultes ? Je ne sais pas. Je me le demande. Mais il est possible que nous nous trouvions obligés de croire que le Pape n’est pas Pape. Parce qu’à première vue, il me semble – je ne veux pas encore le dire de manière solennelle et publique – qu’il est impossible qu’un homme qui est publiquement et formellement hérétique soit Pape”.

(30 Mars 1986)

Comment comprenons-nous que la “église synodale” et son chef Bergoglio ne professent pas la Foi catholique ? Par l’adhésion totale et inconditionnelle de tous ses membres à une multitude d’erreurs et d’hérésies déjà condamnées par le Magistère infaillible de l’Église catholique et par le refus ostentatoire de toute doctrine, précepte moral, acte de culte et pratique religieuse qui ne soit pas sanctionné par “leur” concile. Aucun d’entre eux ne peut en conscience souscrire à la Profession de Foi tridentine et au Serment Anti-moderniste, car ce que tous deux expriment est exactement le contraire de ce que Vatican II et le soi-disant “magistère conciliaire” insinuent et enseignent.

Puisqu’il n’est pas théologiquement soutenable que l’Église et la Papauté soient des instruments de perdition au lieu de salut, nous devons nécessairement conclure que les enseignements hétérodoxes véhiculés par la soi-disant “église conciliaire” et par les “papes du Concile” de Paul VI en avant constituent une anomalie qui remet sérieusement en question la légitimité de leur autorité magistérielle et de gouvernement.

L’UTILISATION SUBVERSIVE DE L’AUTORITÉ


Nous devons comprendre que l’utilisation subversive de l’autorité dans l’Église visant à sa destruction (ou à sa transformation en une église autre que celle voulue et fondée par le Christ) constitue en soi un élément suffisant pour rendre nulle l’autorité de ce nouveau sujet qui s’est volontairement superposé à l’Église du Christ en usurpant son pouvoir. Voilà pourquoi je ne reconnais pas la légitimité du Dicastère qui me juge.

Les modalités par lesquelles a été menée l’action hostile contre l’Église catholique confirment qu’elle était planifiée et voulue, car sinon ceux qui la dénonçaient auraient été écoutés et ceux qui y coopéraient se seraient immédiatement arrêtés. Certes, avec les yeux d’alors et la formation traditionnelle de la plupart des Cardinaux, des Évêques et du Clergé, le “scandale” d’une Hiérarchie qui se contredisait elle-même apparut comme une telle énormité que de nombreux Prélats et clercs ne voulurent pas croire possible que les principes révolutionnaires et maçonniques puissent trouver accueil et promotion dans l’Église. Mais ce fut précisément cela le coup de maître de Satan – comme l’a défini l’Archevêque Lefebvre – qui sut se servir du respect et de l’amour filial des Catholiques envers l’Autorité sacrée des Pasteurs pour les amener à mettre l’obéissance avant la Vérité, espérant peut-être qu’un futur Pape pourrait d’une manière ou d’une autre réparer le désastre accompli et dont les résultats dévastateurs pouvaient déjà être perçus. Cela n’arriva pas, malgré le fait que certains avaient courageusement donné l’alerte. Et moi-même, je me compte parmi ceux qui, dans cette phase troublée, n’ont pas osé s’opposer aux erreurs et déviations qui ne s’étaient pas encore montrées complètement dans leur dimension destructrice. Je ne veux pas dire par là que je n’avais pas pressenti ce qui se passait, mais que je n’avais pas trouvé – en raison de l’intense travail et des tâches totalisantes de nature bureaucratique et administrative au service du Saint-Siège – les conditions pour saisir la gravité inouïe de ce qui se déroulait sous nos yeux.

LA CONFRONTATION


L’occasion qui m’a conduit à la confrontation avec mes Supérieurs ecclésiastiques a commencé lorsque j’étais Délégué pour les Représentations Pontificales, puis comme Secrétaire Général du Gouvernorat et enfin comme Nonce Apostolique aux États-Unis. Ma guerre contre la corruption morale et financière a déclenché la fureur du Secrétaire d’État de l’époque, le Cardinal Tarcisio Bertone, lorsque – conformément à mes compétences de Délégué pour les Représentations Pontificales – j’ai dénoncé la corruption du Cardinal McCarrick, et je me suis opposé à la promotion à l’Épiscopat de candidats corrompus et indignes présentés par le Secrétaire d’État, qui m’a fait transférer au Gouvernorat, parce que “je l’empêchais de faire les évêques qu’il voulait”. Ce fut toujours Bertone, avec la complicité du Cardinal Lajolo, qui entrava mon œuvre visant à lutter contre la corruption généralisée au Gouvernorat, où j’avais déjà obtenu des résultats importants au-delà de toute attente. Ce furent encore Bertone et Lajolo qui convainquirent le Pape Benoît de me chasser du Vatican et de m’envoyer aux États-Unis. Là, je me suis retrouvé à devoir affronter les sombres affaires du Cardinal McCarrick, y compris ses relations dangereuses avec des politiciens de l’Administration Obama-Biden et à l’échelle internationale, que je n’ai pas hésité à dénoncer au Secrétaire d’État Parolin qui n’en tint aucun compte.

Cela m’a conduit à considérer de nombreux événements auxquels j’avais assisté au cours de ma carrière diplomatique et de Pasteur sous un autre jour, à en saisir la cohérence avec un projet unique qui, par nature, ne pouvait être ni exclusivement politique ni exclusivement religieux, puisqu’il incluait une attaque globale contre la société traditionnelle fondée sur l’enseignement doctrinal, moral et liturgique de l’Église.

LA CORRUPTION COMME INSTRUMENT DE CHANTAGE


Ainsi donc, d’un Nonce Apostolique estimé – pour lequel l’autre jour le même Cardinal Parolin a reconnu ma loyauté, honnêteté, correction et efficacité exemplaires – je suis devenu un Archevêque gênant, non seulement pour avoir demandé justice dans les procès contre des Prélats corrompus, mais aussi et surtout pour avoir donné une clé de lecture qui montre comment la corruption dans la Hiérarchie était une prémisse nécessaire pour la contrôler, la manœuvrer et la contraindre par le chantage à agir contre Dieu, contre l’Église et contre les âmes. Et ce modus operandi – que la Franc-maçonnerie avait minutieusement décrit avant de s’infiltrer dans le corps ecclésiastique – est identique à celui adopté dans les institutions civiles, où les représentants du peuple, notamment aux plus hauts niveaux, sont en grande partie manipulables parce que corrompus et pervertis. Leur obéissance aux délires de l’élite mondialiste conduit les peuples à la ruine, à la destruction, à la maladie, à la mort : et à la mort non seulement du corps, mais aussi de l’âme. Parce que le véritable projet du Nouvel Ordre Mondial – auquel Bergoglio est asservi et duquel il tire sa légitimité des puissants du monde – est un projet essentiellement satanique, dans lequel l’œuvre de la Création du Père, de la Rédemption du Fils et de la Sanctification du Saint-Esprit est haïe, effacée et contrefaite par la simia Dei et ses serviteurs.

SI VOUS NE PARLEZ PAS, LES PIERRES CRIERONT


Assister au renversement total de l’ordre divin et à la propagation du chaos infernal avec la collaboration zélée des sommets du Vatican et de l’Épiscopat, nous fait comprendre combien les paroles de la Vierge Marie à La Salette sont terribles – Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist – et quel odieux trahison est constituée par l’apostasie des Pasteurs, et par celui encore plus inouï de celui qui siège sur le Trône du Bienheureux Pierre.

Si je restais silencieux devant cette trahison – qui se consomme avec la complicité lâche de nombreux, trop nombreux Prélats réticents à reconnaître dans le Concile Vatican II la cause principale de la révolution actuelle et dans l’adultération de la Messe catholique l’origine de la dissolution spirituelle et morale des fidèles – je faillirais au serment prêté le jour de mon Ordination et renouvelé à l’occasion de ma Consécration Épiscopale. En tant que Successeur des Apôtres, je ne peux et ne veux pas accepter d’assister à la démolition systématique de la Sainte Église et à la damnation de tant d’âmes sans chercher par tous les moyens à m’y opposer. Ni je ne peux considérer préférable un silence lâche pour une vie tranquille à la témoignage de l’Évangile et à la défense de la Vérité catholique.

Une secte schismatique m’accuse de schisme : cela devrait suffire à prouver le renversement en cours. Imaginez quelle impartialité de jugement pourra exercer un juge qui dépend de celui que j’accuse d’être un usurpateur. Mais précisément parce que cette affaire est emblématique, je souhaite que les fidèles – qui ne sont pas tenus de connaître le fonctionnement des tribunaux ecclésiastiques – comprennent que le crime de schisme ne se consomme pas lorsqu’il y a des raisons fondées de considérer douteuse l’élection du Pape, en raison du vitium consensus et des irrégularités ou des violations des normes qui régissent le Conclave. (cfr. Wernz – Vidal, Ius Canonicum, Rome, Pont. Univ. Greg., 1937, vol. VII, p. 439).

La Bulle Cum ex apostolatus officio de Paul IV établit à perpétuité la nullité de la nomination ou de l’élection de tout Prélat – y compris le Pape – qui serait tombé dans l’hérésie avant sa promotion au rang de Cardinal ou son élévation au Pontife Romain. Elle définit la promotion ou l’élévation nulle, irrita et inanis, c’est-à-dire nulle, non valide et sans aucune valeur, “même si elle est survenue avec l’accord et le consentement unanime de tous les Cardinaux ; il ne pourra même pas être dit qu’elle est validée par la réception de la charge, de la consécration ou de la possession […], ou par l’intronisation […] du même Pontife Romain ou par l’obéissance qui lui est rendue par tous et par le passage de quelque durée que ce soit dans l’exercice de sa charge. Paul IV ajoute que tous les actes accomplis par cette personne sont également à considérer comme nuls et que ses sujets, tant clercs que laïcs, sont libérés de l’obéissance envers elle, restant néanmoins de la part de ces mêmes personnes soumises, l’obligation de fidélité et d’obéissance à rendre aux futurs Évêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux et Pontife Romain canoniquement succédant. Paul IV conclut : Et à plus grande confusion de ceux ainsi promus et élevés, s’ils prétendent continuer l’administration, il est licite de demander l’aide du bras séculier ; et ceux qui se soustraient à la fidélité et à l’obéissance envers ceux qui auraient été promus et élevés de la manière déjà dite, ne seront soumis à aucune de ces censures et punitions infligées à ceux qui voudraient diviser la tunique du Seigneur.”

Pour cette raison, avec une conscience sereine, je considère que les erreurs et les hérésies auxquelles Bergoglio adhérait avant, pendant et après son élection et l’intention placée dans la prétendue acceptation du Pontificat rendent nulle son élévation au Trône.

Si tous les actes de gouvernement et de magistère de Jorge Mario Bergoglio, dans leurs contenus et leurs formes, se révèlent étrangers et même en conflit avec ce qui constitue l’action de tout Pape ; si même un simple fidèle et même un non-Catholique comprennent l’anomalie du rôle que Bergoglio joue dans le projet mondialiste et antichrétien mené par le Forum économique mondial, les Agences de l’ONU, la Commission trilatérale, le Groupe Bilderberg, la Banque mondiale et toutes les autres ramifications tentaculaires de l’élite mondialiste, cela ne démontre en rien ma volonté de schisme en soulignant et en dénonçant cette anomalie. Et pourtant, on m’attaque et on me juge parce qu’il y a ceux qui se bercent de l’illusion qu’en me condamnant et en me excommuniant, ma dénonciation du coup d’État perdra de sa consistance. Cette tentative de faire taire tout le monde ne résout rien, et en fait rend encore plus coupable et complice celui qui cherche à dissimuler ou à minimiser la métastase qui détruit le corps ecclésial.

LA “DEMINUTIO” DE LA PAPAUTÉ SYNODAL


À cela s’ajoute le Document d’Étude Le l’évêque de Rome que le Dicastère pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens a récemment publié et le déclassement du Pape qu’il théorise en application de l’Encyclique de Jean-Paul II Ut unum sint, qui à son tour se réfère à la Constitution Lumen Gentium du Vatican II. Il est tout à fait légitime – et nécessaire, au nom du primat de la Vérité catholique sanctionnée dans les documents infaillibles du Magistère papal – de se demander si le choix délibéré de Bergoglio d’abolir le titre apostolique de Vicaire du Christ et de choisir de se définir simpliciter Évêque de Rome ne constitue pas en quelque sorte une deminutio du Pape lui-même, un attentat à la constitution divine de l’Église et une trahison du Munus petrinum. Et à bien y regarder, le pas précédent a été franchi par Benoît XVI, qui s’est inventé – avec “l’herméneutique” d’une impossible “continuité” entre deux entités totalement étrangères – le monstrum d’un “Pape collégial” exercé par le Jésuite et l’Émérite.”

Le Document d’Étude cite non par hasard une phrase de Paul VI : Le Pape […] est sans doute le plus grand obstacle sur la voie de l’œcuménisme (Discours au Secrétaire pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, 28 avril 1967). Montini avait commencé à préparer le terrain quatre ans plus tôt, en déposant avec emphase le trirègne. Si c’est là la prémisse d’un texte qui doit servir à rendre le Pape romain “compatible” avec la négation du Primat de Pierre que les hérétiques et les schismatiques rejettent ; et si le même Bergoglio se présente comme primus inter pares dans le rassemblement des sectes et des dénominations chrétiennes non en communion avec le Siège Apostolique, manquant à la proclamation de la doctrine catholique sur le Pape définie solennellement et infailliblement par le Concile Vatican I, comment peut-on penser que l’exercice du Pape et même la volonté de l’accepter ne soient pas entachés d’un vice de consentement, de nature à rendre nulle ou du moins fortement douteuse la légitimité de “Pape François” ? De quelle “église” pourrais-je me séparer, quel “pape” refuserais-je de reconnaître, si la première se définit comme “église conciliaire et synodale” en opposition à l’“église préconciliaire” – c’est-à-dire l’Église du Christ – et le second montre qu’il considère le Pape comme son propre apanage personnel dont il dispose en le modifiant et en l’altérant à sa guise, et toujours en cohérence avec les erreurs doctrinales impliquées par Vatican II et le “magistère” postconciliaire ?

Si le Pape romain – le Pape, pour être clair, de Pie IX, Léon XIII, Pie X, Pie XI, Pie XII – est considéré comme un obstacle au dialogue œcuménique et que le dialogue œcuménique est poursuivi comme une priorité absolue de l’“église synodale” représentée par Bergoglio, comment autrement ce dialogue pourrait-il se concrétiser, sinon par la suppression des éléments qui rendent le Pape incompatible avec lui, et donc en le manipulant de manière totalement illégitime et invalide ?

LE CONFLIT DE TANT DE CONFRÈRES ET DE FIDÈLES


Je suis convaincu que parmi les Évêques et les prêtres, nombreux sont ceux qui ont vécu et vivent encore aujourd’hui le conflit intérieur déchirant de se trouver divisés entre ce que le Christ Pontife leur demande (et ils le savent) et ce que celui qui se présente comme Évêque de Rome impose par la force, par le chantage, par les menaces.

Il est aujourd’hui plus nécessaire que jamais que nous, Pasteurs, nous nous réveillons de notre torpeur : Hora est jam nos de somno surgere (Rom 13, 11). Notre responsabilité devant Dieu, devant l’Église et devant les âmes nous impose de dénoncer sans équivoque toutes les erreurs et les déviations que nous avons tolérées trop longtemps, car nous ne serons jugés ni par Bergoglio ni par le monde, mais par Notre Seigneur Jésus-Christ. À Lui nous rendrons compte de chaque âme perdue par notre négligence, de chaque péché qu’elle a commis à cause de nous, de chaque scandale devant lequel nous avons gardé le silence par fausse prudence, par amour de la paix, par complicité.

Le jour où je devrais me présenter pour me défendre devant le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, j’ai décidé de rendre publique cette déclaration, à laquelle je joins une dénonciation de mes accusateurs, de leur “concile” et de leur “pape”. Je prie les Saints Apôtres Pierre et Paul, qui ont consacré la terre de l’Alma Urbe de leur propre sang, d’intercéder auprès du trône de la Majesté divine, afin d’obtenir pour la Sainte Église d’être enfin libérée de l’assaut qui l’éclipse et des usurpateurs qui l’humilient, faisant de la Domina gentium la servante du plan antichristique du Nouvel Ordre Mondial.

LA DÉFENSE DE L’ÉGLISE


Ma défense n’est donc pas personnelle, mais de la Sainte Église du Christ, dans laquelle j’ai été constitué Évêque et Successeur des Apôtres, avec le mandat précis de garder le Dépôt de la Foi et de prêcher la Parole, insister opportune importune, reprendre, réprimander, exhorter avec toute patience et doctrine (2 Tim 4, 2).

Je rejette avec force l’accusation d’avoir déchiré la tunique sans couture du Sauveur et de m’être soustrait à l’Autorité suprême du Vicaire du Christ : pour me séparer de la communion ecclésiale avec Jorge Mario Bergoglio, je devrais d’abord avoir été en communion avec lui, ce qui n’est pas possible puisque le même Bergoglio ne peut être considéré comme membre de l’Église, en raison de ses multiples hérésies et de son évidente étrangeté et incompatibilité avec le rôle qu’il occupe de manière invalide et illicite.

MES ACCUSATIONS CONTRE JORGE MARIO BERGOGLIO


Devant mes Confrères dans l’Épiscopat et l’ensemble du corps ecclésiastique, j’accuse Jorge Mario Bergoglio d’hérésie et de schisme, et je demande qu’il soit jugé et démis de son Siège qu’il occupe indignement depuis plus de onze ans. Cela ne contredit en aucun cas l’adage Prima Sedes a nemine judicatur, car il est évident qu’un hérétique, en tant qu’incapable d’assumer le Pontificat, n’est pas au-dessus des Prélats qui le jugent.

J’accuse également Jorge Mario Bergoglio d’avoir provoqué – en raison du prestige et de l’autorité du Siège Apostolique qu’il usurpe – des effets graves, de la stérilité et de la mort chez les millions de fidèles qui ont suivi son appel incessant à se soumettre à l’inoculation d’un sérum génique expérimental produit avec des fœtus avortés, allant jusqu’à faire publier une Note indiquant son utilisation comme moralement licite. Il devra répondre devant le Tribunal de Dieu de ce crime contre l’humanité.

Je dénonce enfin l’Accord secret entre le Saint-Siège et la dictature communiste chinoise, par lequel l’Église est humiliée et contrainte d’accepter la nomination gouvernementale des Évêques, le contrôle des célébrations et les limitations à sa liberté de prêcher, tandis que les Catholiques fidèles au Siège Apostolique sont persécutés impunément par le gouvernement de Pékin dans le silence complice du sanhédrin romain.

LE REFUS DES ERREURS DE VATICAN II


Je fais un motif de fierté d’être “accusé” de refuser les erreurs et les déviations impliquées par le soi-disant Concile œcuménique Vatican II, que je considère totalement dépourvu d’autorité magistérielle en raison de son hétérogénéité par rapport à tous les véritables Conciles de l’Église, que je reconnais et accueille intégralement, ainsi que tous les actes magistériels des Pontifes Romains.

Je rejette fermement les doctrines hétérodoxes contenues dans les documents de Vatican II et qui ont été condamnées par les Papes jusqu’à Pie XII, ou qui contredisent de quelque manière que ce soit le Magistère catholique (cfr. Annexe I). Je trouve pour le moins troublant que ceux qui me jugent pour schisme soient ceux qui adoptent la doctrine hétérodoxe selon laquelle il existe un lien d’union “avec ceux qui, étant baptisés, sont parés du nom chrétien, mais ne professent pas intégralement la foi ou ne conservent pas l’unité de communion sous le successeur de Pierre” (LG:15). Je me demande avec quelle imprudence on peut reprocher à un Évêque de manquer à une communion qu’on affirme exister par ailleurs avec les hérétiques et les schismatiques.

Je condamne, rejette et refuse également les doctrines hétérodoxes exprimées dans le soi-disant “magistère postconciliaire” dérivées de Vatican II, ainsi que les récentes hérésies relatives à la “église synodale”, à la reformulation du Pape en clé œcuménique, à l’admission des concubins aux Sacrements et à la promotion de la sodomie et de l’idéologie du “genre”. Je condamne également l’adhésion de Bergoglio à la fraude climatique, folle superstition néomalthusienne née de ceux qui, haïssant le Créateur, ne peuvent que détester aussi la Création, et l’homme avec elle, fait à l’image et à la ressemblance de Dieu.

CONCLUSION


Aux fidèles catholiques, aujourd’hui scandalisés et désorientés par les vents de nouveauté et les fausses doctrines promues et imposées par une Hiérarchie rebelle au divin Maître, je demande de prier et d’offrir leurs sacrifices et jeûnes pro libertate et exaltatione Sanctæ Matris Ecclesiæ, afin que la Sainte Mère Église retrouve sa liberté et puisse triompher avec le Christ, après ce temps de passion. Que ceux qui ont eu la Grâce d’être incorporés à elle par le Baptême n’abandonnent pas leur Mère, aujourd’hui souffrante et prostrée : tempora bona veniant, pax Christi veniat, regnum Christi veniat.

Donné à Viterbe, le 28e jour du mois de juin, l’Année du Seigneur 2024, Vigile des Saints Apôtres Pierre et Paul.

– Carlo Maria Vigan, archevêqueArchbishop

(Traduction automatique par IA) Source : https://exsurgedomine.it/240628-jaccuse-eng/

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2 thoughts on “J’accuse Bergoglio d’hérésie et de schisme,et je demande qu’il soit jugé – Mgr Vigano

  1. Vous n’avez toujours pas compris que le Pape François porte en lui le regard même du Christ sur l’humanité…. C’est pourtant la toute première étape : «être toujours prêt à mettre nos pas dans ceux du Christ : pour, avec Lui, en Lui, faire la VOLONTÉ DU PÈRE » ; « ayez en vous les sentiments du Christ Jésus » (Phil. 2, 5) « Dieu nous demande de regarder la vie comme lui la regarde, lui qui voit toujours en chacun de nous un foyer irrésistible de beauté. Dans le péché, il voit des enfants à relever ; dans la mort, des frères à ressusciter ; dans la désolation, des cœurs à consoler » (Pape François 20 avril 2019)

    « Ne soyons pas insensibles à la bonté du Christ. Car s’il agissait comme nous, nous aurions disparu. » (lettre de saint Ignace d’Antioche aux Magnésiens – Ayez le Christ en vous- office des lectures de ce jour)

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