La force de l’Epée

Elles hantent notre imaginaire et se prêtent aisément au mythe. Instrument de prestige et de noblesse, elle donne la puissance et marque la distinction et même la filiation. Forgée dans l’atelier du demi-dieu germanique Völundr, elle est, comme beaucoup de choses, christianisée à l’époque médiévale. Elle est alors bénie par le prêtre, gravée parfois de versets bibliques, sa poignée, son pommeau, sa garde et sa lame forment les quatre vertus cardinales que sont la prudence, la force, la tempérance et la justice.

Storiavoce est heureuse de vous proposer une émission spéciale sur l’épée : comment et pourquoi cet objet est-il devenu sans équivalent ? Quelles sont les techniques de forges de cet outil ? Quelles ont été ses racines mythologiques et comment s’est-elle inscrite dans la légende arthurienne ? Peut-on aussi la réduire à un instrument de domination ? Comment enfin s’est développé une théorie politique et religieuse, celle des deux glaives ? Christophe Dickès reçoit Martin Aurell.

Notre invité : Martin Aurell est directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale depuis 2016, directeur de la revue Cahiers de civilisation médiévale depuis 2000. Il est professeur à l’université de Poitiers depuis 1994, après avoir été maître de conférences à l’université de Rouen et à l’université Paris-Sorbonne. Il a été membre de l’Institute for Advanced Study de Princeton en 1999, et de l’Institut universitaire de France entre 2002 et 2012. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le Chevalier lettré : savoir et conduite de l’aristocratie aux XIIe et XIIIe siècles et Des Chrétiens contre les croisades (XIIe-XIIIe siècle), tous les deux parus chez Fayard. Il est dernièrement l’auteur de Excalibur, Durandal, Joyeuse: la force de l’épée (PUF, 234 pages, 22€).MOINS

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2 thoughts on “La force de l’Epée

  1. Le halo de mystere qui entoure au Moyen Age l’epee du chevalier repond a une mythologie ancienne dont se font echo les chansons de geste, les romans arthuriens et les sagas scandinaves, tout comme l’iconographie et l’archeologie. L’epee est certes un outil fonctionnel, une prouesse technique et un objet d’art, mais aussi un artefact anime qui, degageant une force surnaturelle, rend le chevalier invincible. Le combattant, le forgeron et les fees aimantes transmettant leurs epees sont au coeur de ce livre, qui explore les mentalites d’une epoque revolue dont les recits continuent d’inspirer de nos jours l’heroic fantasy. L’epee est aussi le signe de la preponderance sociale du chevalier et le symbole de la guerre dont il se reserve en exclusif l’exercice. Elle concretise toutes les abstractions intellectuelles autour de l’usage de la violence legitime en societe. Des milliers de livres partout avec vous grace aux liseuses et a l’appli Kobo by Fnac. Une experience de lecture optimale pour le meme confort qu’un livre papier.

  2. Les écrans qui brillent sont très mauvais pour la vue, pour la concentration et pour la sociabilité.

    L’heroic fantasy n’est que du néo-paganisme, donc du satanisme (parfois inconscient, mais pas toujours).

    Et tout le cycle de la table ronde a surtout de l’intérêt par sa christianisation ; en cherchant en amont, on abouti à de l’ésotérisme : c’est l’instrument de la destruction des peuples, la même idéologie que celle de nos dirigeants. Dont le satanisme marquant l’heroic fantasy n’est qu’une variante pour un public déraciné et plus populaire.

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