Le Chant du Cygne du Mythe de Galilée

Dans d’innombrables milieux révolutionnaires, il devint courant de critiquer la Sainte Inquisition, et par extension l’Église catholique, pour la condamnation de Galilée. Les progressistes reprennent ces critiques à leur compte et répètent sans cesse : « L’Église obscurantiste a condamné la science. » Ils ajoutent aussitôt qu’une telle condamnation prouverait que le Magistère de l’Église n’est pas infaillible (1). Dès lors, les progressistes en tirent une autre conclusion : Galilée fut condamné pour avoir appliqué des données scientifiques à l’exégèse des Saintes Écritures. Puisque cette condamnation était supposément injuste, il serait légitime d’utiliser des données scientifiques soit pour modifier l’interprétation des Écritures, soit même pour démontrer qu’elles sont erronées.
Ces arguments sont sophistiques et exploitent la confusion qui régnait au début du XVIIe siècle entre science, philosophie et théologie. Cette confusion se vérifie non seulement dans les écrits de Galilée, mais aussi dans sa condamnation (1633). Galilée a extrapolé des données scientifiques et tiré des conclusions en philosophie et en théologie, les considérant, semble-t-il, comme relevant du domaine scientifique. Les juges de l’Inquisition ont commis une confusion similaire en condamnant les théories scientifiques du savant, croyant condamner ses extrapolations philosophiques et théologiques inappropriées.
Autrement dit, les deux camps ont fondé leurs conclusions sur une imprécision fondamentale des termes tels que nous les comprenons aujourd’hui. Cette imprécision a alimenté le mythe selon lequel l’Église condamnait la science. Toutes les attaques ultérieures contre l’Inquisition et l’Église catholique ont été menées sans tenir compte de cette confusion fondamentale.
Cette confusion a été mise en lumière par le Père… Le père Mario Vigano, SJ, historien, soutient E. Berti, autre historien italien, dans ses travaux sur les relations entre science et foi. Vigano a écrit : Selon Berti, le problème du rapport entre science et foi ne peut être résolu par l’analyse exclusive de ces deux termes. Il faut l’envisager d’un point de vue qui ne soit ni celui de la foi ni celui de la science, mais celui de la philosophie. […]
Pour Galilée et les théologiens de son temps, ce problème n’existait pas, car il n’y avait pas de distinction entre science et philosophie » (2).
Il est donc indispensable de savoir précisément ce que chaque partie entendait dans ce débat. Permettez-moi d’analyser les données historiques afin de clarifier la situation.
L’Église était-elle opposée à la science au XVIIe siècle ?

Rien ne prouve directement que l’Inquisition ait eu l’intention de s’attaquer à la science en tant que telle lorsqu’elle a condamné Galilée. Plusieurs faits viennent étayer cette hypothèse :
L’Inquisition disposait de divers conseillers, dont plusieurs issus du Collège romain des Jésuites, qui possédait une division de mathématiques spécialisée dans les questions scientifiques. Ce Collège avait entretenu des relations cordiales avec Galilée pendant longtemps et l’avait chaleureusement accueilli lors de sa visite à Rome en 1611.
D’éminents scientifiques tels que les pères Clavio, Scheiner et Grassi étaient membres de ce Collège renommé. Saint Robert Bellarmin reconnut le sérieux du Collège romain en le consultant à plusieurs reprises pour connaître la valeur scientifique des théories de Galilée.
En réponse à une question de saint Bellarmin, le père Clavio affirma que les démonstrations de Galilée « relevaient davantage de la probabilité que du fait établi » (3).
L’un des arguments qui ne parvint pas à convaincre les érudits fut celui selon lequel les marées 2 étaient provoquées par la lune, une théorie fondée sur des considérations « purement qualitatives et non quantitatives », ce qui en faisait un argument « insuffisant » (4).
La position initialement favorable du Collège romain envers Galilée, le sérieux de ses érudits, la confiance que saint Robert Bellarmin leur accordait et son département spécialisé des sciences ne dressent pas le portrait d’une institution opposée au progrès des sciences, comme le présente le mythe révolutionnaire et progressiste.
De plus, le pape Urbain VIII était lié à Galilée par une amitié personnelle. Peu après son accession au trône pontifical, Urbain VIII fit l’éloge du livre de Galilée, Il Saggiatore , et lui accorda l’ imprimatur (5). Dans cet ouvrage, Galilée menait une polémique avec le père Grassi, du Collège romain, au sujet de trois comètes apparues en 1417 (6). Cela confirme une fois de plus l’idée que l’Église était impartiale dans le débat scientifique de l’époque.
L’obsession de Galilée pour la transformation de la philosophie.

En 1616, la Sainte Inquisition condamna pour la première fois l’hypothèse héliocentrique de Galilée, qui venait enrichir la théorie de Copernic (7). Cependant, les conseillers de l’Inquisition ne fondèrent pas leur jugement sur les données scientifiques présentées par Galilée, et encore moins sur la condamnation de Copernic. Ils déclarèrent que les propositions avancées étaient « stupides et absurdes du point de vue philosophique » (8).
En réalité, Galilée dépassa le cadre scientifique, affirmant que ses découvertes signifiaient « l’enterrement, ou plutôt le jugement final, de la pseudo-philosophie » (9). Autrement dit, il ne se contentait pas d’énoncer une hypothèse et de proposer des arguments scientifiques ; il s’imaginait abolir la philosophie aristotélicienne-thomiste alors en vigueur.
Dans une lettre à la grande-duchesse Christine de Lorraine, Galilée insista avec obstination sur son désir de s’exprimer non pas en mathématicien, mais avec une perspective absolue, en philosophe. Autrement, affirmait-il, la science manquerait son objectif principal (10). Il reconnaissait donc que ce qu’il proposait dépassait le domaine scientifique et touchait directement celui de la philosophie.
Le pape Urbain VIII ne rompit ses bonnes relations avec Galilée qu’après la publication du livre Dialogo , ou Massimi Sistemi , dans lequel il s’efforçait de ridiculiser la philosophie aristotélicienne et thomiste en s’attaquant aux systèmes de Ptolémée et de Copernic. Ce n’est qu’en 1633 que le pape le livra à la Sainte Inquisition pour y être jugé une seconde fois (11).
Il fut jugé et contraint, avec une politesse exquise, d’abjurer ses erreurs. Galilée lui-même reconnut avoir bénéficié d’une grande indulgence de la part de l’Inquisition tout au long de cette affaire. La condamnation prévoyait l’emprisonnement, mais elle ne fut pas appliquée. Il passa l’année 1633 chez l’archevêque de Sienne. Par la suite, il fut autorisé à résider dans la magnifique villa Arcetri, près de Florence, où il recouvra rapidement toute sa liberté. Rien ne l’empêcha de poursuivre ses études et ses recherches scientifiques (12). Si Galilée n’avait pas quitté le domaine des sciences pour se consacrer à la philosophie, il aurait très probablement continué à bénéficier de la faveur du pape Urbain VIII et n’aurait rencontré aucun obstacle à la diffusion de ses découvertes scientifiques. Le père Mario Vigano le confirme. « S’il avait compris que l’objet de la science se limite aux mathématiques et aux lois de la nature, il n’aurait eu aucune difficulté à suivre les conseils de Bellarmin et de l’Académie de Lincei, ainsi que les injonctions proposées par Urbain VIII dans son Dialogue. Il aurait ainsi évité bien des ennuis » (13).
La condamnation de la Sainte Inquisition ne doit donc pas être interprétée comme une interdiction de l’Église concernant la science, mais plutôt la philosophie. Si le décret de condamnation ne mentionne pas explicitement la philosophie, c’est qu’à cette époque, la distinction entre les deux n’était pas clairement établie. L’intention de cette condamnation, en revanche, semble on ne peut plus claire.
Les prétentions théologiques de Galilée.

Mais Galilée ne se contenta pas d’attaquer la philosophie aristotélicienne et thomiste. Quittant le domaine scientifique, il s’aventura également dans celui de la théologie. Afin de concilier ses idées avec la théorie copernicienne, il proposa de modifier l’interprétation traditionnelle de divers textes bibliques évoquant les mouvements du soleil et de la terre. De plus, il affirma que les Écritures contenaient des erreurs.
Galilée fut mis en garde contre de telles interprétations par son collègue scientifique Cesi, qui lui écrivit et lui rapporta sa conversation avec le cardinal Maffeo Barberini. Par l’intermédiaire de Cesi, le cardinal conseilla la prudence, recommandant à Galilée de ne pas s’aventurer au-delà des questions purement mathématiques, car « il appartient aux théologiens d’expliquer les Écritures ». Après avoir transmis ce sage conseil, Cesi lui-même avertit Galilée qu’en défendant de telles nouveautés, il mettait en péril les questions de foi (14).
Le cardinal Dini, un éminent théologien consulté par Galilée, lui dit :
« Bien que la théorie de Copernic soit plausible, elle n’a pas encore été prouvée… Il l’a simplement présentée comme une hypothèse mathématique. Quoi qu’il en soit, il est prudent de ne pas s’engager dans des querelles théologiques concernant la négation des textes de l’Écriture » (15).
Galilée avait un ami, le père carme Paolo Antonio Foscarini, qui défendait des positions analogues. En 1615, saint Robert Bellarmin écrivit à ce prêtre, et indirectement à Galilée, dans lequel il offrait son soutien éventuel aux théories scientifiques en question si elles étaient dûment démontrées. Cependant, il exprimait également son inquiétude quant aux conséquences théologiques que la question impliquait. Il écrivit :
« Je vous le dis, il me semble que Votre Révérence ferait preuve de prudence en se contentant de parler par supposition et non de manière absolue, comme je l’ai toujours cru pour Copernic. Car affirmer que la Terre se meut et que le Soleil est immobile préserve les apparences, contrairement aux excentricités et aux inversions. Cela ne présente aucun danger et convient aux mathématiciens. Mais vouloir affirmer que le Soleil est réellement fixe au centre des cieux et ne tourne que sur lui-même… est très dangereux, non seulement parce que cela irrite tous les philosophes et les théologiens scolastiques, mais aussi parce que cela porte atteinte à notre sainte Foi et accuse les Saintes Écritures d’être fausses…
Or, je vous le dis, s’il existait une véritable démonstration que le Soleil est le centre de l’univers… que le Soleil ne tourne pas autour de la Terre mais que la Terre tourne autour du Soleil, alors il faudrait procéder avec une grande prudence pour expliquer les passages des Écritures qui semblent contredire cela. » Et nous préférerions dire que nous ne les avons pas compris plutôt que de dire que quelque chose qui a été établi était faux. (16).
On constate que Galilée, malgré les avertissements d’un pape, d’un saint, d’un cardinal et de plusieurs éminents érudits, persista à s’ériger en réformateur de l’exégèse. Par cette attitude extrêmement arrogante, il provoqua de fait la condamnation de ses prétentions théologiques.
Au lieu d’être un érudit sérieux et un scientifique rigoureux, Galilée se présenta comme un théologien rebelle appliquant la méthode du libre examen que Luther avait élaborée une cinquantaine d’années auparavant. En réalité, la condamnation qu’il reçut était amplement méritée.
Une condamnation juste, reconnue par beaucoup.

La Sainte Inquisition a donc agi à juste titre en condamnant Galilée. Cette action était conforme à sa mission de préserver l’intégrité de la foi catholique. Elle défendait légitimement la théologie et la philosophie catholiques attaquées par Galilée.
Dans un discours prononcé à Parme, en Italie, le 15 mars 1990, le « cardinal » Joseph Ratzinger lui- même a appuyé l’opinion du philosophe P. Feyerabend contre Galilée. Ratzinger a déclaré : « À l’époque de Galilée, l’Église est restée beaucoup plus fidèle à la raison que Galilée lui-même. Le procès contre Galilée était raisonnable et juste » (17).
L’écrivain et journaliste italien Vittorio Messori était également critique envers Galilée : Galilée ne fut pas condamné pour ses propos, mais pour sa manière de les tenir. Il tenait des propos empreints d’intolérance sectaire, tel un « missionnaire » prêchant un nouvel évangile… Faute de preuves objectives à l’appui de ses affirmations, ses lettres privées aux membres du Collège romain le rendirent suspect de dogmatisme, le présentant comme un partisan de la nouvelle religion de la science. Quiconque refusait d’adhérer d’emblée à l’ensemble du système copernicien était qualifié d’« imbécile déconnecté de la réalité », de « honte pour l’humanité », d’« enfant qui n’a jamais grandi », et ainsi de suite. Au fond, la certitude de son infaillibilité semblait lui appartenir davantage qu’à l’autorité religieuse » (18).
De Atila Sinke Guimarães
1) Charles Journet, L’Église du Verbe Incarné (Desclée de Brouwer, 1955), vol. 1, p. 458-462.
2) Mario Vigano, « Galilée hier et aujourd’hui », La Civiltà Cattolica , septembre 1984, p. 388.
3) idem . p. 392.
4) idem . p. 383.
5) Ernest Lavisse et Alfred Rambaud, Histoire Générale du 4eme Siécle à nos Jours (Paris : Armand Collin, 1895), vol. 5, p. 485.
6) idem.
7) idem . p. 484.
8) M. Vigano, « Galileo ieri e oggi », , p. 388.
9) Agostino Favaro, Opéra de Galilée , vol. 11, p. 296, apud ibid. , p. 387.
10) Lettera a Cristina di Lorena , apud A. Favaro, Opere di Galileo , vol. 5, p. 229-30, apud ibid ., p. 388.
11) E. Lavisse et A. Rambaud, Histoire Générale du 4eme Siécle à nos Jours (Paris : Armand Collin, 1895), vol. 5, p. 486.
12) idem.
13) M. Vigano, « Galileo ieri e oggi », p. 387.
14) A. Favaro, Opéra de Galilée , vol. 12, p. 146, apud M. Vigano, « Galileo ieri e oggi », p. 381.
15) A. Favaro, Opere di Galileo , vol. 2, p. 155, apud E. Vacandard, entrée Galilée, Dictionnaire de Théologie Catholique , vol. 6, col. 1061.
16) idem. , col. 1062.
17) nous rajoutons les guillemets à Cardinal. Nous n’avons pas retrouvé la source
18) idem pour la source. Merci à l’auteur de l’article de nous indiquer le site où a été publié cet article !
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J’ai lu votre article avec l’attention qu’exige la recherche de la vérité…
Je ne vous écris pas en tant que progressiste, ni en tant que moderniste, ni même en tant qu’athée… je m’exprime ici en tant qu’observateur libre, attaché exclusivement à la logique, aux faits historiques documentés et à la rigueur scientifique ! Je n’ai AUCUNE affection pour l’Église Catholique post-Vatican II, ni pour la vôtre, ni pour AUCUNE idéologie ! Seule la cohérence m’importe…
OR… votre tentative de réhabilitation du procès de Galilée, bien que rhétoriquement soignée, repose sur une succession de sophismes et d’omissions historiques majeures qu’il convient de rectifier au nom du bon sens et de la Justice !
1. L’impasse logique de l’omniscience divine :
Vous défendez l’Inquisition de 1633 comme ayant agi ‘à juste titre’… analysons donc cela sous l’angle de la logique pure !
L’Église Catholique prétend être assistée par le Saint-Esprit et représenter un Dieu défini comme omniscient [qui sait tout] et Vérité… OR, ce Dieu sait, depuis la Création, que la Terre tourne autour du Soleil !
DONC, si le Saint-Office, agissant au nom de ce Dieu, condamne cette vérité comme une ‘hérésie’… nous sommes face à une rupture logique fatale :👇🏻
– soit Dieu s’est trompé sur sa propre création [impossible par définition]
– soit l’institution ecclésiale de 1633 n’était guidée, ni par Dieu, ni par la vérité, MAIS par l’ignorance humaine et la préservation politique de son autorité.
En tentant de justifier l’erreur de 1633, vous ne sauvez pas l’Église Catholique… vous prouvez simplement que son ‘Magistère’ est faillible dès qu’il touche au réel physique !
2. La fausse ‘confusion’ philosophique :
Vous affirmez que Galilée et l’Église Catholiques étaient victimes d’une ‘confusion’ entre science & philosophie… C’est une réécriture de l’Histoire !
La distinction était claire, MAIS l’Église Catholique imposait une hiérarchie : la Philosophie naturelle [la physique] devait se soumettre à la Théologie.
Les Jésuites du Collège Romain [Clavius, etc.] savaient parfaitement utiliser les modèles mathématiques coperniciens.
L’hypocrisie intellectuelle de l’époque — que vous semblez valider — était l’instrumentalisme : “Utilisez les maths si ça marche, mais ne dites jamais que c’est la RÉALITÉ, car la Bible dit le contraire.”
Galilée n’a pas créé la confusion… il a tenté de la dissiper en disant : “ce que nous voyons dans le télescope (les phases de Vénus, les lunes de Jupiter) prouve que la réalité physique contredit Aristote”.
Refuser de voir la réalité sous prétexte qu’elle est ‘philosophiquement absurde” n’est pas de la prudence… c’est de l’aveuglement volontaire !
3. Le mythe de l’absence de preuves :
Vous citez l’erreur de Galilée sur les marées pour invalider l’ensemble de son œuvre… c’est un sophisme !
Ce n’est pas parce qu’un argument est faux que la conclusion est fausse !
Les phases de Vénus [observées dès 1610] étaient une preuve géométrique absolue que Vénus tournait autour du Soleil et non de la Terre… le système de Ptolémée était donc mort 20 ans avant le procès !
L’Église Catholique le savait… en condamnant Galilée en 1633, elle ne condamnait pas une ‘théorie non prouvée’… elle interdisait une vérité qui la dérangeait !
4. Justice et Dignité humaine :
Vous parlez d’une condamnation ‘juste’ et d’une ‘politesse exquise’… permettez-moi de qualifier cela de cynisme !
Est-ce ‘juste’ de menacer un vieillard de 70 ans de la torture [“rigoroso examine”] ?
Est-ce ‘juste’ de forcer un homme, au nom de Dieu, à s’agenouiller et à abjurer ce qu’il sait être vrai ?
Est-ce respecter la dignité humaine que de violer la conscience d’un scientifique pour protéger le dogme ?
Galilée n’était pas ‘arrogant’… il était désespéré de voir l’autorité qu’il respectait s’enfermer dans le mur du déni !
Sa lettre à Christine de Lorraine n’était pas de la théologie rebelle… c’était du bon sens : “L’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment on va au ciel, et non comment va le ciel.”
En conclusion :
Votre article tente de sauver le dogme en sacrifiant les faits… MAIS la réalité est têtue !
L’affaire Galilée reste ce qu’elle a toujours été : la preuve qu’une idéologie, quelle qu’elle soit, devient tyrannique & injuste dès qu’elle refuse de soumettre ses croyances à l’épreuve du réel observable !
L’Église Catholique de 1633 a eu tort ! Galilée a eu raison ! Dieu, s’il est ‘Vérité’, était du côté du télescope, pas du tribunal !
Reconnaître cela n’est pas être ‘progressiste’… c’est simplement être honnête !