Le loup et le chien de La Fontaine, et le parallèle avec la tyrannie dite sanitaire

Hommage à La Fontaine : le Loup et le Chien — Vexilla Galliae © Alban Guillemois, 8 juillet 2021.

Une petite reprise/actualisation de cette fable s’impose.

Nous sommes au temps des choix, civilisationnel notamment, en faisant face à une tyrannie scientiste et numérique qui ne dit qu’à moitié son nom – que d’aucuns identifient comme « techno-sanitariste ». Dans ce contexte, sauriez-vous adopter l’esprit et la condition de l’homme-loup ?

Puissant, mais affaibli, et fier de sa liberté par dessus tout. Ou bien feriez-vous le choix de la condition plus bourgeoise et confortable – pour ne point dire conformiste – de l’homme chien, soumis, raffiné et bien entretenu ? Ne soyez pas un mouton de Panurge non plus !

Pour le décryptage du texte, pensez à passer sur le site du bacFrançais, qui nous rend de signalés services en nous livrant une analyse complète de cet événement littéraire, dont la redécouverte est une félicité : https://www.bacdefrancais.net/le-loup-et-le-chien-la-fontaine.php

Introduction Les Fables de La Fontaine sont le fruit d’un travail colossal. Elles sont composées de trois recueils et douze livres. Leur publication s’étend sur un quart de siècle (1668-1694) et leur composition sur plus de trente années. Recueils de petits poèmes en vers libre comportant une morale, ici il s’agit comme souvent dans les fables d’un récit fictif où La Fontaine utilise des animaux pour corriger les défauts humains. Chaque récit inspire une morale. Le Loup et le Chien présente deux modes de vies opposées, celui du loup qui est libre et celui du chien qui est lui au service de son maître, reprenant ainsi une thématique identique à celle des Anciens (l’opposition entre l’esclavage et la liberté).

Version Audio :

Texte de la fable

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
” Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. “
Le Loup reprit : “Que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. “
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
” Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. “
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor. Les Fables, Livre I

Source : https://integralisme-organique.com/2021/07/le-loup-et-le-chien-de-la-fontaine-et-le-parallele-avec-la-tyrannie-dite-sanitaire/

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