« Le Pape n’est pas Pape » : Pourquoi aucun hérétique ne peut être Pape ?

La vacance du Saint siège

Dom Guéranger, L’année liturgique
« Qu’un Décius produise par ses violences une vacance de quatre ans sur le siège de Rome, qu’il s’élève des anti-papes soutenus les uns par la faveur populaire, les autres par la politique des princes, qu’un long schisme rende douteuse la légitimité de plusieurs Pontifes, l’Esprit-Saint laissera s’écouler l’épreuve, il fortifiera, pendant qu’elle dure, la foi de ses fidèles ; enfin, au moment marqué, il produira son élu, et toute l’Eglise le recevra avec acclamation. »

Actes de Vatican 1
« Dans le cas où le pape deviendrait un hérétique, il se trouverait, par ce fait seul et sans aucun autre jugement, séparé de l’Église. Une tête séparée du corps ne peut, tant qu’elle reste séparée, être la tête du même corps dont elle a été coupée. Un pape qui serait séparé de l’Église par l’hérésie, par conséquent, cesserait par ce fait seul d’être la tête de l’Église. Il ne pourrait pas être un hérétique et rester pape, car, puisqu’il est en dehors de l’Église, il ne peut pas posséder les clefs de l’Église. »

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Encyclique)
« Nul ne peut donc avoir part à l’autorité s’il n’est uni à Pierre, car il serait absurde de prétendre qu’un homme exclu de l’Église a l’autorité dans l’Église. »

Saint François de Sales, Controverses (Partie II, chap. VI, art. XV)
« Quand le pape est hérétique exprès, ipso facto, il tombe de son grade hors de l’Église. »

Code de droit canonique de 1917 (Canon 188 Paragraphe 4)
« Par tacite renonciation admise par le droit lui-même, tout office devient vacant par le fait-même et sans aucune déclaration, si le clerc défaille publiquement de la foi catholique. »

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice
« Un pape manifestement hérétique a cessé de lui-même d’être le Pape et la tête, de la même façon qu’il a cessé d’être catholique et membre du corps de l’Église. La raison en est qu’il ne peut pas être la tête s’il n’est pas membre. Or, l’acatholique n’est pas membre de l’Église, et un hérétique manifeste n’est pas catholique. C’est pourquoi, un hérétique manifeste ne peut pas être Pape. C’est la sentence de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent aussitôt toute juridiction. Finalement, les saints Pères enseignent unanimement, non seulement que les hérétiques sont en dehors de l’Église, mais encore qu’ils sont, par le fait-même, privés de toute juridiction et dignité ecclésiastique. En effet, les hérétiques, avant même d’être excommuniés, sont hors de l’Église et privés de toute juridiction, car ils se sont condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre, c’est-à-dire coupés du corps de l’Église sans excommunication, comme l’explique saint Jérôme. »

Saint Alphonse de Liguori, Oeuvres complètes (Tome IX Page 262)
« Il est hors de doute que si un pape était hérétique déclaré, comme le serait celui qui définirait publiquement une doctrine opposée à la loi divine, il pourrait, non pas être déposé par un concile, mais être déclaré déchu du pontificat en sa qualité d’hérétique. »

The Catholic Encyclopedia (1914), Élection papale (Volume XI Page 456)
« Bien entendu, l’élection d’un hérétique, d’un schismatique, ou d’une femme [en tant que pape] serait nulle et vaine. »

Pape Paul IV, Cum ex apostolatus officio (Bulle)
« Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêques, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Église romaine, même Légat, qu’un Souverain Pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, ont dévié de la foi catholique ou sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation – même si cette dernière a eu lieu dans l’entente et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux – est nulle, non avenue, sans valeur et on ne pourra dire qu’elle est devenue valide ou qu’elle devient valide parce que l’intéressé accepte la charge, reçoit la consécration ou ensuite entre en possession ou quasi-possession du gouvernement et de l’administration, ou par l’intronisation du Pontife romain lui-même ou par l’adoration devant lui ou par la prestation d’obéissance à lui rendue par tous ou par quelque laps de temps écoulé pour ces actes : on ne pourra la tenir pour légitime en aucune de ses parties et elle ne confère ni ne peut être censée conférer quelque pouvoir d’administration au spirituel ou au temporel à de tels hommes promus Évêques, Archevêques, Patriarches ou Primats, ou élevés au Cardinalat ou au Souverain Pontificat. »

Pape Nicolas II, In Nomine Domine (Bulle)
« Mais si quelqu’un, contrairement à ce décret Nôtre, promulgué par un vote synodal, se fait élire ou même ordonner et couronner, au moyen de la sédition, de l’impertinence ou de quelque ruse : par l’autorité de Dieu et de celle des saints apôtres Pierre et Paul, il sera considéré comme un antéchrist et comme un intrus et un destructeur de toute la chrétienté, soumis à l’anathème perpétuel, sera banni du seuil de la Sainte Église de Dieu, lui et ses instigateurs, complices et partisans. »

Source : https://breviairedecombat.wordpress.com/vacance-du-siege/

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