L’Évolution, une théorie en crise (sauf pour Jean-Paul II)
La théorie Darwinienne de l’évolution généralisée des espèces est actuellement enseignée, ou plutôt assénée, à tous niveaux de la vie sociale et scolaire, dès l’école maternelle jusque dans les universités du 3ième âge. Des conférences, des classes vertes, des émissions de télévision, des sites pédagogiques et touristiques, bref, toutes les ressources techniques disponibles sont au service de ce mythe qui est devenu le dogme incontournable, sous peine de déchéance intellectuelle, d’un siècle dont le cri d’orgueil répète sur tous les tons « nous ne voulons pas qu’Il règne ».

Pour faire douter de Dieu et de sa Révélation rien n’est plus efficace. Nos ennemis le savent bien et le témoignage poignant de Mgr O’Gara que nous joignons à cet article, est là pour l’illustrer et le prouver.
Il est presque impossible de trouver dans la presse officielle, un livre traitant des origines des espèces et de l’homme en particulier, sans rencontrer l’affirmation suivante : « Tous les biologistes s’accordent à dire que l’évolution est un fait établi ». Eh bien non, il y a de nombreux biologistes qui affirment le contraire, mais on ne les connaît pas car on n’en parle pas. Il est de notre devoir de nous informer et de nous instruire sur ce sujet. C’est le contrepoison nécessaire pour nous-mêmes et pour notre entourage. Ne croyons pas que l’évolutionnisme théiste (qui dit que l’homme est issu de l’évolution pour tout ce qui concerne son corps, mais que son âme reste le privilège d’une création Divine immédiate) prôné par nombre de « catholiques » puisse nous rassurer et nous dispenser de ce travail. Bien au contraire, car elle rassure et endort, mais les dégâts sont les mêmes : le doute, le rejet de l’inerrance biblique. Bref, on croit encore en Dieu mais on ne croit plus Dieu ! C’est une trahison, un blasphème.
C’est pourquoi la Voix des Francs Catholiques vous propose cet article de réflexion écrit par un biologiste sur le registre du bon sens et, disons le, du sens de la Foi, ainsi que deux ouvrages très abordables, complémentaires et profondément catholiques, réédités par les éditions Saint Rémi :
-L’un du Révérend Patrick O’Connel intitulé : « Science d’aujourd’hui et problèmes de Genèse » qui se focalise sur l’origine de l’homme et les fameux fossiles préhominiens. Démontrant avec l’appui des plus hautes autorités scientifiques que dans chaque cas on a eu recours à la fraude et au mensonge. Il montre aussi comment des catholiques progressistes français en particulier, ont largement contribué, en s’appuyant sur Teilhard de Chardin, à faire passer ces idées dans le subconscient catholique.
-Le deuxième livre de Paula Haigh est intitulé : « L’évolution est un mensonge, trente thèses contre l’évolutionnisme théiste ». C’est un remarquable petit condensé d’objections et d’arguments montrant, en se plaçant sur le plan de la philosophie et de la théologie la plus abordable, que l’évolution théiste est une hérésie qui débilite et défigure l’Eglise plus efficacement encore que l’évolutionnisme athée, car il attaque insidieusement la doctrine catholique et la tradition.
Réponse d’un biologiste à un ami troublé,
Cher ami,
Merci de m’avoir fait parvenir l’article au titre rassurant « Non, l’Eglise n’a pas réhabilité Darwin » du N° 1272 du Courrier Hebdomadaire de P. Debray, daté du 11 Novembre 1996, concernant cette information si grave qui est parue récemment dans la presse au sujet de la reconnaissance par Jean-Paul II du bien fondé de la théorie de l’évolution.
Certes, Jean-Paul II n’a pas dit qu’il réhabilitait Darwin. En voilà une belle consolation! Ce n’est qu’un titre journalistique destiné à accrocher le lecteur mais qui résume bien le problème. Par contre, ce qu’il a cautionné, c’est bel et bien la théorie de l’évolution, car dire que :
“désormais la théorie de l’évolution est plus qu’une hypothèse”
implique qu’elle devient une certitude. Voici le passage en question lu par Jean-Paul II devant l’académie pontificale des sciences :
“…Aujourd’hui, près d’un demi-siècle après la parution de l’encyclique (il s’agit de Humani generis de pie XII), de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse”,
et JP II de préciser :
” Il est en effet remarquable que cette théorie se soit progressivement imposée à l’esprit des chercheurs, à la suite d’une série de découvertes faites dans diverses diciplines du savoir. La convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats de travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie…”.

Il s’agit sans conteste de la théorie généralisée qui implique un continuum dans le monde vivant et une filiation entre les grands groupes d’êtres vivants depuis l’apparition supposée de la vie dans la soupe primordiale. C’est bien en ce sens d’ailleurs que l’a perçu P. Debray et tous ceux qui ont entendu cette affirmation de Jean-Paul II qui se répand comme une traînée de poudre et désarme les quelques velléités de résistance qui existaient encore au milieu du martelage scientifico-médiatique pro-évolutionniste auquel est soumis toute la société actuelle.
Une telle affirmation n’est cependant pas du tout partagée par le Pr. Denton, biologiste moléculaire, directeur du centre de génétique humaine de Sydney en Australie, qui pense et démontre qu’au contraire la génétique moderne remet totalement en cause cette hypothèse venant ainsi confirmer le défi à la théorie que constituait déjà l’absence quasi générale des multitudes de formes de transition (les fameux chaînons manquants (1)) qu’implique cette hypothèse, sans parler des autres défis que posent l’embryologie, le calcul probabiliste et les démentis apportés par la découverte des soi-disant fossiles vivants (ex. le Cœlacanthe). Je vous conseille de lire et de relire cet ouvrage préfacé par le Pr. M.P. Schutzenberger (membre de l’Académie des Sciences). Scientifiquement parlant, il constitue, à mon avis, la meilleure étude que je connaisse sur le sujet (L’évolution, une théorie en crise, par Michael Denton, 1992, Champs, Flammarion). C’est un livre passionnant, remarquablement traduit, d’une lecture facile et très pédagogique pour toute personne s’intéressant à la biologie et qui plus est remarquablement documenté. Je cite un extrait de sa conclusion :
“Quelle que soit notre opinion sur le statut actuel de la théorie darwinienne, quelles que soient les raisons de son attrait incontestable ou la réalité de son état de crise, il est une chose certaine : après un siècle d’efforts intensifs, les biologistes n’ont pas réussi à lui apporter une quelconque validation significative. De fait, la nature n’a pas été réduite au continuum exigé par le modèle darwinien et le hasard n’est pas non plus devenu plus crédible en tant qu’agent créateur de la vie…en fin de compte, la théorie darwinienne de l’évolution n’est ni plus ni moins que le grand mythe cosmogonique du XXe siècle”.
Il est clair, contrairement à ce qu’affirme Jean-Paul II, que si la théorie de l’évolution s’impose à tous les niveaux de la société, ce n’est pas à cause de la concordance des preuves scientifiques qui au contraire la contredisent, mais bien pour des raisons idéologiques orchestrées au niveau mondial, car elle représente la seule explication “apparemment” cohérente permettant d’éliminer le recours au surnaturel.
Il est tout de même paradoxal, mais surtout dramatique, que Jean-Paul II choisisse précisément le moment où cette hypothèse est battue en brèche par la science moderne elle-même, pour y apporter sa caution avec toutes les conséquences destructrices que cela entraînera !
Contrairement à P. Debray qui ironise pour discréditer l’article du Monde en réponse à la phrase de Jean-Paul II et tente ainsi de se conforter dans sa propre opinion selon laquelle cette information n’a rien qui puisse troubler la conscience catholique, je trouve cette réponse du Monde tout à fait pertinente. Voilà leur conclusion :
« Les conséquences de cette réhabilitation peuvent être considérables. La distance ainsi prise avec la lecture fondamentaliste de la Bible risque d’entamer tout l’édifice dogmatique chrétien, fondé sur le péché originel et l’existence du mal, qui a façonné nos mentalités occidentales. Sans la notion de la culpabilité héréditaire, liée à la dérive du premier homme, Adam, les dogmes centraux de la foi chrétienne, comme le péché originel et la Rédemption, ne sont pas compréhensibles. Or, à partir du moment où l’on admet que l’homme n’est pas né du doigt de Dieu, mais s’est dégagé progressivement de l’animalité, toute la manière d’appréhender l’existence du mal dans le monde doit être révisée. En comblant son retard par rapport aux exigences posées par la communauté scientifique, l’Eglise voit s’ouvrir sous ses pas un fossé vertigineux ».
Je laisserai encore la parole à Denton qui partage l’avis du Monde :
“L’importance culturelle de la théorie de l’évolution est donc incommensurable,… elle représente le triomphe de la thèse séculière qui …a évincé la vieille cosmologie naïve de la Genèse dans l’esprit de l’homme occidental”.
Il est clair que les ennemis de notre sainte religion ont parfaitement vu, contrairement à P. Debray, les conséquences dramatiques de cette petite phrase.
P. Debray se console, voire s’enthousiasme, parce que Jean-Paul II dissocie l’évolution du matérialisme biologique de Darwin. En effet d’après lui l’évolution ne concernerait que la partie matérielle de l’homme (son corps, ses aptitudes physiques bref tout ce qui est “animal” chez lui). Dieu, maître de l’évolution, se serait décidé un jour, vu probablement le niveau avancé auquel était arrivé l’animal hominidé, à choisir l’un d’entre eux pour lui insuffler son Esprit afin qu’il lui ressemble, le connaisse, l’aime et le serve (2).
Il faut vraiment n’avoir jamais médité sur les conséquences d’une telle hypothèse de ” la création immédiate de l’âme humaine dans un corps animal préexistant ” pour afficher un tel réconfort. Imaginons 5 min la situation de ce pauvre Adam : La veille de sa transformation il était un animal, mi-singe mi-“homme”, loin d’avoir la grâce et l’agilité des autres animaux qui peuplaient la savane forestière. Il vivait au milieu d’une nombreuse tribu luttant pour la vie dans un environnement des plus hostiles mais ayant cependant réussi à se faire une place dans la niche écologique qu’il occupait (évolution oblige et c’est l’image que nous en donne la préhistoire). Tout à coup, après une belle nuit étoilée par exemple, il se réveille Homme. Dieu lui a insufflé son Esprit. Le voilà conscient de la dépendance d’un Dieu qui l’a transformé, de sa destinée surnaturelle, il est doué des puissances de l’âme que sont la volonté et l’intelligence. Remarquez que ce n’est pas tout, le catéchisme nous l’apprend, et c’est de Foi, que dans sa bonté surabondante Dieu lui conféra ses dons préternaturels que sont entre autres l’impassibilité (absence de souffrance), l’intégrité (parfaite subordination du corps aux puissances de l’âme), l’immortalité, la science infuse sans parler de la parole (ce qui est parfaitement incompatible avec ce que nous laisse entrevoir la vision évolutionniste). Le voilà donc qui se réveille en pleine conscience au milieu de ses frères et sœurs, de ses parents, de sa tribu qui ne sont composés que d’animaux stupides, mais physiquement absolument semblables à lui. Quelle horreur !, quelle angoisse n’a t-il pas dû ressentir !, quel choc psychologique abominable auquel aucun équilibre n’aurait pu résister ! Que devient le Paradis terrestre dans tout cela ?, au grenier des vieilles lunes probablement lui aussi. Peut-on aimer un Dieu qui aurait fait une pareille monstruosité et, qui plus est, aurait soumis cette pauvre “créature” confrontée à cette inconcevable prise de conscience dans un monde de lutte pour la vie, à une épreuve d’obéissance qui devait conduire, en cas de défaillance, à la condamnation de toute sa descendance à la damnation éternelle.
En se plaçant du strict point de vue naturaliste de l’évolution, la débilité physique de l’homme est à elle seule un argument très fort contre l’évolution de l’animal hominidé préalable à l’acquisition des puissances de l’âme conférées par Dieu pour lui donner sa qualité d’Homme. Il aurait dû en effet atteindre un degré minimum d’autonomie, d’agilité, de résistance, d’instinct au moins égal à celui des animaux contemporains afin de pouvoir subsister avec quelques chances de succès dans la lutte pour la vie implacable qu’il devait soutenir. Or l’homme par sa nature est le contraire de tout cela. Extrêmement dépendant d’un long apprentissage jusqu’à un âge avancé, il est dépourvu de fourrure ou des plumes lui permettant de résister aux intempéries, ni agile, ni rapide pour échapper à ses prédateurs, d’une force physique très modeste pour sa taille, sujet, contrairement aux animaux sauvages, à toutes sortes de maladies (le trou de la sécu est là pour l’attester). Bref, sans les puissances de l’âme qui lui permettent de compenser surabondamment, grâce à son industrieuse activité, ses défaillances physiques, un tel “animal” n’aurait eu aucune chance de survie.
Non, franchement une telle hypothèse ne peut conduire dans le meilleur des cas, qu’à la négation de Dieu, mais beaucoup plus sûrement à la haine de Dieu.
D’ailleurs quoiqu’en disent Jean-Paul II et P. Debray ce n’est pas ce qu’implique la théorie de l’évolution qui d’après eux est “plus qu’une hypothèse”. D’après cette théorie, les puissances caractéristiques de l’homme que sont la capacité de raisonner, de concevoir des abstractions, de les exprimer par un langage etc.., émergent bien de la matière et ne sont que le résultat du jeu complexe des régulations hormonales et de l’évolution du cerveau qui n’a fait que se complexifier au cours du temps. Cette hypothèse ne nie pas forcément l’existence d’un Dieu, mais c’est alors le Grand Architecte de l’univers des francs-maçons déistes qui aurait donné l’impulsion initiale (Big-Bang cité par P. Debray) pour ensuite se désintéresser de sa création et la laisser peu à peu progresser (grâce à l’évolution) vers le point oméga, c’est-à-dire rejoindre Dieu lui-même. On retrouve Teilhard de Chardin et les déviations des théologiens modernistes comme Blondel et de Lubac qui nient toute discontinuité entre le naturel et surnaturel et d’une certaine manière les élucubrations du New-âge qui prétendent que l’humanité est enfin arrivée à un degré d’évolution suffisant pour prétendre entrer en contact avec ses maîtres extra-terrestres. Cette théorie qui nie Notre-Seigneur et toute la révélation, qui conduit qu’on le veuille ou non aux théories racistes, a cependant “l’avantage”, par rapport à l’hypothèse de P. Debray et de JeanPaul II, d’avoir une certaine cohérence interne (non intervention de Dieu) qui constitue sa force de séduction pour tous les négateurs de la Révélation chrétienne.
Après avoir défendu la réalité du processus de l’évolution, P. Debray, défiant toute logique, affirme que de toute façon nous n’avons plus de soucis à nous faire car depuis l’apparition de l’homme le processus s’est arrêté et maintenant c’est éventuellement l’homme qui contrôle sa propre évolution. Sur quelles données s’appuie-t-il pour dire cela ? C’est totalement absurde, car l’évolution par principe, résulte automatiquement de l’interaction du vivant et de son environnement. Il n’y a donc aucune raison, si l’évolution est une réalité, pour que son processus s’arrête. Si, pour justifier son assertion, il s’appuie sur le fait que depuis l’époque historique on ne constate plus d’évolution c’est, il me semble, une très forte indication qu’elle n’a jamais existé.
Alors pour pouvoir interpréter la Révélation à sa guise et reléguer ce qui dérange sa thèse dans le genre Contes et Légendes, P. Debray sort l’arme suprême qui consiste à mettre des étiquettes infamantes à ceux qui voudraient malgré tout croire encore à l’inerrance de la Révélation biblique. Ce sont des “fondamentalistes” comme les musulmans du même tonneau, de même qu’il y a des “traditionalistes”, voire ce qui est pire des “intégristes” et j’en passe …Remarquez que si vous êtes tout cela à la fois, il est probable que vous soyez enfin “catholique”. Certes la Bible n’est pas un livre de sciences exactes et le but premier de la Révélation n’est pas de nous parler de biologie. Elle parle selon les apparences qui parfois et même souvent peuvent correspondre à la réalité. Qu’on le veuille ou non ce livre Révélé et sans erreurs (cf. acte de Foi) peut donner des indications qui font référence aux lois créées par Dieu et qui gouvernent l’organisation du monde matériel, sans que pour autant l’on tombe ipso facto dans l’erreur fondamentaliste. Il y a tout de même de temps en temps quelque chose de vrai dans ce que raconte la Bible , même dans le double récit de la Genèse !

N’en déplaise à Jean-Paul II et à P. Debray, Dieu dans sa prescience et sa sollicitude pour notre faiblesse, afin de nous donner des arguments pour déjouer les pièges à venir du côté d’une certaine science moderne, inspirée par le père du mensonge pour arracher Dieu des consciences et promouvoir l’homme à sa place, Dieu, dis-je, a condamné la théorie de l’évolution de la façon la plus absolue et avec une insistance qui ne peut être attribuée au hasard. En effet, dans le récit de la création il répète tel un “leitmotiv”, pour chaque création d’un être vivant :”selon son espèce il le créa”, signifiant par là que chaque grand groupe tel qu’il est désigné dans la Genèse, a été créé avec ses caractéristiques propres et excluant qu’ils puissent dériver les uns des autres comme l’affirme le principe de l’évolution, qui au dire de JP II, est “plus qu’une hypothèse” et donc une certitude. Pourquoi Dieu qui est notre Père aurait-il affirmé avec tant d’insistance un tel détail s’il n’était pas exact ? Par pure recherche poétique ! Bien sûr que non, mais bien évidemment pour nous donner des éléments de jugement afin de préserver notre Foi. Il est tout à fait remarquable et rassurant de constater avec Denton que la génétique moléculaire moderne arrive à la même conclusion, au grand étonnement et désappointement des évolutionnistes eux-mêmes.
Enfin, Dieu qui ne parle pas pour ne rien dire, mais bien pour nous instruire, Dieu qui est la Vérité même et qui ne peut mentir, ne nous dit pas qu’il a pris un animal pour créer l’homme. Il prend bien soin de préciser qu’il le fit à partir du limon de la terre, c’est-à-dire à partir des éléments qui composent la création (où P Debray a-t-il pris que le limon était de la matière vivante ?). Pourquoi aurait-il caché le fait qu’il ait pris un animal pour lui insuffler son Esprit s’il l’avait réellement fait ? S’il prend la précaution au contraire de bien nous préciser que l’homme n’a pas été fait à partir d’un animal, c’est peut-être pour nous prémunir contre cette erreur si préjudiciable pour la Foi. Il n’y a rien là-dedans qui ne soit compréhensible par le plus petit d’entre les humains et ce n’est pas demander au texte biblique des explications scientifiques de haute volée que de savoir lire le texte qui nous est proposé. Vouloir nier une telle évidence c’est retirer au texte biblique toute crédibilité, toute possibilité de transmettre une quelconque vérité, et c’est précisément ce que veulent arriver à prouver nos adversaires.
Comme si cela ne suffisait pas et afin de nous convaincre davantage que l’homme n’a aucune parenté avec un animal préexistant, Dieu demande à Adam de les nommer tous et de se choisir si cela est possible une compagne parmi eux ! Voilà une demande étonnante ! Or que répond Adam après avoir soigneusement examiné toutes les créatures vivantes ? Non, décidément, aucune ne pouvait lui être une aide et une compagne. S’il était issu d’un animal qui, dans l’hypothèse évolutionniste ne pouvait pas être unique, il n’aurait dû avoir que l’embarras du choix pour trouver une “femelle” capable de satisfaire son instinct animal de procréation parmi les nombreuses cousines et autres hominiens qui lui étaient en tous points physiquement semblables. Il l’aurait trouvée jolie mais stupide, un idéal que beaucoup lui envierait actuellement !
Tout cela est bien triste et il faut vraiment avoir perdu de vue la grandeur et de la dignité de l’homme, chef-d’œuvre de l’amour de Dieu, pour adhérer sans frémir à de pareilles théories.
Si les théories scientifiques modernes, qui ne sont pas La Science, vous troublent (je reconnais qu’il y a parfois de quoi), récitez souvent votre acte de Foi en pensant à la Révélation et rappelez-vous: “que celui qui a des oreilles pour entendre, entende, et des yeux pour voir, voie”, rappelez vous surtout que :”si vous n’êtes comme des petit enfants vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux”. Or le propre d’un petit enfant est de croire dur comme fer ce que lui enseigne son père, malgré les méchants camarades et malgré la maîtresse qui lui disent le contraire. Or notre Père est le Dieu trois fois Saint, qui nous a révélé notre origine et notre finalité. Je crois donc malgré le monde, malgré la “science”, malgré Jean Paul II et malgré la multitude que je ne viens pas d’un animal mais que j’ai été créé en Adam, le premier homme, corps et âme à l’image et à la ressemblance de Dieu selon le modèle parfait qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ et que la Femme l’a été à partir du côté de l’homme comme l’Eglise est issue du côté du Christ. C’est ce qui justifie notre entière responsabilité dans la faute originelle, ainsi que la sublime grandeur de notre destinée.
Il est effarant de voir à quel point la Jean-Paulâtrie postconciliaire obscurcit les esprits au point de les rendre aveugles et dénués de tout bon sens. Dire que cette information n’a aucune conséquence sur le dogme du péché originel et sur tout l’édifice de la Foi est vraiment incroyable. A force de ne pas vouloir reconnaître que Jean-Paul II est un agent, conscient ou inconscient, des ennemis de l’Eglise, on en arrive inexorablement à tout faire pour l’excuser, à adopter leurs thèses et à contribuer à les faire admettre à ceux que l’on devrait au contraire mettre en garde. Notre-Seigneur, lui-même, nous a pourtant avertis par la voix de ses apôtres (saint Paul, deuxième épître à Timothée, 3, 11) : “Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et de leurs démangeaisons d’oreille, ils se donneront des maîtres à foison et détourneront l’oreille de la Vérité pour se tourner vers des fables”. La punition de cette apostasie a été clairement énoncée par Notre-Seigneur lui-même “je les rendrai sourds et aveugles afin qu’ils n’entendent pas (la parole de vérité) et ne voient pas (les pièges du démon)”. Après avoir avec son prédécesseur dénaturé le Saint Sacrifice de la Messe, modifié le rituel de tous les sacrements au point de les rendre plus que douteux, après avoir introduit et promulgué les pires déviations (faux œcuménisme et rencontres du même nom, liberté religieuse) toutes formellement condamnées par toute la tradition (Papes et conciles compris), après avoir contribué à divulguer l’hérésie de la Rédemption universelle (on peut faire son salut dans toutes les religions, on est tous sauvés du fait de l’incarnation par laquelle Jésus-Christ a assumé toute la nature humaine), après l’abominable trahison de Reims où il a publiquement affirmé que le baptême de Clovis ne différait en rien d’un baptême ordinaire, niant ainsi indirectement toute la mission de la France fille aînée de l’Eglise et protectrice temporelle du Saint Siège (affirmée et perpétuellement confirmée par toute la tradition, les Papes et Dieu lui-même: cf. Sainte Jeanne d’Arc et le Sacré Cœur), après avoir aussitôt rappelé au contraire que la mission de la France consistait à répandre à travers le monde les valeurs de Liberté, Egalité, Fraternité qu’elle avait si bien su promulguer jusqu’à présent (il s’agit donc de répandre avec encore plus de zèle si cela était possible les principes révolutionnaires édulcorés à la sauce des Droits de l’Homme), voilà qu’il s’attaque aux fondements mêmes de la Foi en lançant discrètement l’idée que l’évolution est « plus » qu’une hypothèse, selon une méthode bien connue pour son efficacité (on lance le débat pour faire progresser l’idée dans l’opinion publique, puis on opère éventuellement un léger recul pour faire taire les opposants trop bruyants et enfin on officialise la chose dans un emballage adéquat). Tout cela sur fond de préparation du grand jubilé de l’an 2000 qui va consister pour l’église “catholique” à renier tout son passé, à demander pardon pour le mal que l’on aura, soit disant, fait aux hérétiques de tout poil et enfin à rejeter la royauté universelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ, seul nom par lequel pourtant nous pouvons être sauvés.
Si vous croyez après cela que Jean-Paul II est encore le vrai vicaire du Christ, infailliblement inspiré du Saint-Esprit et qu’il faut donc le suivre dans l’établissement de la nouvelle religion humanitaire universelle qu’il bâtit sur les ruines de la Religion Catholique, au point d’accepter maintenant le principe de l’évolution qui nous est imposé pour des raisons idéologiques au nom de la Science qui, au contraire lorsqu’elle est lue objectivement, en démontre l’impossibilité, j’y perds mon latin. Remarquez bien qu’au-delà de la plaisanterie le problème est on ne peut plus grave, il s’agit tout simplement de notre salut éternel.
Bien amicalement,
Pierre Saglio (Ingénieur Agronome, Docteur ès Sciences, ancien Directeur de Recherches en Physiologie Végétale à L’INRA et diplômé de l’Institut Pasteur en microbiologie)
1) Il est tout de même surprenant qu’il soit si difficile de trouver des chaînons manquants entre les espèces si évolution il y a eu ; nous devrions en trouver partout, mais comme il n’y en a pas on a recours à la fraude , c’est ce que montre le père O’Connel, dans Science d’Aujourd’hui et Problèmes de Genèse, que nous avons réédité, p. 93-94 : « Le Sinanthrope décrit par le Père Marcozzi, S.J. dans « La Vita e l’Uomo » (p. 342) comme possédant 121 caractères ou traits, dont 50 % appartiennent au chaînon manquant, 36 % caractérisent un être humain, 10 % un animal et 4 % spéciaux au Sinanthrope, est une créature imaginaire dont une partie appartient à un singe babouin, plusieurs parties aux Sinanthropes n° 1, 2 et 3, et une partie à « l’Homo Sapiens » trouvé en 1934. C’est un être beaucoup plus prodigieux que la chimère qui ne se composait que de deux ou trois parties : (tête de lion, corps de chèvre et queue de serpent).
2) C’est ce que l’on appelle l’évolutionnisme théiste et que Paula Haigh, dans son ouvrage L’Evolution un Mensonge, appelle « une hérésie qui débilite et défigure l’Eglise d’aujourd’hui, et cause à terme certainement plus de mal que l’évolutionnisme athée ; l’évolutionnisme « théiste », en effet, abaisse l’action de Dieu au rôle d’un mécanisme pour justifier le processus supposé naturel de l’évolution ; par son irrévérence vis-à-vis de la Sainte Ecriture comme Parole de Dieu révélée, il attaque en outre insidieusement la doctrine catholique et la Tradition. » L’auteur développe 30 thèses, où elle puisera dans Saint Thomas d’Aquin l’argumentation en contradiction avec cette funeste théorie.

Document Annexe : DARWINISME – SECULARISME – COMMUNISME (Mgr. Cuthbert M. O’Gara)
Dans son livre “The surrender to secularism” (L’abandon au sécularisme), Mgr. Cuthbert M. O’Gara, qui fut évêque de Yuanling, en Chine, écrit avec des mots émouvants pour nous mettre en garde contre l’évolutionnisme. Dans l’introduction intitulée “Darwinisme – Sécularisme – Communisme”, il présente ses remarques ainsi: “Mon message concerne le sécularisme, qui fraie la voie au communisme.”
Quand les troupes communistes ont occupé mon diocèse elles furent suivies dans un très court délai par le corps de propagande – la branche civile des forces rouges – une organisation, certainement plus disciplinée, plus zélée, plus fanatique que l’Armée populaire de Libération elle-même. La population entière, ville et campagnes, fut immédiatement organisée en catégories distinctes – école primaire et secondaire, élèves et professeurs (catholiques, protestants et païens), commerçants, artisans, membres de chaque profession (oui, même les simples coolies). Chacun, pendant une semaine ou plus, était forcé d’assister au séminaire prévu pour sa propre catégorie et, là, il fallait bon gré mal gré écouter la ligne communiste officielle.
Maintenant, je demande quelle était la leçon donnée aux endoctrinés ? On pourrait supposer que cela eût été quelques perles de sagesse répandues par Marx, Lénine ou Staline ! Ce ne fut cependant pas le cas. La première leçon, la leçon fondamentale donnée fut que l’homme descendait du singe – le Darwinisme ! Cela choqua naturellement les chrétiens (Catholiques et Protestants) dirigeant des séminaires et on pouvait s’attendre à ce qu’ils réagissent violemment. Les non-chrétiens, qui en Chine sont communément considérés comme des païens, et qui constituent la grande majorité de la population, furent également opposés à la théorie de l’évolution car depuis des temps immémoriaux le peuple chinois, par une sorte de voie nébuleuse, croyait en un Etre Suprême, au salut et en l’existence après la mort.
Etes-vous surpris que les communistes chinois choisissent le Darwinisme comme pierre d’angle pour construire leur nouvelle structure politique ? Au début, cette opération me laissa perplexe. J’avais cru qu’ils commenceraient par exposer les principes économiques de Marx. Plus tard, dans une geôle rouge, la raison de cette tactique inattendue me devint très claire. A cette époque j’avais très bien compris que le but premier du gouvernement de Pékin était d’extirper toute croyance et pratique religieuse en Chine, particulièrement pour détruire de fond en comble l’Eglise catholique. Après deux ans de détention et de souffrance où je dus supporter, avec mes moines et mes religieuses, toute sorte d’entraves et d’humiliations, je ne savais que trop combien la clause de “liberté religieuse”, insérée dans la Constitution de 1948 n’y figurait que pour aveugler les gouvernements étrangers et n’avait aucune sorte de validité à l’intérieur de la Chine rouge. La politique officielle, rigide et cruelle, était parfaitement claire. Religio delenda est. La religion doit être détruite.
Le Darwinisme nie Dieu, l’âme humaine, et la survie. Dans ce vide le communisme entre comme le maître exclusif de l’esclavage intellectuel qu’il a créé. Dans les prisons rouges dans lesquelles je fus détenu, le slogan “amenez-nous votre esprit et tous vos problèmes disparaîtront”, était inculqué dans l’esprit des prisonniers avec brutalité et une lassante monotonie. Seul un holocauste rabaisssant la personne humaine peut rassasier l’appétit de domination du régime rouge de Pékin.
L’auteur : Né au Canada, en 1886. Ordonné prêtre au Monastère Passioniste de Saint-Michel, dans le New Jersey, en 1915. Envoyé comme missionnaire en Chine en 1924. Consacré évêque de Yuanling en 1934. Souffrit les arrestations, la prison et les tortures en 1941 et 1949. Expulsé de Chine en 1953. Décédé à SaintMichel le 13 mai 1968. Tiré de Daylight n°16 (été 1995)
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