Henri de La Rochejaquelein et l’insurrection monarchiste

Ils flottent entre l’espérance et la crainte, lorsqu’un paysan de Châtillon vient annoncer à La Rochejaquelein que les habitants des paroisses voisines, impatients de se réunir aux insurgés, courent aux armes et le demandent pour chef.

Le gentilhomme vendéen s’écrie : « L’honneur m’appelle et je vole aux combats ! ». Lescure veut le suivre. C’est livrer ses parents, ses amis et sa jeune épouse à la vengeance des républicains.

Accompagné de son guide fidèle et armé de deux pistolets, La Rochejaquelein arrive sur le théâtre de la guerre et rejoint Charles de Bonchamps et Maurice d’Elbée. Il apprend qu’une division ennemie pénètre dans la Vendée et, n’écoutant que son courage, il veut arrêter le mouvement offensif des républicains.

II accourt à Châtillon, à Saint-Aubin-de-Baubigné, où sont les propriétés de sa famille. À peine a-t-il paru que des milliers de paysans des Aubiers, de Nueil, de Saint-Aubin-de-Baubigné, des Échaubrognes, des Cerqueux de Maulévrier et d’Yzernay, le proclament leur chef.

En mars 1793, il participe au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l’armée vendéenne.

La Rochejaquelein se met à leur tête et leur adresse cette courte harangue :

« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J’ai d’ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l’ennemi : si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi »

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