Faux Art Business – L’imposture de l’art contemporain et les marchands du temple

*Images indécentes et propos vulgaires, documentaire particulièrement déconseillé aux jeunes gens*

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Catholiques de France

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2 thoughts on “Faux Art Business – L’imposture de l’art contemporain et les marchands du temple

  1. Bon, excellent… à 95 % !

    Et puis…

    Et puis il y a ce passage, proprement désolant, où l’on apprend qu’après Fra Angelico l’art aurait dérivé vers l’antichristianisme, à cause d’une trop grande ressemblance avec l’œuvre du Créateur – ce qui est l’argument des musulmans interdisant les poupées qui ont des visages, argument qu’il critique chez eux, et, en outre, était même celui des iconoclastes.

    Le gothique, ose dire monsieur l’abbé, serait déjà un art s’opposant au christianisme, ainsi que l’art de la Renaissance.

    Monsieur l’abbé saluera-t-il donc la destruction de la cathédrale de Paris, premier monument gothique ? Demandera-t-il le démantèlement de toutes celles qui la suivirent, et de Saint-Pierre de Rome ? Vouera-t-il aux gémonies ces catholiques, ces papes mêmes, qui furent les éminents protagonistes de la culture artistique de la Renaissance ? Se rend-il compte qu’il accuse inconsciemment saint Louis et saint Thomas d’Aquin, et la chrétienté des Croisades, d’avoir été aveugles à une apostasie générale de leur siècle ? Ne voit-il pas que son archaocentrisme est à l’opposé de la foi de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, et le rallie au camp opposé, celui des ces antichrétiens de la Renaissance qui inventèrent des expressions comme « art des Goths » (ou « gothique », pour suggérer une idée de barbarie ; on disait jusque là « art de France », au sens d’art de l’Île- de France) ou « Renaissance » (alors que l’Église avait toujours conservé les trésors de la culture antique, qu’elle n’avait jamais oubliée) ?

    Implicitement, je crois que monsieur l’abbé a pris au sérieux les rodomontades des ésotéristes cabalistes qui prétendent, se disant « maçons » et ayant mêlé vers 1700 l’héritage des corporations chrétiennes à la cabale venue des rosicruciens, avoir construit les cathédrales (et tous les monuments de l’humanité). Il les croit à l’origine des cathédrales, pourtant construites par des chrétiens, sous supervision de l’Église, à la demande de l’Église, des siècles avant la formation de leurs hérésies ! Il les crédite d’avoir produit beauté et grandeur, eux qui n’ont su faire que bassesses et laideurs. Il esr la dupe du grand mensonge de « Fulcanelli » et de ses « frères ». Et, au nom de la foi chrétienne, il abdique toute vérité et toute justice aux fils du maître du mensonge.

    Rejetant ainsi, ce qui est aburde, tout l’art (chrétien !) de la Renaissance en raison de dérives philosophiques de la Renaissance, monsieur l’abbé devra rejetter la scolastique, au nom de l’hérésie implicite qu’il dénonce dans l’art gothique du Moyen Moyen Âge et dans le gothique flamboyant du Bas Moyen Âge. C’est la conséquence logique, qu’il ne voit fort heureusement pas, des principes de son monstrueux raisonnement.

    On dira (en suivant Alain Pascal avec lequel, ici, on ne peut raisonnablement qu’être d’accord) :

    Aprés avoir rappelé que la culture de l’Antiquité païenne avait toujours été connue en Occident avant 1453, date officielle de la Renaissance, Alain Pascal montre qu’il n’y a pas une mais deux formes de renaissance, l’une chrétienne qui est principalement artistique, et l’autre anti-chrétienne qui est gnostique et kabbalistique. Cette dernière forme marque une rupture et une régression dans la civilisation de l’Occident chrétien, et l’auteur en tire la conséquence sur l’Humanisme (…)

    Désolante dérive non personnellement de monsieur l’abbé, mais, hélas, du troupeau de la Tradition qui veut rejeter l’apostasie sans comprendre que l’inverse d’un mensonge est souvent un mensonge opposé et aussi grave.

    Les protestants voulurent rejeter tout ce qui n’était pas de la Bible (sola Scriptura), et gobèrent en conséquence des principes cabalistes sans même s’en rendre compte. Une large part de la Tradition (lato sensu) prend la même voie. Et les gnostiques d’É&R sont en train de mettre le pied à l’étrier à des cabalistes à mes yeux manifestes (Guyénot, Douguine) par l’erreur opposée du rejet de l’Ancien Testament.

    95 % de ce que dit monsieur l’abbé dans cette vidéo est juste, vrai, bon, pertinent, et présenté avec un humour et un esprit qui lui font honneur, sans rien dire même de sa droiture et de son courage, vraiment remarquables. Mais cette dérive est grave, et profonde.

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