L’homosexualité est-elle un fait “naturel” ?

En 1948 et 1953 parurent successivement deux rapports faisant suite à une enquête menée par une équipe américaine de psychologues dirigés par Alfred-Charles Kinsey : Sexual behavior in the Human Male et Behavior in the human female, ouvrages qui furent comparés à L’origine des Espèces de Darwin et au Capital de Marx, autrement dit à des bombes politiques et sociales.
Le but de ces recherches avait été de démontrer que 95% de la population américaine ne respectait pas les lois pénales interdisant l’homosexualité, que la tendance « homo » était « une composante naturelle qui s’exprimait ou non selon les circonstances, le milieu familial, la société » (1). Aussi, les auteurs prônaient un assouplissement du code pénal et l’adaptation de la loi morale. Des scientifiques contestèrent la méthode de l’enquête et déclarèrent les résultats sans valeur (l’échantillon était constitué de 5300 hommes et 8000 femmes volontaires et gagnés à la cause, dont 25% était de milieu carcéral et 5% prostitués masculins (2).
La vérité au vote
Ce non-événement intellectuel, mais très médiatique événement, eut assez d’influence pour qu’en 1973 – à l’issue d’un débat porté en place publique – 1000 psychiatres de l’Association des Psychiatres Américains (APA) réunis en congrès votent pour savoir si « le terme « homosexualité » devait être retiré de la classification américaine des maladies mentales » (3) pour être plus précis, s’il fallait renoncer à la « diagnostiquer ».
Conformément à la conception démocratique de la vérité, la question fut tranchée à 58% de voix « pour » et 37% « contre » : l’homosexualité n’était pas par-là reconnue « normale », mais son « diagnostic » était abandonné et remplacé par celui de l’« homosexualité ego-dystonique (4) », c’est-à-dire que sans être une “maladie” « elle le devient » – pour paraphraser S. de Beauvoir (5) –, dès lors que l’individualité concernée la vit mal et en éprouve de la souffrance.
Une brèche était introduite dans la doctrine qui jusque-là considérait l’homosexualité comme un trouble psychique ; on allait pouvoir la justifier dans la culture populaire contre ses propres normes naturelles car, comme on va le dire, c’est tout naturellement et universellement que l’âme humaine abhorre cette inclination comme un plaisir transgressif qu’on ne goûte qu’en état de perversion, la conscience ne cessant d’accuser.
Il est très regrettable de devoir faire ce parallèle, mais c’est par le même procédé des mots ambigus et interprétables que les libéraux ont pu conquérir les pères au Concile Vatican II, termes qui assurèrent une trêve provisoire dans la guerre des Sessions, à charge d’exploiter ensuite ces lézardes (6) sémantiques de l’édifice (la doctrine de l’Eglise) et de poursuivre ultérieurement sa « déconstruction ».
Mais revenons à ce Congrès où l’on jeta, comme au Concile, le serpent de la bonne conscience personnelle auto-justificatrice sur la maladie : que l’on puisse répondre à une question d’ordre anthropologique, psychologique et métaphysique par le moyen du vote en Congrès montrait, non seulement une certaine impéritie de ceux qui s’y livrèrent, mais surtout l’état de déclin intellectuel et moral des démocraties libérales.
Car, qu’il y eut-il eu unanimité, plutôt que 58% ou même 50% + une voix, pour déclarer l’homosexualité chose « normale », et quand même il y aurait 95% d’une population frappée de cette “tendance”, ainsi que le déclare le rapport MacKinsey, cela ne changerait rien à la gravité morale de l’acte au regard de la nature humaine créée.
C’est l’ignorance du mot « nature » et des rapports du corps et de l’esprit dans cette « nature » humaine qui est un composé psychosomatique qui permet bien des sophismes, le mot nature étant généralement compris comme désignant la matière ou la biologie, de sorte qu’on ne voit pas très bien où serait le mal d’un fait physique, comme celui d’avoir les yeux verts ou les cheveux roux. De là, on peut raisonner comme suit : l’individu a cette marque, probablement physique, mais il ne l’assume pas ; conséquence : la faute est à la culture ou à l’éducation, et au psychanalyste d’aider l’individu à se “décoincer”, à faire sauter les verrous de sa libido refoulée, cause de son mal être, etc.
Que ce mal de vivre puisse être une angoisse métaphysique du tréfonds de l’âme devant la transgression d’un commandement intime du Créateur qui nous a voulu homme ou femme ; que ce désordre des désirs ne puisse être surmonté que par une lutte morale et des résolutions à déraciner les mauvaises passions, plutôt que par des années de « divan » à tâcher d’apaiser sa conscience ou justifier ses pratiques, cela ne vient pas à « la sottise contemporaine » (mot de Simone Weil pour dire qu’elle seule avait pu inventer la psychanalyse).
Pourtant contre notre siècle et le précédent si faussement subtils, l’histoire apporte son témoignage écrasant : toutes les civilisations ont haï et combattu ce vice comme une dégénérescence, tandis que la « véritable Eglise du Christ » maîtresse de vérité a constamment mis en garde et puni ce que la Bible appelle une « abomination » : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ; ce serait une abomination» » (Lévitique 18, 22), ainsi que Mgr Vitus Huonder, évêque de Coire (Suisse), a eu le courage de rappeler « pour recadrer la question » (7). [NDLR : l’auteur de l’article accorde une dignité sacerdotale à M. Vitus Huonder que nous ne reconnaissons pas, à cause de l’invalidité des rites d’ordination sacerdotale et de consécration épiscopale institués par la secte moderniste. Cf Rore Sanctifica]
Une condamnation universelle
La pensée superficielle soutient que l’homosexualité ne fut tant condamnée dans l’histoire qu’en raison d’un pouvoir dictatorial qu’aurait exercé l’Eglise catholique sur les mœurs du passé. L’Eglise elle-même n’aurait fait que mettre ses pas dans les pas de la barbarie des premières âges et des civilisations patriarcales, ce que soutiennent aussi les féministes.
En réalité, comme pour l’inceste, cet acte a toujours suscité crainte et effroi, comme une sorte de sacrilège contre le corps « temple du saint Esprit » (Saint Paul), et l’on peut penser que cette crainte était d’autant plus éprouvée que les peuples étaient proches des premières générations de l’humanité et moins obscurcies par l’accumulation des péchés qui se transmettent, car ils se transmettent à la descendance comme un fardeau.
En effet, si l’on trouve des cultes païens pour exalter la débauche, la prostitution dite « sacrée » ou le travestissement des prêtres en femmes et des femmes en prêtres, tout ceci associé au culte des Idoles ou des divinités (Baal et Astarté à Canaan) ; si l’on prisait ces actes dans la culture de l’ancienne Grèce et même au siècle du grand Périclès, on ne doit pas oublier que dans toutes les civilisations non encore chrétiennes, la sexualité entre semblables, surtout entre hommes, a été tenue pour infâme, châtiée des peines les plus sévères et par la mort à l’instar du meurtre d’enfant : la castration en Assyrie au 14e av. Jésus-Christ, la mort chez les Hittites, abomination pour le Livre des morts Egyptiens et l’ancien testament qui voue ses auteurs à la mort (Lévitique (18, 22 et 20, 13).
Au cours du millénaire de l’impérium romain sous la République ou sous d’autres régimes, des lois punissaient durement l’acte contre-nature : Théodore le Grand condamne au feu les coupables en 390, de même Justinien en 538 qui y voit une possession.
Cette dureté se retrouve chez les peuples « barbares » : castration chez les wisigoths, peinent de mort chez les Francs, et elle se conserve chez les nations européennes les plus civilisées : le bûcher sous Louis le Pieux, condamnations dans les législations de l’Italie au XVIe et XVIIe et dans l’Empire de Charles Quint.
L’Eglise qui a éradiqué l’esclavage des premiers siècles et enseigné la charité et la douceur dans les mœurs, n’a en rien subi l’influence de l’arriération d’un pouvoir patriarcal abusif, lequel existait à Rome – le père avait alors droit de vie et de mort sur les membres de sa famille -. Elle a travaillé à supprimer la cruauté, mais elle n’en a pas moins condamné le vice contre-nature et l’efféminisation qui portait atteinte à une virilité bien comprise, plus morale et spirituelle que physique. Ceci doit être dit contre une certaine droite idéologique arrogante qui accuse le christianisme d’avoir efféminée la civilisation occidentale barbare virile, et qui ne dédaigne pas à l’occasion les plaisirs « homo », l’ont montré des chefs du IIIe Reich et leurs affidés.
L’interdit de l’Eglise
L’Eglise n’a fait qu’émonder les civilisations romaine et barbare de leur brutalité respective, sans diminuer la virilité morale et même physique, raison pour laquelle elle a sans cesse réaffirmé que le péché d’homosexualité et plus largement l’acte contre-nature (sodomie en particulier) est une injure faite à Dieu qui ne reste jamais impunie.
C’est la raison des peines prononcées contre les ecclésiastiques ou les civils corrompus : le concile d’Elvire en 693 (canon 71) infligeait au coupable le refus de la communion ; la relégation pour y faire pénitence à la suite des Conciles Latran III (Rome, 1179) et Latran V (1512-1517). Saint Pie V (XVIe siècle) prononça que les clercs coupables seraient livrés au bras séculier, ce qui dans certains pays voulait dire le bûcher. Plus près dans le temps, le code de droit canon de Benoit XV décrète la peine de l’infamie pour cette faute, impliquant la privation totale ou partielle de la bonne réputation et l’interdiction d’exercer les charges ecclésiastiques (suspens a divinis qui est l’interdiction de donner les sacrements, la privation de tout office, bénéfice, dignité ou charge, réduction des clercs à l’état de laïc). Cette discipline est restée en vigueur jusqu’à Benoît XVI qui a relevé trente évêques de leurs fonctions pour de telles pratiques !
On comprend que la hiérarchie romaine qui passe pour être l’Eglise se porte mal – une partie du clergé accueille les lobby « gay » et consacre des unions (8) -, mais la véritable Eglise, elle, n’a fait que reprendre la compréhension spirituelle du sujet et l’avis de ses grands docteurs.
Saint Paul condamnait l’homosexualité comme péché conduisant les non repentants à la damnation éternelle (Romains 1, 24).
Saint Jude dans son épître écrit : « Rappelez-vous Sodome et Gomorrhe et les villes voisines : leurs habitants se sont conduits d’une manière aussi immorale que ces anges et ont recherché des relations contre nature : ils subissent la punition d’un feu éternel, et c’est là un sérieux avertissement donné à tout le monde ».
Crime et châtiment
Les chiffres relatifs à la dépression, l’instabilité affective, l’échec scolaire ou la criminalité sont systématiquement supérieurs chez les homosexuels ou les “enfants” d’homosexuel(le)s que chez les enfants de familles traditionnelles.
En France, le taux de suicide des homos, bi et transsexuels est quatre fois supérieur à la moyenne.
Une enquête de 2012 de l’université du Texas) auprès de 3000 enfants a montré qu’il y a 10 fois plus de victimes de maltraitances chez les enfants ayant vécu avec des parents « homos » ; les problèmes psychiques et les tentatives de suicide y est le double (d’autre statistiques donnent des chiffres beaucoup plus élevés) que chez les enfants d’hétérosexuels.
Instabilité affective : 8 % des « homos » et 76% des lesbiennes (on sait que les femmes sont généralement plus fidèles) ont une relation qui dure trois ans. Multipartenaires : 74% d’homosexuels ont plus de 100 partenaires. « La fidélité y est insignifiante » (Th. Schmidt dans un livre sur l’homosexualité).
Les alcooliques, drogués et malades du VIH ou du Sida sont surreprésentés dans ces populations.
La pédophilie : parmi les responsables, 80% d’homosexuels.
« Les problèmes de santé sont trop présents au sein de la population concernée pour qu’on puisse les attribuer à une petite minorité irresponsable au sein de ce groupe », cf. Th. schmidt, in Homme, femme le mélange de genre, op. cit., p. 54. Voir aussi : les conséquences dramatiques des mariages homosexuels
Après les apôtres, saint Grégoire (VIe siècle) et St Pierre Damien (XIe siècle) disent de ce péché qu’il dépasse en gravité tous les autres.
Selon Saint Bernardin de Sienne (XIVe), il est « le vice le plus grand qui soit », il rend pusillanimes (timidité maladive), irascible, endurci, inconstant.
Dans les Dialogues de Catherine de Sienne Dieu dit à la sainte : « Non seulement je l’ai en horreur, moi suprême et éternelle pureté (je l’abomine tellement que mon divin jugement a englouti cinq villes uniquement à cause de ce péché), mais les démons eux-mêmes, démons que ces misérables se sont donnés pour maîtres, ne peuvent le supporter » (9).
Saint Thomas (XIIIe) le compare aux relations avec les bêtes et rappelle qu’il obscurcit l’intelligence et le discernement.
Saint Pie X le place l’impureté contre nature tout de suite après l’homicide qui crie vengeance à la face de Dieu.
Vice et péché des origines
Aux premiers siècles de la Chrétienté saint Jean Chrysostome a écrit : « quand Dieu a abandonné quelqu’un, tout est inverti ! » (10).
Ne concluons pas de ce mot que c’est l’abandon de Dieu qui provoque la perversion par suite d’une révolte contre ce même abandon, c’est là une antithèse comme celle qu’on trouve dans Isaïe (« Dieu a fermé leurs yeux pour qu’ils ne voient pas » signifiant, que ces hommes refusent de voir, d’entendre, et pas de pire aveugle ou sourd que celui qui ne veut pas voir, entendre). L’abandon est consécutif à la révolte humaine et à la volonté résolue de choisir la désobéissance et les jouissances proscrites par la conscience.
Les écrivains modernes sont témoins de cette démesure psychologique que peut prendre l’amour de soi coupable qui caractérise le péché des origines, ce qu’a rappelé si opportunément l’apôtre Jude parlant de la faute des anges déchus (et aussi la visionnaire Catherine Emmerich disant : « ils se sont complus en eux-mêmes »).
L’écrivain Marcel Jouhandeau qui fut homosexuel eut la franchise d’écrire ce mot qui fait comprendre la proximité de ce péché de chair avec l’hubris du péché démoniaque (la triple concupiscence de l’orgueil, de la vaine curiosité et des sens) avec son caractère d’inversion : « Dieu est mon égoïsme. Ce que j’aime par-dessus tout en moi, c’est Dieu. » !
Il n’est pas le seul à le dire, divers psychologues ou écrivain ont remarqué que l’homosexualité est « la forme la plus pure de l’égoïsme » (Charles Larere (11)).
Que faire, disent des « bien-pensants », quand on est né avec des tendances ou des pulsions homosexuelles – on a dit qu’il y avait un “chromosome” homo -, sans même parler des anomalies du corps (hermaphroditismes) que l’on va exhiber comme justification que la nature est mauvaise et « l’être » bâclé… (par le Créateur évidemment) ?
En fait, l’homosexualité est le plus souvent voulue par faiblesse (comme l’alcoolisme), puis la répétition fait l’acquis qui devient ensuite “inné”, ce qui explique aussi que l’homosexualité ait toujours été vue comme signe d’effondrement des civilisations.
Quant aux malheureux dans leur corps ou leurs désirs – souvent par un déséquilibre dans l’éducation maternelle ou paternelle12 -, il arrive qu’ils soient silencieux et portent leur croix, parfois héroïquement, devant combattre des tentations en réparation des fautes des pères et mères, comme c’est le cas d’autres tentations ou pulsions (celle de la soif du sang, du meurtre, de l’orgueil ou de la gourmandise des sens et de l’esprit), autres croix transmises par les péchés individuels ou collectifs et que Dieu tolère pour une guerre contre les passions qui fait la noblesse de l’esprit humain.

(1) Homme, femme, le mélange de genre, dossier complet et toujours d’actualité réalisé par le MJCF (Mouvement de la Jeunesse catholique de France) dans sa revue Savoir & servir, n° 78, 2015.
(2) Op. cit, p. 45.
(3) In http://www.slate.fr/story/41351/homosexualite-maladie.
(4) La dystonie regroupe des troubles du mouvement causés par le cerveau. L’expression est assez vague pour être interprétée comme un fait physique et ou psychologique. L’homosexualité était toutefois classée par ces psychiatres avec le fétichisme, l’exhibitionnisme, le sadomasochisme, appelés « paraphilies », terme lui aussi ambigu, puisqu’on peut l’entendre comme « préférence » singulière ou un trouble psychosomatique, comme il plaira…
(5) « On ne naît pas femme on le devient ».
(6) En particulier cette fameuse substitution : la véritable Eglise du Christ « subsiste » dans l’Eglise catholique, au lieu de « est » que l’on trouve dans la Constitution dogmatique Lumen Gentium (1965).
(7) https://www.letemps.ch/suisse/punir-mort-homosexuels-cest-bible-rappelle-leveque-coire.
(8) https://www.medias-presse.info/les-eveques-allemands-reconnaissent-le-troisieme-sexe/83210/
(9) Citations extraites de : Homme, femme le mélange de genre, Savoir & servir, n° 78, p. 26-34.
(10) Savoir et servir, op. cit., p. 26
(11) Ibidem
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St Paul aurait eu cette tentation il me semble. Il serait peut-être bon de le prier pour les personnes qui auraient la même tentation ? Il paraît que cette tendance serait assez représentée dans certaines écoles tradis… Fruit d’une pédagogie trop rigide?
Même s’il n’est pas un exemple de santé morale et mentale, je pense à Louis II de Bavière (éduqué de manière parfaitement rigide). Il avait ces tendances là, et on a retrouvé dans son journal intime toute sa lutte contre ce vice. Évidemment les journalistes/historiens modernes voient ce “refoulement” comme la source de son malheur, je trouve qu’il est au contraire admirable pour cela.
Je cite : “Quant aux malheureux dans leur corps ou leurs désirs – souvent par un déséquilibre dans l’éducation maternelle ou paternelle12 -, il arrive qu’ils soient silencieux et portent leur croix, parfois héroïquement, devant combattre des tentations en réparation des fautes des pères et mères, comme c’est le cas d’autres tentations ou pulsions”
Et si l’on arrêtait un peu le parents-bashing, tant en vogue dans la Tradition ?
L’argumentaire est un peu court…
Peut-être ferait-on bien d’élargir le cercle des possibles pour identifier d’autres responsabilités ?
Au passage, tout à fait d’accord avec vous ABH concernant la pédagogie rigide…
Merci pour cet article qui rappelle avec force que la morale chrétienne ne peut jamais être fondée sur un vote, une statistique ou un consensus culturel, mais sur la loi naturelle voulue par Dieu.
Il me semble toutefois important, dans un souci de vérité et de charité, de distinguer clairement plusieurs plans : la justesse de l’enseignement moral de l’Église, la critique rigoureuse des travaux qui ont contribué à la normalisation culturelle (comme ceux de Kinsey), et l’attention pastorale due aux personnes concrètes, souvent blessées et en souffrance.
La vérité sur le bien et le mal n’est jamais opposée à la miséricorde ; au contraire, elle en est la condition. C’est dans cette unité, vérité, responsabilité personnelle et appel à la grâce, que le témoignage chrétien porte le plus de fruits.