La « nouvelle messe » serait-elle une messe gnostique kabbaliste ?
(Roca – F.A.M. p. 373)
« Il y aura une religion nouvelle ; il y aura un dogme nouveau, un rituel nouveau ; un sacerdoce nouveau dont le rapport avec l’Église qui tombe (l’Église romaine) sera exactement ce que fut le rapport de l’Église catholique avec l’Église mosaïque sa défunte mère »
Tout le catholicisme repose à l’évidence sur la Messe. Luther le savait bien, qui disait :
« Détruisez la Messe et vous détruirez tout le catholicisme ».
En conséquence, la destruction de la Messe vise immédiatement la médiation sacerdotale.
Un catholicisme sans Messe et donc sans médiation sacerdotale, est-ce encore la religion du Christ ?
Or, plus on approfondit l’action dévastatrice des forces occultes au sein de l’Église catholique romaine, plus on se demande si en fin de compte la « Nouvelle Messe » ne serait pas par rapport à la Véritable Messe, non seulement une subversion diabolique, mais encore une inversion luciférienne, dans le sens d’une conversion à une messe gnostique juive : en somme, une messe qui retournerait à ce que les juifs appellent « la Religion Mère ».
Par « Religion Mère », il ne faut pas entendre celle du « Dieu d’Abraham, d’Israël et de Jacob », mais celle de « l’Alliance Israélite Universelle » laquelle ouvrit ” s’efforce de rassembler en une seule toutes les religions, les invitant à abandonner leurs dogmes particuliers et à ne retenir en fait de croyance que celle en un Dieu (?) unique et en la fraternité humaine ». (Matines – n° 17 – avril-mai-juin 1979 – P. 24).
I) – LA « NOUVELLE MESSE » : SUBVERSION DE LA MESSE CATHOLIQUE –
Il ne s’agit pas ici de revenir sur tout ce qui a été dit et écrit à ce propos. Nous soulignerons simplement quelque aspect essentiel de manière à engager notre cheminement vers le point final de ce texte
Tout d’abord, il n’y a pas, selon le rite catholique, de sacrifice expiatoire du Christ sans l’offrande préalable de la Divine Victime (offertoire de la Messe traditionnelle). Les Cardinaux Ottaviani et Bacci ont bien dit que l’Offertoire est la « clé de voûte » de la Messe. Or, la « Nouvelle Eucharistie » n’offre pas, par son rite même, le Sauveur du monde. Elle présente, selon ce qu’on appelle la « Préparation des dons », très modestement des biens naturels : cela est en rupture totale avec la Tradition catholique. (« Initiation Théologique », tome III, p. 519, Ed. du Cerf, 1961).
Rappelons-nous l’aversion de Cranmer, protestant enjuivé, pour l’Offertoire : « Comme Luther, il croyait que toute forme d’offertoire “puait l’oblation” » (Cité par Matines – n° 18 – juillet-août-septembre 1979 – P. 19).
Que vaut alors une Consécration qui nous rejoint plus ce qui sur l’autel doit symboliser le Christ ? Le pain n’a pas été préalablement offert « pour nos innombrables péchés, offenses et négligences, pour tout les assistants et pour tous les chrétiens vivants et morts ? » Le vin n’a pas été préalablement offert pour qu’il « montre comme un parfum suave en présence de la divine Majesté pour notre Salut et celui du monde entier ».
Pourquoi deviendraient-t-ils le Corps et le Sang du Seigneur alors que leur sens symbolique est ailleurs ?
On sait que le rite peut, selon le pape Léon XIII, avoir un « rôle invalidant » s’il ne précise pas ce que doit signifier un Sacrement. Quelle précision apporte la « Présentation des dons » à la signification du Sacrifice Sacramentel de la Messe ? Aucune. Et non seulement aucune précision n’est apportée, mais encore se relève une opposition radicale, laquelle opposition est par elle-même invalidante. Il y a une rupture totale entre les deux moments : celui de l’Offertoire et celui de la Consécration qui ne s’insère plus dans l’acte sacrificiel du Canon.
On touche ici le point crucial du rite non catholique de la « Nouvelle Messe ».
Il est dit que l’intention de la part du célébrant, de faire ce que fait l’Église, lorsqu’il prononce sur le pain et le vin les paroles de la Consécration, suffit à la validité du Sacrifice de l’Autel. Mais si le rite n’est pas catholique, l’intention si parfaite soit-elle, ne le peut corriger : elle ne peut faire qu’un rite non catholique soit catholique. La valeur de l’intention doit être considérée en fonction d’un rite catholique, comme du temps de la Messe traditionnelle célébrée sur toute la terre. Une fin bonne en elle-même, ne peut justifier un moyen mauvais en lui-même.
En perdant sa « clé de voûte », la Messe traditionnelle s’est dégradée, elle est devenue une célébration eucharistique, c’est-à-dire une célébration du pain et du vin !
II) – LA « NOUVELLE MESSE » : INVERSION DE LA MESSE CATHOLIQUE –
Mais c’est bien naturel présenté à l’autel du Sacrifice, s’ils ne symbolisent plus le Christ, symbolisent par contre les hommes en travail et la solidarité naturelle qui les unit. Les « fidèles » ne sont plus seulement représentés par la goutte d’eau mêlée au vin du Calice ; ils se voient maintenant représentés par la goutte d’eau mêlée au vin du Calice ; ils se voient maintenant représentés par le pain et le vin.
Donc, la Consécration selon le Nouveau rite se doit d’opérer indépendamment de ce qui symbolise le Christ et dépendamment de ce qui symbolise l’humanité.
On se rappelle ce passage de « La Colline inspirée » de Maurice Barrès, où Dieu se plaint à son visiteur, l’illuminé VINTRAS :
«… J’en ai assez de cette Messe romaine où mon Fils et est crucifié tous les jours ». Alors le Très-Haut explique « ce qui doit être la messe nouvelle » :
« C’est maintenant à l’HUMANITÉ de prendre la place du divin Sacrifié ; c’est aux hommes de se faire victimes, de s’offrir tout entiers, de s’anéantir. L’HUMANITÉ EST LE CHRIST NOUVEAU. Jésus va enfin entrer dans son repos ».
La nouvelle offrande de biens naturels symbolisant l’humanité donnerait-elle à la Consécration, non pas le sens d’une incorporation de nous-mêmes au Christ, mais celui de l’incorporation du Christ à nous-mêmes ?
C’est là que se pratiquerait une inversion si totale que Jésus enfin entrerait dans son repos, en ce sens que ne s’opérerait plus la transsubstantiation.
Cela éclaire d’une ténébreuse lumière la troisième prière eucharistique de la « Nouvelle Messe » :
« Nous t’offrons, Seigneur, le Sacrifice de Ton Église (= nous, les hommes) et daigne y reconnaître Celui de Ton Fils ».
Une telle prière ne peut être une prière de l’Église catholique pour la bonne raison qu’elle constitue une inversion proprement diabolique. La Messe c’est le sacrifice du Christ qui s’immole sous forme sacramentelle, lequel Sacrifice est offert en vue d’incorporer de plus en plus l’Église au Christ, qui par Lui, avec Lui, en Lui, l’introduit auprès du Père.
C’est dans le sacrifice du Sauveur que l’Église est offerte à Dieu.
On retrouve en tout ce point les deux éléments de la pensée de CRANMER, selon lequel « nous (en italique dans le texte) offrons à Dieu “nous-mêmes, nous âmes et corps” »
Matines juillet-août-septembre 1979). C’est nous-mêmes qui offrons, c’est nous-mêmes que nous offrons.
L’Église passerait-elle son Divin Fondateur ? L’Humanité passerait-elle le Fils de l’Homme ?
III – LA « NOUVELLE MESSE » : CONVERSION DE LA MESSE CATHOLIQUE EN MESSE GNOSTIQUE JUIVE
La fameuse « Préparation des dons » qui s’est substituée à l’Offertoire traditionnel, reprend le sacrifice de l’ancienne Loi. On comprend que pour ce rite, l’on ait eu recours à des formules de bénédictions juives : les berakoth.
Ce qui est frappant en premier lieu, ce n’est pas le fait que les formules adoptées soient juives (l’Église catholique prie bien le Seigneur avec les prières juives), mais le fait qu’elles sont sans aucun rapport avec « l’Hostie sans tache » et « le Calice du salut », et qu’ainsi elles vicient à la base même toute la Messe.
Comment se fait-il alors que des formules appelées à vicier toute la Messe, soient justement des formules juives ? Il y a là un nouvel éclairage qui nous fait percevoir le sens le plus profond de la Messe de Paul VI, celui d’une messe gnostique juive.
Le livre tout en couleur juive de Myriam Le Mayeur : « Lorsque deux seront seront un », livre essentiellement gnostique, montre bien l’importance des « dons » du pain et du vin. Mieux encore, il suggère la mystique androgyne (le mâle et la femelle en un par spiritisme sexuel) en prêtant au pain le symbole de la virilité et au vin celui de la féminité :
«… le froment (auquel s’attache l’idée de l’homme) et le vin (auquel s’attache l’idée de la femme)… (p. 177). (D’où l’importance parfois donnée à la communion sous les deux espèces).
Dans la même direction juive et gnostique, se situe la Cène rosicrucienne avec « pain et vin sur la table » :
« Le Maître des Cérémonies déclare : “que ce pain nous maintienne en force et en santé”, (La Messe de Paul VI présente ainsi le pain : “il deviendra le pain de la vie”) puis “que ce vin, symbole de l’Intelligence, élève notre esprit”. Puis “Prenez et mangez, donnez à manger à celui qui a faim”. “Prenez et buvez, donnez à boire à celui qui a soif”. Enfin : “Tout est consommé. Retirons-nous en paix…”»
Le Bulletin (n° 2 – p. 23) de la Société Augustin Barruel, qui évoque cette “cène” du Vendredi Saint, la présente comme une « haineuse profanation de la Sainte Messe ».
Le même bulletin évoque dans la même ligne, une autre cène pratiquée dans la secte gnostique des Ophites (adorateurs du Serpent) :
« Ils s’assemblent autour d’une table (la messe de Paul VI se célèbre non plus sur un autel mais sur une table), ils disposent les pains, puis ils appellent avec des incantations, le Serpent qui vient se lover parmi les offrandes. Alors seulement, ils se partagent les pains…
C’est là, prétendent-ils, le sacrifice parfait, la Véritable Eucharistie… (on a remarqué le glissement de sens entraîné par le changement du mot « Messe » en « Eucharistie ») ». (Bulletin n° 3 – p. 31).
Comme on le voit par ces seuls exemples, la « Nouvelle Messe » avec la simple présentation de biens naturels tels que le pain et le vin, présentation que l’on a voulu substituer à un Offertoire qui préparait par lui-même à la Consécration, se situe dans la ligne d’une messe gnostique juive.
Il est aisé de comprendre alors pourquoi dans la Messe de Paul VI, il n’y a pas d’acte proprement dit d’offrande et d’immolation du Christ : pour la bonne raison en effet que ce n’est plus le Christ qui s’immole, mais l’Humanité qui prend sa place afin qu’Il puisse entrer dans son repos. Le « repos » du Christ qui s’immolait sans cesse sur tous les autels du monde, voilà à travers la gnose juive, le grand rêve de Satan-Lucifer qui se réalise en autant qu’il nous faut bien appeler : antéchristiques !…
Quelques exemples :
Pour illustrer davantage le caractère juif et gnostique de la « Nouvelle Messe », nous prendrons quelques exemples qui en préciseront le contexte.
• Voici d’abord l’expression qui revient plusieurs fois dans la messe conciliaire (Gloria, Agnus Dei) et qui est typiquement gnostique : « le péché du monde ». Cette expression a été substituée à celle bien concrète de la Véritable Messe : « les péchés du monde ».
À quoi correspond un tel changement ?
Selon la gnose, l’homme ne péche pas, tout simplement parce qu’il ne peut pas pécher. La gnose refuse à l’homme la responsabilité de ses actes. (I) seul, le monde est en état de péché, parce qu’il a été fait par le mauvais dieu (celui de l’Église catholique), ce Yahvé qui a détérioré par sa création l’expansion de la divinité et qui est la source de tous les maux. Un philosophe ésotériste, tel que Abellio, évoque dans un de ses livres « le péché du monde » :
« Le péché est un état universel et non un acte personnel ». (« La fosse de Babel » – p. 312)
Dans son ouvrage sur « L’Orient chrétien », Mgr Lagier donne cette proposition gnostique :
« Le divin qui est enchaîné dans la matière (mauvaise parce que sortie des mains du Dieu coupable), c’est-à-dire l’âme humaine, n’est pas responsable (en italique dans le texte) de la chair qui l’opprime. L’esprit reste pur : il n’est point solidaire (en italique dans le texte) des passions, dans les fautes commises ».
(Cité dans le bulletin n° 3 de la Société Augustin Barruel – p. 30).
L’expression « le péché du monde » est donc bien une expression typiquement gnostique.
Est également gnostique et pour la même raison, l’expression des paroles de la Consécration : le Sang du Christ versé « pour la multitude ». L’expression traditionnelle conforme aux dogmes catholiques, précise : « pour un grand nombre ».
Entre ces deux expressions, il y a l’abîme creusé par la gnose juive.
• Autre exemple, la demande du Pater : « Ne nous soumets pas à la tentation ».
Il est bien évident que le Dieu de l’Église catholique permet la tentation, mais n’y soumet personne. Par contre, ce Dieu qui, selon la gnose, est un du mauvais, a voulu enfermer les « étincelles divines » que nous sommes dans un corps matériel de manière à nous soumettre à ses caprices qui constituent nos « tentations ». Il nous faut donc supplier ce méchant Dieu de ne pas nous soumettre à la tentation qui ne peut nous venir que de lui : d’où la formule gnostique du Pater de la ” Nouvelle Messe » :
« Ne nous soumets pas à la tentation ».
Par la gnose (« le salut par la gnose »), nous devons nous libérer de ce dieu, le Seul Coupable, pour épanouir en nous la plénitude de la divinité qui nous habite, c’est-à-dire en réalité vouer notre âme au diable !
• Citons enfin une autre expression de la Messe de Paul VI qui est aussi typiquement gnostique, typiquement juive :
«… cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets… » (prière après le Pater).
On sait « qu’un certain judaïsme » ne s’occupe nullement du bonheur dans l’Au-delà, il voit seulement le bonheur ici-bas. Témoin cette déclaration du rabbin Josy Eisenberg, le 7 mars 1978, à la tribune des « Grandes Conférences du Centre Communautaire Laïc Juif » de Bruxelles :
«… pour le judaïsme… le bonheur était tout ce que l’on devait poursuivre sur Terre. (…) Ainsi… les maîtres de la pensée juive ont exprimé le sentiment que l’homme était fait pour le bonheur (sur cette Terre). » (REG. n° 122, août-septembre 1978, p. 14).
Mais le Christ, s’il a parlé de la « joie parfaite », a aussi parlé de la Croix. La joie du chrétien fleurit sur la Croix. La Très Sainte Vierge Marie n’a pas caché cette vérité à sa petite voyante de Massabielle :
« Je ne vous promets pas d’être heureuse en ce monde, mais dans l’autre ».
Le dieu qui promet le bonheur en cette vie est le dieu de la gnose juive : il n’est pas d’autres explications.
Reprenons en terminant ce point, la troisième prière eucharistique avec ces mots : « Nous t’offrons, Seigneur, le sacrifice de ton Église… ».
On se trouve entraîné à penser que « le sacrifice de l’Église » peut aussi avoir pour signification : l’Église sacrifiée. L’Église est en effet sacrifiée dès lors que sa Messe est sacrifiée à l’idole juive du monde moderne. En transposant l’expression occulte du haut initié Chanoine Roca, relative au Pape : « Le César papal est une HOSTIE couronnée pour le sacrifice », on obtient ce qui devient de plus en plus évident : L’Église romaine est une HOSTIE couronnée pour le sacrifice !…
Si les sacrifices humains se multiplient en nos temps antéchristiques, les massacres des âmes se multiplient également au cours de “messes” qui ne sont que des eucharisties gnostiques juives
Il faut à la voracité de Satan « une hécatombe d’hosties »…
N’oublions pas que l’un des principes sacro-saints de la loi talmudique, est le massacre des chrétiens.
« Efface la vie du chrétien, et tue-le. C’est agréable à la Majesté Divine (?) Comme celui qui offre un don d’encens. » (Sepher of Israël : 177b).
« L’Israélite est obligé de mettre toute son ardeur à ôter toutes les épines de la vigne, c’est-à-dire d’arracher, d’extirper les chrétiens de la terre ; on ne peut donner une plus grande joie au Dieu béni (?) que celle que nous faisons en exterminant les impies et les chrétiens de ce monde »). (Ibid. fol. 180).
« Le meilleur parmi les Goïm mérite d’être mis à mort ». (Abhodah Zarah 26b Tosephoth).
« Il n’y a pas de sacrifices, hors celui qui consiste à faire disparaître la partie immonde ». (Zohar III,CCXXVIIb
« Le bouc que l’on envoyait à Azaziel le jour de l’Expiation nous enseigne que nous aussi nous devons supprimer du monde les chrétiens ». (Zohar I 62. Paroles de Mikdash Molech).
« Il est certain que notre captivité doit durer jusqu’à ce que soient effacés de la Terre les princes chrétiens qui adorent les idoles ». (Zohar I, 219b) (II).
Il est certain que ce sont maintenant, dans la mesure permise par Dieu, les chrétiens qui sont captifs de la juiverie universelle ! ! !…
CONCLUSION
Ainsi le sens profond de la révolution liturgique de la Messe, semble bien être celui de la transformation alchimique de la Messe catholique en messe gnostique juive. (On sait que le gnosticisme était présent à la conception du « Novus Ordo »).
Mais alors une conclusion s’impose : si la messe de Paul VI est une messe gnostique juive, elle est non seulement vidée de sa substance en tant que messe catholique, mais encore elle est extrêmement dangereuse. Le rite est assurément une dangereuse ouverture aux rites lucifériens dès lors que le Nouvelle Offertoire est une simple présentation du pain et du vin.
En effet, il suffit à un initié (celui qui a reçu le « Sacrement du diable » appelé l’initiation), de célébrer la messe nouvelle pour transformer une messe « vide » en une messe luciférienne, et pour infuser aux hosties dites consacrées un pouvoir diabolique qu’il lui est loisible de transmettre, en vertu même de son initiation. Ainsi il faut s’attendre à ce que des influences démoniaques pénètrent par le rite de la Communion, dans les âmes friandes du « pain de la vie qui a été annoncée lors de la « Préparation des dons ».
C’est vraiment le « Mystère d’iniquité » qui s’accomplit. Le démon ne peut qu’espérer pouvoir bientôt dire à son tour et à sa manière gnostique : « Tout est consommé ! ». L’Église est crucifiée, puisque sa Messe est sacrifiée.
Celle-ci relève en effet d’« une AUTRE ECCLÉSIOLOGIE », selon le mot de Mgr Bennelli, alors Substitut à la Secrétairerie d’État au Vatican (reporté par « Itinéraires » de novembre 1977 – « Dossier Saventhem), l’ecclésiologie gnostique juive.
On se rappelle la prédiction du Docteur de l’Église, Saint Alphonse de Liguori :
« Le démon mettra tout en œuvre pour faire cesser sur la terre le saint Sacrifice de la Messe, au moyen des hérétiques, précurseur de l’Antéchrist. Il cherchera à abolir – et abolira en effet – le saint Sacrifice de l’autel pour la punition des hommes, selon cette prophétie de Daniel : « Il a reçu la puissance contre le Sacrifice perpétuel » (Dan XI.31. XII.11). (Cité par Introïbo n° 21 juillet 1978 – p. 1).
Et que penser alors d’un Concile dont toute l’orientation s’est centrée sur le renouveau du culture eucharistique ? Marcel Clément insiste sur une telle orientation : « Avant tout, Jean-Paul II affirme que « l’animation et le renouveau du culte eucharistique… sont le point central que le Concile s’est fixé comme but (en caractères gras dans le texte) ».
Il y a dans cette seule phrase, la ligne directrice de toute la théologie du deuxième Concile du Vatican. Elle signifie que tout l’enseignement donné sur l’Église, sur la Révélation, sur la liturgie, sur la présence de l’Église dans le monde, tous les décrets et les déclarations qui les développent et les explicitent, ont pour centre, pour but ultime et pour lumière principale le renouveau du culte eucharistique, lequel est en outre, dans l’Église « le centre et le but de toute la vie sacramentelle. (en caractères gras dans le texte) ». (« L’homme Nouveau – 19 octobre 1980).
Mais, il n’est point de Sacrement de l’Eucharistie sans le Sacrifice de la Messe. Monseigneur Lefebvre a écrit :
«… le sacrifice et le sacrement sont intimement unis dans la messe. On ne peut pas séparer le sacrifice, du sacrement…. Le sacrement dépend du sacrifice, fruit du sacrifice ». (« Le coup de Maître de Satan » – Homélie du 2 septembre 1977, Poitiers).
C’est un fait que le Concile a nécessairement lié le renouveau du culte eucharistique au renouveau de la liturgie de la Messe. Paul VI a affirmé le 19 novembre 1969, à propos de cette liturgie nouvelle :
« Ce changement est possible par la volonté expresse du récent Concile ; cette réforme correspond à un mandat officiel de l’Église, elle est un acte d’obéissance ». Obéissance au deuxième Concile du Vatican !…
On peut bien dire alors que la « Nouvelle Messe » est le fruit essentiel Concile Vatican II.
Si donc la messe conciliaire est le fruit essentiel du Concile Vatican II, il ressort clairement que le dit Concile a été traversé par le souffle de la gnose luciférienne et qu’il a introduit « l’abomination de la désolation dans le lieu Saint ». (Matthieu XXIV – 15).
Le renouveau de l’Église conciliaire se bâtit sur la ruine de la Messe et de tout ce qui vient en conséquence. Nous assistons au « coagula » luciférien de l’Église : Satan ne peut bâtir que sur des ruines !
L’Église conciliaire avec sa messe gnostique est l’œuvre à n’en pas douter, des héritiers de ceux qui ont déclaré à propos du Christ : « Nous ne voulons pas qu’Il règne », et auxquels Notre-Seigneur a dit : « Vous avez pour père le Diable ».
Plus que jamais, il nous semble entendre prononcés avec une force particulière, les mots de la Très Sainte Vierge à Cana :
« Ils n’ont plus de vin ».
Le vin de la Nouvelle et Éternelle Alliance ne coule plus à flot sur la terre, réduit qu’il est aux célébrations éparses et trop peu nombreuses de la Messe authentiquement catholique.
Prions la Vierge Marie qui a hâté « l’Heure » de son Fils, de hâter l’heure de Leur triomphe marqué par l’enchaînement de celui qui se tapit sous les plis du voile trompeur de la gnose juive.
« Je crois que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et LES PRÉCEPTES DE L’ÉGLISE ROMAINE, subira prochainement dans un Concile œcuménique une transformation qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité de l’âge d’or apostolique, le mettra en harmonie avec L’ÉTAT NOUVEAU DE LA CONSCIENCE ET DE LA CIVILISATION MODERNE. » (Roca “L’Abbé Gabriel”).
« Le Concile marque un RETOUR EN ARRIÈRE de DEUX MILLE ANS de l’Église chrétienne, aux sources JUIVES DE L’UNIVERSALISME, prélude à un couronnement plus général ». (Le Franc-Maçon Cassin – cité par Bonum Certanem n° 47 janvier-février 1980)
le 11 février 1981
(I) – On reconnaît ici l’un des grands principes du protestantisme, et l’influence de ce principe sur la psychanalyse moderne.
(II) – Citations extraites du livre de Julio Meinvielle : « Les Juifs dans le Mystère de l’Histoire ».
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