Fête du 11 Novembre : la Grande Guerre ou la Grande Épuration Républicaine ?

La Grande Guerre ou la Grande Épuration ?

Chaque année, le 11 novembre, les autorités de la République rendent hommage aux poilus morts pour la France. Pourtant, derrière les cérémonies officielles et les discours convenus se cache une vérité bien plus sombre, bien plus douloureuse : la Première Guerre mondiale ne fut pas seulement une tragédie humaine à l’échelle européenne, mais aussi – et surtout – une forme d’épuration politique et religieuse, orchestrée par le régime républicain contre le vieux pays catholique et monarchique.

« On peut labourer les friches et reconstruire mais les pertes humaines sont irréparables. Toute une génération ardente et généreuse, une jeunesse d’élite était disparue. Elle ne fut pas remplacée et l’élan du pays fut brisé. »

Henri Servien Petite histoire de France

Dès 1912, les dirigeants français savaient que le conflit avec l’Allemagne était inévitable. Mais les élections approchant, ils s’évertuèrent à endormir l’opinion publique. Lors de la mobilisation d’août 1914, ce sont près de 30 % de la population active masculine qui sont arrachés à leurs champs et à leurs foyers, en pleine moisson. Ce fut une véritable saignée : plus de trois millions de paysans furent mobilisés, sacrifiant non seulement la vie humaine, mais aussi l’équilibre rural et la stabilité économique du pays.

Le gouvernement républicain, tout comme en 1793 avec sa levée en masse, démontra à nouveau son mépris de la vie humaine, et sa vision jacobine du peuple : un réservoir d’hommes à envoyer à l’abattoir.

Le poids de la haine anticléricale

Il serait naïf d’oublier que cette guerre fut précédée d’une politique antichrétienne systématique. La République n’avait cessé de persécuter l’Église : expulsion des congrégations, sécularisation des biens ecclésiastiques, loi de séparation de 1905, Inventaires violents, sans oublier l’affaire des fiches par laquelle les officiers catholiques furent écartés de l’armée. La République laïcarde avait donc soigneusement purgé l’armée de ses cadres catholiques, affaiblissant ainsi sa propre chaîne de commandement face à une Allemagne mieux préparée.

Et quand la guerre éclate, c’est la France catholique, rurale et conservatrice, celle des Bretons, des Vendéens, des Chouans, qui est envoyée en première ligne. En 1918, 20 % des morts sont bretons, bien au-delà de leur part dans la population. Peut-on vraiment croire à un hasard ?

La République avait besoin d’un bain de sang pour se pérenniser. En jetant toute une génération dans les tranchées, elle liquida l’élite paysanne, traditionnelle, chrétienne et monarchiste. Cette hécatombe organisée supprima, d’un trait de feu et de sang, la France d’avant, celle des campagnes, des paroisses, des familles nombreuses et des traditions.

La guerre de 14-18 est souvent décrite comme une boucherie. Mais rarement ose-t-on dire que cette boucherie fut voulue, organisée et prolongée. Les mutineries de 1917, réprimées dans le sang, montrent que les soldats avaient compris l’absurdité de l’engagement. On leur promettait des permissions, on les envoyait au massacre. Et ceux qui refusaient étaient fusillés comme des traîtres, eux qui incarnaient les derniers vestiges du courage français.

Et que dire du refus des offres de paix de l’Autriche catholique en 1917 ? L’empereur Charles d’Autriche avait tendu la main à la France. Mais la République préféra prolonger le conflit. Pourquoi ? Parce que la chute de l’empire austro-hongrois, dernier bastion catholique d’Europe, était un objectif idéologique. Le but caché n’était pas la paix, mais la destruction des monarchies chrétiennes.

La guerre ne s’acheva pas par une victoire, mais par une paix tronquée, celle de Versailles, qui jeta les bases de la Seconde Guerre mondiale. Jacques Bainville, dans son célèbre ouvrage Les Conséquences politiques de la paix, en fit le diagnostic prophétique.

L’abandon des survivants

Les anciens combattants furent traités comme du bétail. Blessés, mutilés, traumatisés, ils ne reçurent ni soin digne, ni reconnaissance réelle. Les Invalides fondés par Louis XIV pour les soldats furent vidés de leur esprit originel. La République préféra décorer des comédiens et des banquiers plutôt que les héros de Verdun. C’est en véritables “Ilotes” que furent considérés les survivants.

Tout au long du XXe siècle, la République a entretenu le mythe d’une guerre “sacrée”, d’un peuple uni dans l’héroïsme. Mais la vérité est tout autre : la République s’est servie de la guerre pour consolider son pouvoir, en éliminant l’opposition catholique et monarchiste, et en broyant les élites populaires de la France rurale.

La mémoire des poilus a été récupérée, instrumentalisée. Le “culte du 11 novembre” n’est qu’un simulacre de piété patriotique, une liturgie républicaine sans foi, qui masque le véritable sacrifice : celui de la France éternelle.

Le 11 novembre ne doit pas être seulement l’occasion de fleurs et de fanfares. Il doit être le moment d’un examen de conscience national. Ce que la République a fait en 14-18 est une trahison de l’héritage français. Ce ne fut pas une guerre pour la Patrie, mais une guerre contre la France chrétienne, contre la paysannerie, contre le Trône et l’Autel.

À ceux qui aiment encore la France réelle, celle des églises, des villages et des anciens régimes, il revient de dire la vérité. Et de rappeler que, contrairement aux mensonges enseignés, seule la royauté fut humaine, seule la monarchie catholique respecta réellement le peuple, en le protégeant des guerres inutiles et des massacres idéologiques.

Souvenons-nous non pas seulement des morts, mais de la cause pour laquelle ils sont morts. Et prions pour que la France retrouve un jour sa vraie liberté : celle qui vient du Christ-Roi, et non des Droits de l’Homme.

Voir aussi l’édifiante série “Aux origines du déclin Français” sur le sujet :

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2 thoughts on “Fête du 11 Novembre : la Grande Guerre ou la Grande Épuration Républicaine ?

  1. Vous écrivez : “Et de rappeler que, contrairement aux mensonges enseignés, seule la royauté fut humaine, seule la monarchie catholique respecta réellement le peuple, en le protégeant des guerres inutiles et des massacres idéologiques.”

    Comme Henri IV pendant le siège Paris où des milliers de catholiques français moururent à cause de lui et pour rester fidèle à leur foi ?
    Comme Louis XIV, responsable de la mort de 6000 ouvriers pour satisfaire sa vanité par la construction d’un aqueduc d’apparat à Maintenon ?
    Comme Louis XV, dont les maîtresses furent entretenues et adulées à la Cour pendant des décennies aux frais du tiers-état ?

    Seule la vérité rend libre, qu’elle plaise ou qu’elle ne plaise pas. Les faits mentionnés plus haut sont des faits, historiques, prouvés. La France a eu de bons rois. Elle en a eu aussi de très mauvais, et il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître.

    1. Tout à fait. Les monarchies et les républiques sont des systèmes d’exploitations. Comme personne n’est sage, il faut obéir à des fous.

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