Vexilla Regis : Hymne de l’Armée catholique et royale

Vexilla Regis (les étendards du Roi) est une hymne latine du poète chrétien Venance Fortunat, évêque de Poitiers du VIe siècle. Il tient son nom de sa première phrase.


Cette hymne fut chantée pour la première fois le 19 novembre 569 quand une relique de la Vraie Croix, envoyée par l’empereur byzantin Justin II à la requête de sainte Radegonde, fut transportée de Tours au monastère de Sainte-Croix à Poitiers. Elle file une métaphore où la croix du Christ est assimilée à un arbre, plus précisément à l’arbre de vie, ainsi qu’aux vexilla (les étendards) impériales romaines.

Durant la guerre de Vendée, il est choisi comme hymne par l’Armée catholique et royale et chanté avant les batailles.

L’Armée catholique et royale est le nom de l’armée insurgée vendéenne pendant la guerre de Vendée, une guerre civile qui opposa, dans l’Ouest de la France, les républicains (surnommés les « bleus ») aux insurgés vendéens (les « blancs »), principalement entre l’an I et l’an IV (1793 et 1796) de la Révolution française.

Le soulèvement a eu lieu dans ce qu’on appelle la Vendée militaire, qui ne correspond pas au département de la Vendée mais s’étend sur trois provinces : le nord-ouest du Poitou ( avec la partie nord des départements de la Vendée et des Deux-Sèvres), le sud de l’Anjou ( globalement la région des Mauges) et la Bretagne du sud de la Loire ( Pays de Retz et Vignoble nantais).

Cette région dont les frontières restaient floues était en outre limitée par des places fortes républicaines : Nantes, Angers, Saumur, Thouars, Parthenay, Luçon, Fontenay-le-Comte et Les Sables-d’Olonne.
Le bilan de cette insurrection et la féroce répression des républicains font encore débat.

Ce chant est ici interprété par la maîtrise de Notre-Dame de Paris :

Paroles :

1.
Vexilla Regis prodeunt, fulget Crucis mysterium,
(Les étendards du Roi s’avancent, et la lumière de la Croix resplendit de son mystère,)

Qua vita mortem pertulit, et morte vitam protulit.
(Où la vie a subi la mort, produisant, par la mort, la vie.)

2.
Quæ vulnerata lanceæ, mucrone diro, criminum
(De Son Cœur transpercé par la pointe cruelle de la lance, Il laisse)

Ut nos lavaret sordibus manavit unda et sanguine.
(Ruisseler l’eau et le sang afin de nous laver de notre crime.)

3.
O Crux ave, spes unica hoc Passionis tempore !
(Salut ô Croix, unique espérance dans les temps de ta Passion !)

Piis adauge gratiam reisque dele crimina.
(Offre la grâce aux hommes pieux, et lave les péchés des coupables.)

4.
Te, fons salutis Trinitas collaudet omnis spiritus :
(C’est Toi, Trinité Suprême, source de notre salut, que loue tout esprit )

Quibus Crucis victoriam largiris adde præmium.
(Par la Croix vous nous fîtes vaincre, donnez-nous aussi la couronne.)

Amen.
(Ainsi soit-il.)

Il existe aussi une traduction française en vers des paroles.

Version du chœur des moines de l’Abbaye de Ligugé :

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